La Hyundai Ioniq 3 arrive avec deux batteries, six finitions et un tarif d’appel à 29 995 €
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Avec un ticket d’entrée annoncé à 29 995 €, deux batteries et six finitions, la Hyundai Ioniq 3 viserait un terrain sensible : celui des électriques assez compactes pour rester accessibles, mais assez endurantes pour ne pas se limiter à la ville.
La Hyundai Ioniq 3 arrive avec une fiche qui brouille volontairement les repères. Par la taille, elle ne joue pas tout à fait dans la cour des citadines électriques. Par le prix, elle cherche pourtant à s’en rapprocher.
Le point fort de cette stratégie tient à l’écart entre les deux versions de batterie. L’entrée de gamme passerait sous les 30 000 €, tandis que la grande batterie resterait accessible dès le premier niveau de finition. C’est là que le modèle coréen devient intéressant face aux Renault 5 et Megane E-Tech.
Un prix sous 30 000 €, mais pas avec la même ambition qu’une compacte
La première Hyundai Ioniq 3 serait annoncée à 29 995 € en finition Select, avec une batterie de 42 kWh et un moteur de 147 ch. L’autonomie annoncée irait de 341 à 344 km en cycle mixte WLTP.

Sur le papier, ce positionnement la rapproche davantage d’une citadine électrique bien équipée que d’une berline compacte classique. La Renault 5 Autonomie Urbaine, avec sa batterie de 40 kWh, son moteur de 120 ch et ses 315 km d’autonomie annoncée, sert ici de repère naturel.
La différence se joue aussi sur la recharge. La Ioniq 3 42 kWh serait annoncée avec une puissance de charge de 123 kW, contre 80 kW pour la Renault 5 dans cette configuration. Si ce chiffre se confirme sur la version française, Hyundai aurait un argument concret pour ceux qui veulent une petite électrique capable de sortir plus sereinement de la ville.
L’équipement de base irait dans le même sens, avec climatisation automatique bizone, jantes alliage de 16 pouces, accès sans clé, caméra de recul et régulateur de vitesse adaptatif. Ce niveau de dotation compte, car il évite de transformer un prix d’appel en simple vitrine dépouillée.
À lire aussi : Geely E2 arrive en France avec cinq places et un coffre avant, un détail rare pour une petite électrique
La batterie 61 kWh change le vrai rôle de l’Ioniq 3
La version la plus stratégique serait peut-être celle équipée de la batterie 61 kWh. Elle serait disponible dès la finition Select à 33 995 €, avec un moteur de 135 ch et une autonomie pouvant atteindre 497 km.

Ce chiffre place la Ioniq 3 dans une zone plus proche des compactes électriques que des citadines. Hyundai France met déjà en avant, pour sa gamme IONIQ, jusqu’à 497 km d’autonomie et une recharge rapide en 29 minutes de 10 à 80 % sur sa page dédiée à l’électrique. Cette donnée donne du poids à l’argument autonomie, à condition que la configuration exacte de l’Ioniq 3 soit bien confirmée dans la fiche française définitive.
Face à la Renault 5 Autonomie Confort, annoncée avec une batterie de 52 kWh et 430 km d’autonomie, la Hyundai jouerait donc la carte de l’endurance. Face à la Renault Megane E-Tech, elle attaquerait par le prix. Renault indique 220 ch pour sa Megane électrique dans ses spécifications officielles, ce qui laisse l’avantage de puissance à la française, mais pas forcément celui du rapport prix/autonomie.
Le gabarit renforce cette impression. Avec 4,16 m annoncés, la Ioniq 3 serait plus longue qu’une Renault 5 et pas très éloignée d’une Megane. Le coffre de 441 litres annoncé irait aussi dans ce sens, avec un volume présenté comme nettement supérieur à celui de la citadine au losange.
Six finitions pour couvrir large, jusqu’à plus de 43 000 €
La gamme annoncée serait organisée autour de six finitions. En batterie 42 kWh, les prix commenceraient à 29 995 € en Select et monteraient à 32 300 € en Trend.

Avec la batterie 61 kWh, la grille serait plus large : 33 995 € en Select, 36 300 € en Trend, 39 800 € en N Line ou Vision, 41 695 € en Prime et 43 595 € en N Line Evo. Hyundai ne viserait donc pas seulement le prix d’appel. La marque chercherait aussi à couvrir le cœur du marché des électriques familiales compactes.
La finition N Line Evo dépasserait largement les 40 000 €, mais elle intégrerait une dotation plus riche : sellerie tissu et suédine, toit vitré, système audio Bose, jantes de 19 pouces, vitres acoustiques, clé numérique, sièges arrière chauffants ou encore chargeur embarqué 22 kW en option.
À lire aussi : Le Pajero revient avec un diesel de 204 ch, mais c’est surtout son vrai châssis 4×4 qui change tout
Conclusion
Un autre point peut peser lourd en France : l’éligibilité au bonus écologique. La production annoncée à Izmit, en Turquie, pourrait aider la Ioniq 3 à mieux répondre aux critères européens que les modèles importés de Corée du Sud. Ce point reste à confirmer par les listes officielles au moment de la commercialisation.
Si la grille tarifaire est validée telle quelle, la Hyundai Ioniq 3 ne serait donc pas seulement une nouvelle électrique de plus. Elle viendrait occuper une zone assez rare : moins chère qu’une compacte électrique installée, plus habitable et endurante qu’une citadine, avec une grande batterie disponible sans grimper tout de suite vers les finitions hautes.
