Fin du Start & Stop aux États-Unis : la France peut-elle vraiment suivre le même chemin ?
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L’administration américaine met fin aux crédits accordés pour le Start & Stop. Cette décision relance le débat sur l’utilité réelle de ce dispositif en Europe. Depuis plusieurs années, le Start & Stop équipe la quasi-totalité des véhicules thermiques neufs. Aux États-Unis, l’administration Trump a décidé de supprimer les crédits environnementaux liés à ce système. Il n’est pas interdit, mais il n’est plus encouragé. Une décision qui pose une question simple : une mesure similaire pourrait-elle voir le jour en France ou en Europe ?

Une décision américaine avant tout réglementaire
Aux États-Unis, le Start & Stop n’a jamais été une obligation légale, mais un levier permettant aux constructeurs d’obtenir des crédits d’émissions appelés “off-cycle”. En supprimant ces avantages, l’administration américaine retire toute incitation financière sans interdire le système. Cette mesure concerne principalement les marques produisant sur le sol américain, mais son impact pourrait rester limité car le dispositif est désormais intégré à la gestion moteur de nombreux modèles récents. Découvrez notre article sur le Renault Twingo E-Tech : à moins de 20 000 €, elle devient enfin accessible, mais que vaut vraiment la version Evolution ?
Une situation très différente en Europe
En Europe, le contexte réglementaire est bien plus strict. Les normes d’émissions de CO₂ imposées aux constructeurs sont contraignantes et chaque gramme compte dans le calcul des pénalités. Le Start & Stop contribue à abaisser les valeurs homologuées, même si les gains réels en circulation sont parfois modestes. Supprimer toute incitation serait donc plus complexe, car cela affecterait directement les objectifs climatiques européens déjà engagés.
Un dispositif de moins en moins populaire

Malgré son intérêt environnemental théorique, le Start & Stop souffre d’une mauvaise image auprès de nombreux automobilistes. Redémarrages jugés brusques, inconfort en ville et économies de carburant limitées alimentent les critiques. Certains constructeurs l’ont déjà optimisé, tandis que d’autres le rendent désactivable. Néanmoins, tant que les motorisations thermiques dominent le marché, ce système reste un outil utile pour améliorer les chiffres d’efficience lors des cycles d’homologation.
L’électrification rend-elle le débat obsolète ?
Avec la montée en puissance des modèles hybrides et 100 % électriques, le Start & Stop pourrait disparaître naturellement. Sur les hybrides, le moteur thermique se coupe automatiquement à basse vitesse, tandis que les véhicules électriques n’en ont tout simplement pas besoin. La transition vers l’électrification pourrait donc rendre inutile toute décision politique spécifique en Europe, en laissant la technologie évoluer d’elle-même. Retrouvez aussi notre article sur Amazon franchit le cap des 30 000 utilitaires électriques Rivian : et ce n’est qu’un début.
Conclusion
En définitive, une suppression similaire à celle des États-Unis semble peu probable à court terme en France, tant que les normes européennes restent exigeantes. Pensez-vous que le Start & Stop devrait être abandonné ou conservé ? Donnez-nous votre avis en commentaire.
