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Le robot humanoïde de Xiaomi tient la cadence de production, mais seulement sur certaines tâches

Par JacquelineMis à jour le 19 juillet 2026
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CyberOne, le robot humanoïde de Xiaomi, commence à tenir le rythme d’une usine automobile, mais son exploit repose encore sur une tâche très précise : visser des écrous sans ralentir la chaîne.

La promesse est spectaculaire. Un robot humanoïde capable de travailler dans une vraie usine, sur la ligne des Xiaomi SU7 et YU7, avec une cadence annoncée de 76 secondes. À première vue, le signal envoyé au secteur automobile est clair : l’humanoïde quitte la démonstration pour entrer dans l’atelier.

Mais le détail change tout. Le chiffre de 98 % de réussite concerne une opération bien cadrée, la pose d’écrous autotaraudeurs. Dès que les pièces deviennent plus souples, variables ou difficiles à manipuler, CyberOne redescend à un niveau moins confortable.

98 % de réussite, mais sur une opération très encadrée

CyberOne aurait atteint 98 % de réussite dans le vissage d’écrous sur les planchers de véhicules. À ses débuts, le robot était à 90,2 %. Après quatre mois de réglages, Xiaomi aurait donc réduit fortement les ratés : environ deux écrous manqués sur cent, contre presque dix auparavant.

Ce n’est pas une petite amélioration. Dans une usine automobile, un poste qui tient la cadence sans bloquer les suivants a une valeur énorme. Le robot doit s’aligner sur des pions de centrage, gérer des cannelures internes et compenser des forces magnétiques qui compliquent la prise.

Le cas concret est simple : si une voiture arrive toutes les 76 secondes, CyberOne doit terminer son intervention avant que la suivante ne prenne sa place. Sur la pose d’écrous, il semble désormais capable de le faire. C’est exactement ce qui rend l’information importante pour l’industrie.

Mais il faut garder le bon périmètre. Ce score ne signifie pas que l’humanoïde assemble seul une voiture. Il réussit une tâche répétitive, calibrée, sur un poste précis. Ce n’est pas encore une autonomie générale de production.

Les pièces souples montrent encore les limites du robot humanoïde

Le vrai test commence quand CyberOne sort de cette opération presque idéale. Sur le tri des panneaux latéraux de console centrale et le pliage des caisses, le taux de réussite tombe autour de neuf sur dix. C’est déjà élevé, mais ce n’est plus le niveau attendu pour une chaîne qui doit produire sans interruption.

La différence vient de la matière. Un écrou est dur, standardisé, prévisible. Une pièce souple change de forme, se déforme légèrement, ne se présente pas toujours de la même façon. Pour un robot humanoïde, ce type de manipulation demande plus qu’un mouvement répété : il faut percevoir, corriger, adapter la prise et éviter de créer un défaut.

À l’échelle d’un automobiliste, l’enjeu paraît invisible. Pourtant, c’est là que se joue la qualité finale. Un panneau mal positionné, une pièce pliée avec trop de contrainte ou un retard de quelques secondes peuvent créer une retouche, ralentir le poste suivant ou obliger un humain à reprendre la main. Découvrez notre article sur Xiaomi surprend avec un nouveau SUV qui promet jusqu’à 1 500 km d’autonomie.

C’est pour cela que CyberOne ne menace pas tous les métiers d’un coup. Il met surtout la pression sur les tâches très répétitives, déjà proches de l’automatisation classique. Pour les opérations instables, il reste encore sous surveillance.

Xiaomi avance vers une usine plus automatisée, pas encore sans humains

Lei Jun, le patron de Xiaomi, aurait prévenu que le groupe veut remplacer certaines tâches humaines par des robots sur cinq ans. La nuance est essentielle : il parle de tâches, pas forcément de métiers entiers. Dans l’automobile, ce glissement compte beaucoup.

Une usine moderne utilise déjà des centaines de robots industriels. La nouveauté avec CyberOne, c’est la forme humanoïde et la capacité à intervenir sur des postes conçus à l’origine pour des gestes humains. Si Xiaomi parvient à stabiliser plusieurs opérations de ce type, le constructeur pourrait automatiser des zones où les bras robotisés classiques sont moins faciles à déployer.

Le prochain défi sera collectif. Faire travailler un humanoïde sur un poste est une chose. Synchroniser plusieurs robots, éviter les retards en cascade et maintenir la qualité sur des pièces variables en est une autre. Une chaîne automobile ne pardonne pas les petits décalages répétés.

Xiaomi n’avance pas dans le vide. Renault teste aussi un robot nommé Calvin dans son usine de Douai, tandis que General Motors a installé des robots collaboratifs dans son usine de Détroit. Le mouvement dépasse donc largement un seul constructeur chinois. Retrouvez aussi notre article sur le pari fou de Xiaomi : devenir un géant de l’auto en Europe dès 2027 le géant chinois débarque avec 2 modèles.

CyberOne marque surtout une étape : l’humanoïde devient crédible sur certaines tâches d’assemblage. Pas encore assez polyvalent pour faire tourner une usine seul, mais déjà assez régulier pour changer la manière dont les constructeurs pensent leurs postes les plus répétitifs.

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Auteur

Jacqueline

Passionnée par l'automobile et les innovations technologiques, je décrypte l'actualité des voitures, avec une expertise particulière dans les véhicules électriques. Grâce à une veille constante et une connaissance approfondie du secteur, je partage des analyses, des comparatifs et des informations clés pour aider mes lectrices et lecteurs à mieux comprendre les tendances et les évolutions du monde automobile

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