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Ce buggy de Mad Max est authentique, mais son vrai mystère tient à ce qu’on ne voit presque jamais à l’écran

Par JacquelineMis à jour le 28 août 2026
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Un buggy authentique lié à Mad Max: Fury Road serait en vente aux États-Unis, mais son intérêt tient surtout à une bizarrerie rare : il a été construit pour le film, tout en restant presque invisible à l’écran.

Dans l’univers des voitures de cinéma, les vedettes raflent d’habitude toute la lumière. L’Interceptor de Max, le War Rig de Furiosa ou les machines hérissées des Buzzards parlent immédiatement aux fans de la saga. Ce buggy, lui, joue dans une catégorie plus étrange.

Il ne s’agit pas d’une icône de premier plan, mais d’un véhicule de fond de plateau associé à Mad Max: Fury Road. Une pièce authentique, donc, mais dont la valeur se construit justement autour de ce que le spectateur ne voit presque jamais.

Mad Max: Fury Road
@dubaideserttour : Mad Max: Fury Road

Un buggy Mad Max authentique, mais loin des voitures stars du film

Le véhicule serait actuellement proposé aux enchères sur eBay aux États-Unis. Les éléments disponibles le présentent comme un extra de tournage de Mad Max: Fury Road, le film de George Miller sorti en 2015.

La différence avec les machines les plus connues du film est nette. Ce buggy ne serait ni l’Interceptor, ni le War Rig, ni une voiture immédiatement identifiable par le grand public. Il aurait surtout servi de décor roulant, aperçu très brièvement sur un porteur à proximité du convoi d’Immortan Joe. Retrouvez notre article sur Dacia Sandrider : le buggy qui façonne l’avenir du Duster à travers le Dakar.

C’est précisément ce statut qui crée l’intérêt. Un véhicule trop visible devient une star de collection. Un véhicule presque invisible oblige à regarder la provenance, la construction et les traces de tournage. Ici, le mystère ne vient pas d’une scène spectaculaire, mais d’une présence réduite à quelques plans ou à une séquence partiellement coupée.

Le contexte renforce cette lecture. AlloCiné présente Mad Max: Fury Road comme le 4ème volet de la saga, toujours centré sur Max dans un monde post-apocalyptique. Dans ce type d’univers, même une voiture secondaire peut devenir désirable si elle porte les bons stigmates visuels.

Hillman Minx 1948, Mitsubishi L300 : une vraie base mécanique sous la rouille

Le buggy aurait été assemblé à partir d’une carrosserie de Hillman Minx 1948. Cette origine change la perception de l’objet. On n’est pas devant une simple coque fabriquée pour ressembler à une vieille voiture, mais devant une base ancienne réutilisée pour créer une machine de cinéma.

La carrosserie, volontairement laissée dans un état rouillé, aurait été posée sur un châssis de Mitsubishi L300. Le choix est cohérent avec l’esprit de Fury Road : des véhicules réels, roulants, bricolés, renforcés et maquillés pour supporter l’image d’un monde mécanique en ruine.

Plusieurs détails vont dans ce sens : axe arrière relevé, roues surdimensionnées, échappement placé vers la roue arrière, conduite à droite, boîte manuelle à cinq rapports et aménagement intérieur orienté cascade. Le frein à main accessible, l’arceau de sécurité et le coupe-circuit de batterie donnent davantage l’image d’un outil de plateau que d’un simple objet d’exposition.

La fiche reste toutefois incomplète sur un point important : aucune puissance ni cylindrée précise n’est confirmée dans les éléments fournis. Le moteur pourrait provenir du fourgon donneur, mais cette donnée doit être vérifiée avant d’être présentée comme certaine. Découvrez notre article sur Buggy homologué route : guide complet pour choisir le bon modèle.

Le vrai piège : acheter une provenance, pas une voiture utilisable

Le plus gros malentendu serait de voir ce buggy comme une voiture ancienne classique. Son attrait vient de sa provenance, de son look et de son lien avec le tournage. Pas de son usage routier.

Les éléments disponibles indiquent qu’il n’aurait pas été conçu pour circuler normalement sur route ni pour passer une inspection technique standard. Pour un acheteur français, l’équation deviendrait vite complexe : carrosserie britannique de 1948, châssis japonais, conduite à droite, modifications de plateau et historique de véhicule de cinéma.

Mad Max Fury Road
@dubaideserttour : Mad Max Fury Road

La question du prix reste aussi ouverte. La vente actuelle serait une enchère sans estimation officielle connue. Un passage précédent chez Propstore Auction en 2024 aurait documenté la provenance de tournage, mais la page profonde de cette vente doit être retrouvée pour sécuriser l’information.

Ce genre d’objet attire pourtant les collectionneurs parce qu’il mélange automobile, cinéma et rareté. Même les chiffres de carrière du film rappellent que Fury Road n’a pas été un objet banal : aVoir-aLire.com relevait que Warner avait encaissé 44M$ en 3 jours sur 3.702 salles, un démarrage jugé insuffisant face à un budget de 150M$.

Ce buggy raconte donc une autre histoire que celle des voitures héroïques. Il vaut moins pour ce qu’il a fait à l’écran que pour ce qu’il prouve en dehors : la fabrication très matérielle de Mad Max: Fury Road, jusque dans ses véhicules secondaires. Pour un collectionneur, c’est peut-être là que se trouve le vrai charme. Pour un automobiliste, c’est surtout un rappel : une voiture de cinéma peut être authentique sans être vraiment exploitable.

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Auteur

Jacqueline

Passionnée par l'automobile et les innovations technologiques, je décrypte l'actualité des voitures, avec une expertise particulière dans les véhicules électriques. Grâce à une veille constante et une connaissance approfondie du secteur, je partage des analyses, des comparatifs et des informations clés pour aider mes lectrices et lecteurs à mieux comprendre les tendances et les évolutions du monde automobile

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