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La fin possible du crédit d’impôt sur les bornes de recharge complique encore l’achat d’une voiture électrique

Par GillesMis à jour le 17 juillet 2026
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Le Projet de loi de finances 2026 prévoit une mesure qui peut sembler technique, mais qui touche un point très concret : le coût réel d’une voiture électrique une fois garée devant la maison.

Le dispositif visé est le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge à domicile. Jusqu’ici, il permettait de réduire la facture jusqu’à 500 €, à condition notamment d’installer un système pilotable.

Sa suppression possible, annoncée dans un contexte d’économies budgétaires, tombe mal pour les automobilistes. Car acheter une voiture électrique ne se résume pas au prix du véhicule. Il faut aussi pouvoir la recharger simplement, régulièrement et à un coût prévisible.

Un crédit d’impôt de 500 € qui changeait le coût réel d’une wallbox

Une charge de recharge à domicile représente souvent un budget compris entre 1 500 et 2 000 €. Dans cette équation, une aide de 500 € n’est pas un détail. Elle peut faire basculer la décision, surtout pour un foyer qui hésite déjà entre une voiture thermique, hybride ou électrique.

Un crédit d'impôt de 500 € qui changeait le coût réel d'une wallbox
Un crédit d’impôt de 500 € qui changeait le coût réel d’une wallbox

Exemple concret : un conducteur achète une citadine électrique et prévoit 1 800 € pour installer une wallbox chez lui. Avec le crédit d’impôt, son coût net peut descendre autour de 1 300 €. Sans cette aide, il doit absorber l’intégralité de la dépense, en plus du prix de la voiture, de l’assurance et parfois d’un financement.

C’est là que le sujet devient plus sensible. La recharge à domicile reste l’un des grands avantages de l’électrique : elle évite de dépendre uniquement des bornes publiques, dont les tarifs et les conditions peuvent être difficiles à comparer. Le corpus de veille sur le sujet confirme d’ailleurs que la lisibilité des prix de recharge reste un irritant pour de nombreux conducteurs.

Sinon, retirer une aide sur la recharge privée peut rendre l’électricité moins lisible financièrement. Pas parce que la voiture électrique perd tout intérêt, mais parce que son budget complet devient moins facile à anticiper.

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Une économie budgétaire qui tombe au mauvais moment pour l’électrique

La suppression envisagée permettrait à l’État d’économiser environ 20 millions d’euros. Le montant reste limité à l’échelle des finances publiques, mais il touche un levier très visible pour les particuliers.

Une économie budgétaire qui tombe au mauvais moment pour l'électrique
Une économie budgétaire qui tombe au mauvais moment pour l’électrique

Près de 45 000 foyers auraient bénéficié du crédit d’impôt en 2024. Ce chiffre montre que le dispositif ne concernait pas seulement quelques profils très équipés. Il accompagne une partie réelle des achats de véhicules électriques, notamment chez les ménages qui veulent sécuriser leur recharge à domicile.

Le signal envoyé est également contradictoire avec l’objectif affiché de 7 millions de points de recharge d’ici 2030. D’un côté, la France veut accélérer l’équipement. De l’autre, elle pourrait retirer une aide qui soutenait justement l’installation de solutions domestiques.

Le problème est encore plus marqué hors des grandes villes. Dans les zones périurbaines ou rurales, la borne à domicile peut devenir le cœur du modèle économique de la voiture électrique. Sans elle, l’automobiliste doit davantage compter sur les bornes publiques, les badges, les applications et des tarifs parfois moins lisibles.

Pourquoi cette mesure peut freiner certains acheteurs

La fin possible du crédit d’impôt arrive dans une période déjà compliquée pour l’achat électrique. Les prix des véhicules restent élevés pour une partie des ménages, les bonus évoluent, et certaines aides ont déjà été revues à la baisse.

Pourquoi cette mesure peut freiner certains acheteurs
Pourquoi cette mesure peut freiner certains acheteurs

Dans ce contexte, chaque coût additionnel pèse plus lourd. Une wallbox sans crédit d’impôt ne bloque pas tous les projets, mais elle peut repousser l’achat chez les foyers qui calculent au plus juste. Ceux qui vivent en maison individuelle, roulent beaucoup et veulent amortir leur voiture grâce à la recharge nocturne sont directement concernés.

Les constructeurs tentent pourtant de rendre l’électrique plus accessible, avec des modèles sous les 25 000 € chez des marques comme Renault ou Citroën. Mais si le prix d’entrée baisse tandis que les coûts des périphériques remontent, le message devient moins clair pour l’acheteur.

La question n’est donc pas seulement fiscale. Elle touche la confiance. Un automobiliste qui passe à l’électrique veut savoir combien il paiera son véhicule, son installation et ses recharges. Si les aides changent trop vite, l’achat apparaît plus risqué, même lorsque l’usage reste avantageux sur le long terme.

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Conclusion

Pour l’instant, la suppression doit donc être lue avec prudence : elle est présentée comme une mesure du Projet de loi de finances 2026, pas comme une règle définitivement appliquée à tous les foyers. Mais si elle se confirme, elle ajoutera une ligne de dépense au moment précis où beaucoup d’acheteurs cherchent déjà à réduire l’incertitude.

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Gilles

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