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Boudée pendant des années, cette grande Citroën est devenue l’une des françaises que les connaisseurs surveillent le plus

Par Said LARIBIMis à jour le 12 août 2026
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La Citroën CX, produite entre 1974 et 1991, se distingue par le design de Robert Opron et une suspension hydropneumatique devenue signature technique.

Le véhicule occupe une place singulière dans l’histoire de l’automobile française, mêlant lignes avant-gardistes et solutions techniques héritées de la DS. Le propos examine le dessin, la mécanique de suspension, la production sur la période 1974-1991 et la manière dont la CX s’est imposée comme une youngtimer recherchée par des collectionneurs et des acheteurs d’occasion. L’approche reste factuelle, fondée sur des éléments techniques et des tendances de marché observables.

Design extérieur et intérieur signé Robert Opron

Le dessin de la CX a été confié à Robert Opron, dont la ligne fluide visait à prolonger l’héritage stylistique de la DS tout en apportant une identité propre. La silhouette fastback se caractérise par une partie arrière concave qui facilite l’écoulement des eaux de pluie, un choix étudié pour la fonctionnalité autant que pour l’esthétique. Le rendu visuel, décrit par la presse spécialisée comme très streamline, conserve une empreinte reconnaissable, surtout sur les carrosseries longues ou break.

L’habitacle a adopté des solutions innovantes pour l’époque. Le tableau de bord vaisseau spatial intégrait un compteur rotatif et une ergonomie centrée sur le conducteur, supprimant certaines commandes traditionnelles sur la colonne. Ces choix ont renforcé l’image d’une voiture tournée vers le confort et la technologie. Les versions Prestige et Safari proposaient des aménagements plus luxueux, ciblant une clientèle exécutive.

La longévité du style se mesure aussi à la diversité des variantes produites, du four-door fastback au break Safari, chaque déclinaison mettant en avant des éléments de finition spécifiques. Le dessin a contribué à la reconnaissance de la CX parmi les modèles de grand tourisme, tout en conservant une praticité adaptée à un usage quotidien et aux attentes des consommateurs de l’époque.

Citroën CX, vue avant trois quarts, suspension hydropneumatique et aides à la conduite Photo Calreyn88, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.
Citroën CX, vue avant trois quarts, suspension hydropneumatique et aides à la conduite Photo Calreyn88, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Suspension hydropneumatique et aides à la conduite

La suspension hydropneumatique constitue l’un des points techniques majeurs de la CX, prolongement des solutions développées sur la DS. Cette architecture assurait un maintien constant de la garde au sol et un confort de roulement distinctif, particulièrement remarqué sur routes longues. L’implantation de la suspension sur sous-châssis à fixations flexibles contribuait également à atténuer les bruits de roulement.

La CX a repris l’assistance de direction à fonctionnement variable issue de modèles antérieurs, offrant une sensation de conduite adaptative à la vitesse, ce qui a renforcé son orientation grand tourisme. Les motorisations turbocompressées ont, pour leur part, été intégrées sur certaines versions afin d’améliorer les performances sans remettre en cause le confort. Ces choix techniques ont façonné l’image d’une berline haut de gamme privilégiant l’agrément.

Sur le plan de l’entretien, la complexité de la suspension et des systèmes associés exige une maintenance spécifique. Les pièces d’usure, l’état des sphères et la réactivité des circuits hydrauliques conditionnent l’appréciation mécanique par les acheteurs d’occasion. La connaissance de l’historique d’entretien demeure un critère déterminant pour évaluer l’état général d’un exemplaire.

Production 1974-1991, chiffres clés et évolutions de séries

La Citroën CX a été produite de 1974 à 1991, période au cours de laquelle le constructeur a décliné plusieurs séries et variantes. Le modèle a été assemblé dans diverses usines en France et à l’étranger, avec des carrosseries longue portée et des breaks conçus par des carrossiers spécialisés pour répondre à une demande variée. La CX figure parmi les modèles phares de Citroën sur la période.

Sur le plan commercial, Citroën a vendu près de 1,2 million de CX durant la production, chiffre qui illustre la diffusion significative du modèle dans plusieurs marchés européens. Le véhicule a été distingué dès ses débuts par des prix de presse et des reconnaissances internationales, contribuant à sa visibilité et à son statut dans le paysage automobile des années 1970 et 1980.

Les évolutions notables entre séries incluent des retouches stylistiques et des améliorations techniques. Les véhicules de première série (1974-1985) se reconnaissent à des éléments de finition comme les pare-chocs inox, tandis que les mises à jour ultérieures ont été portées par des bureaux d’étude et des designers, dont Geoff Matthews pour le rafraîchissement de la Series 2. La trajectoire industrielle de la CX illustre l’adaptation progressive du modèle aux exigences du marché.

Élément Series 1 (1974-1985) Series 2 (après 1985)
Pare-chocs Inox visibles Finitions modifiées
Suspension Hydropneumatique, souple Maintien hydropneumatique, améliorations
Tableau de bord Compteur rotatif type vaisseau Adaptations ergonomiques

Citroën CX. Photo Calreyn88, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.
Citroën CX. Photo Calreyn88, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Cote de collection, marché de l’occasion et position de youngtimer

Le statut de la CX sur le marché de la collection tient à la combinaison du dessin, de l’innovation technique et de l’ancienneté relative faisant d’elle une youngtimer attractive. Les critères de valeur restent l’état général, l’historique d’entretien des systèmes hydrauliques, la rareté des finitions haut de gamme et l’authenticité des éléments. Les exemplaires bien documentés trouvent généralement une attention accrue auprès des collectionneurs spécialisés.

Sur le marché de l’occasion, l’offre varie fortement selon l’état mécanique et la provenance. Les désordres hydrauliques non traités, la corrosion localisée et les manques de documents diminuent l’attrait d’un exemplaire. À l’inverse, les véhicules conservant un historique complet et des interventions régulières sur la suspension bénéficient d’une perception positive. Le prix demandé par les vendeurs dépend donc largement de ces éléments qualitatifs.

Pour les acquéreurs intéressés par une CX, l’évaluation technique préalable par un spécialiste demeure une étape conseillée avant toute transaction. Les clubs et réseaux d’amateurs constituent des ressources précieuses pour vérifier l’authenticité et l’historique d’un exemplaire. La CX conserve une place identifiable sur le marché des véhicules de collection français, portée par sa singularité technique et son dessin signé Robert Opron.

Sources : en.wikipedia.org, krone.at, citroenvie.com

Image à la une : Citroën CX. Photo Bene Riobó, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

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Said LARIBI

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