La Lexus ES 350h revient plus grande et plus sobre, mais son pari hybride cache encore un vrai dilemme face aux allemandes
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Avec un prix d’appel sous les Rs 28 lakh, le Kia Sorento revient en Inde comme un grand SUV familial qui refuse de choisir entre hybridation, diesel, transmission intégrale et vraie polyvalence à bord.
Lexus a lancé la nouvelle ES 350h en Inde avec deux variantes, dans une gamme qui accueille également une version électrique. Le message est clair : la berline japonaise ne cherche pas à courir après le spectaculaire. Elle veut convaincre par le confort, la qualité perçue et l’efficacité.
Le pari reste risqué. Le segment des grandes berlines premium est verrouillé depuis des années par les références allemandes, plus statutaires, plus visibles, parfois plus flatteuses pour le passager arrière. La Lexus ES 350h revient donc avec de vrais progrès, mais aussi une personnalité qui peut séduire autant qu’elle peut freiner.
Une Lexus ES plus longue, plus moderne, mais moins démonstrative
Cette huitième génération repose sur la plateforme Toyota TNGA GA-K, conçue pour recevoir aussi bien des motorisations hybrides que 100 % électriques. Lexus change donc la technique de base, mais aussi le langage esthétique.

La grande calandre chromée disparaît au profit d’une face avant plus fermée, plus lisse, avec une petite ouverture destinée au refroidissement. Les feux de jour à LED adoptent une signature séparée : la partie supérieure reste dédiée aux DRL, tandis que la partie basse sert d’indicateur lorsque nécessaire.
Le changement se voit surtout dans les proportions. La nouvelle ES mesure 5 145 mm. L’essai d’Autocar India souligne même qu’elle dépasse en longueur une Mercedes-Benz Classe E LWB, avec un empattement presque équivalent. Pour le marché indien, Lexus ajoute également 20 mm de garde au sol, un détail très concret sur des routes parfois difficiles.
Sur le papier, l’ES a donc gagné en présence. Dans la réalité, son dessin reste volontairement discret. Les jantes de 19 pouces, le profil fastback et le bandeau lumineux arrière modernisent l’ensemble, mais Lexus ne cherche pas le clinquant. C’est précisément là que le dilemme commence : cette retenue collée à l’ADN de la marque, mais elle peut paraître timide face aux allemandes.
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Le confort progresse, mais la place arrière n’a pas tout d’une limousine
À bord, Lexus poursuit la même logique. L’habitacle devient plus épuré, presque sans boutons, avec un grand écran tactile de 14 pouces qui concentre une partie importante des commandes. Climatisation, modes de conduite, navigation et aides à la conduite passent par cette interface.

Les sièges avant misent sur le confort, avec chauffage, ventilation et trois mémoires. La visibilité reste bonne grâce à une ligne de caisse basse et une planche de bord dégagée. La qualité perçue est aussi mise en avant : surfaces moussées, vendeur soignée, ambiance beige et noir, ou intérieur blanc en option pour les plus courageux.
À l’arrière, l’espace aux jambes progresse grâce aux dimensions en hausse. Mais tout n’est pas au niveau attendu pour une berline souvent choisie avec chauffeur. Le plancher surélevé impose une position plus genoux-hauts, le dossier ne s’incline pas, et la ES 350h n’a ni magasins électriques, ni toit panoramique, ni commandes multimédias arrière. Les passagers disposent surtout de bus de climatisation et de deux ports USB-C.
Le coffre annonce 377 litres, avec une roue de secours logée sous le plancher. La sécurité est plus convaincante : huit airbags, aides électroniques, conduite assistée de niveau 2 et caméra 360 degrés avec vue sous la voiture à moins de 10 km/h.

Un hybride sobre et doux, mais pas vraiment armé pour impressionner
La ES 350h reprend une formule connue chez Lexus : un moteur essence quatre cylindres 2,5 litres associé à une transmission e-CVT. Dans la configuration essayée, l’ensemble développe 247 ch. Lexus annonce un 0 à 100 km/h en 7,7 s, mais cette donnée ne raconte pas vraiment la voiture.

En ville, l’intérêt vient surtout de la douceur. Tant que la batterie le permet, la berline peut évoluer en électrique sur de courtes phases, sans réveiller le moteur thermique. L’isolation de l’habitacle renforce cette impression de luxe silencieux, avec une conduite fluide et reposante.
Sur autoroute, le tableau devient moins plat. Lors des fortes accélérations, la transmission e-CVT fait monter le régime et laisse apparaître un grondement moins raffiné. La puissance suffit, mais le caractère reste posé, presque trop sage. Les palettes simulent des rapports, sans donner la sensation d’une vraie boîte. Le mode Sport ajoute du répondant, mais aussi du bruit. Le mode Normal apparaît le plus cohérent.
L’efficacité sauve une partie du débat. L’essai évoque environ 800 km d’autonomie sur un plein, selon l’usage. Pour une grande berline de luxe, l’économie de carburant n’est pas toujours l’argument numéro un, mais elle devient un bonus très tangible au quotidien.

Le positionnement de Lexus devient encore plus lisible avec la gamme électrique. Lexus France présente par exemple la Lexus ES 350e avec 224 ch, une transmission aux roues avant et jusqu’à 581 km d’autonomie. Ce chiffre montre que la nouvelle ES ne se contente plus de défendre l’hybride : elle prépare aussi le terrain du tout électrique.
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Conclusion
La ES 350h garde donc une carte forte : une sobriété sans recharge, un confort de roulement soigné et une fabrication rassurante. Mais face aux allemandes, le manque de panache, certaines absences à l’arrière et le tempérament très calme de la mécanique peuvent peser lourd. Son vrai pari n’est pas seulement technique. Il est culturel : convaincre qu’une grande berline premium peut encore gagner par la discrétion.
