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Dacia mélange break, SUV et berline dans le Striker, et ce compromis pourrait parler aux familles fatiguées des gros SUV

Par JacquelineMis à jour le 9 juillet 2026
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Avec le Striker, Dacia tente un pari assez simple : offrir le coffre d’un break, la posture rassurante d’un SUV et une efficacité plus proche d’une berline, sans faire exploser le prix.

Le Dacia Striker est présenté comme le plus grand véhicule jamais produit par la marque. Sur le papier, il ne rentre pas proprement dans une case. Il mesure 4,62 mètres de long, mais ne culmine qu’à 1,53 mètre de haut. C’est beaucoup plus étiré qu’un SUV familial classique, et nettement plus bas dans l’allure.

C’est justement là que le sujet devient intéressant pour les familles. Le Striker ne cherche pas seulement à paraître robuste. Il promet surtout de répondre à une question très concrète : faut-il vraiment acheter un gros SUV pour avoir de la place ?

Dacia Striker vue de face
@Dacia : Striker vue de face

Un format pensé pour ceux qui veulent du volume, pas forcément de la hauteur

Le Striker reprend la plateforme CMF-B du Bigster, mais son dessin prend une autre direction. Là où un SUV mise souvent sur une silhouette haute, ce modèle allonge sa ligne de toit et revendique un Cx de 0,29. Pour un véhicule à garde au sol de SUV, c’est une donnée importante, car l’aérodynamique joue directement sur la consommation.

Le coffre annoncé atteint 600 litres en version Hybrid 155. Il descend à 580 litres en version 4×4 et à 550 litres avec la motorisation GPL. Dans tous les cas, Dacia vise clairement les usages familiaux : départ en vacances, poussette, courses volumineuses, sacs de sport, cartons à charger le week-end.

Exemple concret : pour une famille avec deux enfants, le vrai sujet n’est pas toujours d’être assis très haut. C’est plutôt de pouvoir charger une valise cabine, un sac de sport, une poussette compacte et les courses sans jouer à Tetris à chaque trajet. Sur ce point, le Striker se rapproche davantage d’un break malin que d’un SUV de façade.

Le plancher modulable en trois parties va dans ce sens. Il serait aussi réversible, avec une face moquette et une face plastique lavable. C’est un détail très Dacia : pas spectaculaire, mais utile quand le coffre sert autant aux vacances qu’aux trajets du quotidien.

Un prix sous les 25 000 euros qui met la pression aux breaks classiques

Le prix d’entrée annoncé sous les 25 000 euros est le cœur de l’attaque. À ce niveau, le Striker se placerait sous plusieurs breaks compacts déjà installés, comme la Skoda Octavia Combi, la Peugeot 308 SW ou la Toyota Corolla Touring Sports, dont les tarifs de départ cités sont plus élevés.

L’écart annoncé irait de 3 000 à 8 000 euros selon les rivaux. Pour Dacia, c’est une zone de confort : ne pas forcément gagner sur l’image, mais forcer la comparaison sur le rapport espace-prix. Le Striker pourrait donc parler aux conducteurs qui trouvent les SUV familiaux trop chers, trop hauts ou trop lourds, sans vouloir revenir à une berline trop limitée en coffre.

Dacia Striker design intérieur
@Dacia : Striker design intérieur

La gamme mécanique irait aussi dans cette logique. L’entrée de gamme serait un trois-cylindres 1.2 turbo de 140 ch en bicarburation essence-GPL, avec micro-hybridation 48 volts. Au-dessus, Dacia proposerait un Hybrid 155 avec moteur essence 1.8, deux moteurs électriques et une boîte à crabots. Une version Hybrid 150 4×4 serait également prévue, avec un moteur électrique arrière de 31 ch et plusieurs modes de conduite.

Le GPL ajoute un argument très concret pour les gros rouleurs. Le litre est cité autour de 0,85 euro, contre environ 1,90 euro pour le SP95 dans la comparaison fournie. Ces valeurs doivent être vérifiées au moment de la publication, car les prix du carburant bougent vite, mais le positionnement reste clair : Dacia veut ramener le coût d’usage dans la discussion, pas seulement le prix catalogue.

Le Striker peut-il vraiment rendre les gros SUV moins évidents ?

Dire que le Striker rend les SUV obsolètes serait trop rapide. Beaucoup d’automobilistes aiment encore la position de conduite haute, l’accès facile à bord et le style massif. Le montant arrière incliné pourrait d’ailleurs demander de se baisser davantage pour entrer à l’arrière, même si le toit panoramique annoncé sur la finition Extreme doit améliorer la sensation d’espace.

Dacia Striker vue arrière
@Dacia : Striker vue arrière

Mais Dacia semble viser un autre réflexe d’achat. Le Striker ne promet pas d’être plus statutaire qu’un SUV. Il promet d’être plus rationnel : plus bas, plus aérodynamique, assez vaste, moins cher, avec une vraie capacité de chargement. Pour une marque qui a bâti son succès sur l’achat utile, le message est cohérent.

Le calendrier annoncé place les commandes à l’automne 2026, avec des premières livraisons début 2027. D’ici là, il faudra surveiller trois points : les tarifs définitifs, l’équipement réel de l’entrée de gamme et la confirmation officielle des consommations. Ce sont eux qui diront si le Striker est seulement une belle fiche technique, ou une vraie alternative familiale aux SUV compacts.

Auteur

Jacqueline

Passionnée par l'automobile et les innovations technologiques, je décrypte l'actualité des voitures, avec une expertise particulière dans les véhicules électriques. Grâce à une veille constante et une connaissance approfondie du secteur, je partage des analyses, des comparatifs et des informations clés pour aider mes lectrices et lecteurs à mieux comprendre les tendances et les évolutions du monde automobile

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