Mazda

La Mazda MX-5 de 2028 se précise, entre thermique, électrique et obsession de la légèreté

Par GillesMis à jour le 3 août 2026
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Partager :FacebookXWhatsApp


La prochaine Mazda MX-5 pourrait devoir réussir un numéro d’équilibriste rare : accepter l’électrique sans abandonner la légèreté qui fait tout le charme du roadster.

La MX-5 actuelle, génération ND, est toujours là plus de dix ans après son lancement. Ce n’est pas seulement une histoire de calendrier produit. Pour Mazda, remplacer un petit roadster vendu sur un marché de niche devient un exercice de plus en plus compliqué.

La prochaine génération, souvent associée à l’horizon 2028, pourrait donc adopter une stratégie multi-énergie. En clair : une MX-5 thermique d’un côté, une variante capable de rouler sans moteur thermique de l’autre. Le tout avec une contrainte que Mazda répète depuis des années : une MX-5 doit rester légère.

Pourquoi Mazda ne peut pas simplement électrifier la MX-5

Sur le papier, l’électrique semble être la porte de sortie évidente. Les normes européennes sur le CO2, la pollution et la sécurité se renforcent, tandis que l’interdiction des voitures thermiques neuves dans l’Union européenne est prévue pour 2035. Pour un roadster compact comme la MX-5, la pression réglementaire devient très concrète.

Mazda MX-5 (2028) vue de profil
@Mazda : MX-5 (2028) vue de profil

Mais la MX-5 n’est pas une voiture comme les autres. Son plaisir repose sur un poids contenu, une direction vive, une boîte manuelle et une sensation mécanique directe. Or une batterie ajoute vite plusieurs centaines de kilos, ce qui change l’architecture même de la voiture.

Christian Schultze, directeur de la recherche technologique chez Mazda, rappelait en février qu’un pack batterie pouvait représenter une partie énorme du poids d’une MX-5. Ryuichi Umeshita, directeur technique de Mazda, avait résumé l’enjeu avec une formule devenue presque un manifeste : pour la MX-5, la chose la plus importante est la légèreté, puis encore la légèreté.

À lire aussi : 49 900 € pour une Corvette C6 numérotée, première main et vendue neuve en France : l’annonce qui parle aux collectionneurs

Thermique, électrique ou prolongateur : le vrai casse-tête de 2028

La piste thermique ne serait pas abandonnée. Mazda pourrait s’appuyer sur son futur moteur SkyActiv-Z, éventuellement en micro-hybride, avec une cylindrée de 2,5 litres et une puissance proche de l’ancien 2,0 litres de 184 ch, tout en améliorant le rendement pour réduire la consommation et les émissions.

Mazda MX-5 (2028) vue arrière
Mazda MX-5 (2028) vue arrière

En parallèle, Masahiro Moro, directeur général de Mazda, indique que le successeur de l’actuelle MX-5 doit également pouvoir fonctionner sans moteur thermique. Le défi annoncé est clair : alléger la structure de base sans utiliser des matériaux trop coûteux comme la fibre de carbone.

C’est là que le problème devient très concret pour l’acheteur. Un MX-5 doit rester accessible. Si Mazda utilise massivement des matériaux exotiques pour compenser le poids d’une batterie, le prix grimpe. Si la marque installe une batterie trop lourde, l’auto risque de perdre le comportement qui fait son identité.

Un scénario intermédiaire pourrait exister : une petite batterie associée à un prolongateur d’autonomie thermique. Le concept Mazda Iconic SP de 2023 allait dans cette direction, avec une machine électrique de 370 ch et un moteur essence Wankel utilisé comme générateur. Mais ce coupé, plus grand et plus puissant qu’une MX-5, pesait déjà probablement 1 450 kg.

Le poids reste le juge de paix

Masashi Nakayama, directeur du design de Mazda, visitait déjà une masse inférieure à une tonne pour une future version thermique. Pour une éventuelle MX-5 électrique, l’objectif évoqué par Masahiro Moro serait compris entre 1 000 et 1 200 kg. C’est extrêmement ambitieux.

La comparaison avec une Renault 5 E-Tech donne l’échelle du défi. Avec une batterie de 52 kWh et jusqu’à 412 km d’autonomie WLTP, la citadine française revendique 1 449 kg. Pour une MX-5, même viser 1 200 kg en électrique demanderait donc un travail très fin sur la batterie, la structure et les équipements.

Mazda MX-5 (2028) vue du volant
@Mazda : MX-5 (2028) vue du volant

Cas lecteur : pour un conducteur qui utilise sa MX-5 surtout le week-end, sur petites routes, la version thermique restait probablement la plus fidèle à l’esprit du modèle. Mais pour circuler plus longtemps dans des zones urbaines contraintes ou conserver une valeur d’usage après 2035, une variante électrique ou à prolongateur pourrait devenir plus rassurante.

À lire aussi : Seulement 30 Audi RS Q8-LE 1000 seront produits, et cette rareté explique presque autant le prix que la puissance

Conclusion

La future MX-5 type NE n’est pas attendue avant 2028 au plus tôt. Si Mazda confirme une approche multi-énergie, le roadster pourrait conserver son ADN tout en préparant sa survie réglementaire. Mais la vraie question ne sera pas seulement de savoir si elle roule à l’essence ou à l’électricité. Elle sera de savoir si elle reste une vraie MX-5 une fois posée sur la balance.

Sujets liés :Mazda MX-5 (2028)
Auteur

Gilles

Suit l’actualité automobile, les nouveautés constructeurs et les tendances mobilité pour iTransports.

Voir ses articles