Plus pratique qu’un SUV et plus spacieux qu’une fourgonnette : ce modèle iconique fait son grand retour
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Le Honda Element, le SUV compact culte des années 2000 disparu depuis quinze ans, pourrait effectuer son grand retour en 2029 avec une motorisation hybride inédite.
Après quinze ans d’absence, Honda envisagerait de relancer son Element iconique, le véhicule qui avait bousculé le segment des SUV compacts avec ses portes antagonistes et son espace intérieur digne d’une fourgonnette. Pour les conducteurs en quête d’une alternative pratique aux SUV traditionnels et aux monospaces vieillissants, cette résurrection pourrait changer la donne. Mais ce retour s’inscrit dans une réorientation stratégique majeure de Honda, bien au-delà d’un simple exercice de nostalgie.

Le Honda Element revient en 2029 : production en Ohio et 100 000 unités prévues
Le calendrier est précis. Honda lancerait la production d’un Element de deuxième génération au deuxième trimestre 2029, dans une usine du centre de l’Ohio. L’objectif annoncé : près de 100 000 unités dès la première année complète de production.
Cent mille unités, ce n’est pas un modèle de niche destiné aux nostalgiques : c’est un volume comparable à celui du CR-V ou du HR-V. Honda ne ressort pas l’Element pour faire plaisir aux fans des années 2000, la marque vise une véritable alternative de segment.
Honda n’a pas officiellement confirmé ces informations et les sources restent anonymes. Automotive News est cependant une publication de référence dans le secteur : quand elle avance un calendrier et des volumes de production, l’information mérite d’être prise au sérieux.
L’Ohio, de son côté, n’est pas un choix anodin. Honda y produit déjà le CR-V et l’Accord. Localiser l’Element dans cet État, c’est ancrer le modèle dans l’outil industriel américain existant de la marque, ce qui réduit les coûts de lancement et accélère la montée en cadence.
Pourquoi maintenant ? Le pivot stratégique de Honda vers l’hybride explique le retour
Derrière ce retour, pas de nostalgie marketing : Honda abandonne l’électrique pur et revient à ses forces historiques par nécessité financière.
En mars 2026, Honda a officiellement annulé le développement de trois modèles électriques destinés à l’Amérique du Nord : le 0 Series SUV, le 0 Saloon et l’Acura RSX EV. Dans le même temps, la marque a enregistré une perte nette historique de plus de 424 milliards de yens. C’est une hémorragie financière qui a forcé des arbitrages brutaux.
La réponse de Honda est claire : pivot vers l’hybride. Pas par conviction écologique, mais par pragmatisme industriel. L’hybride, Honda sait faire. La marque maîtrise cette technologie depuis la fin des années 1990 avec la première Insight. L’électrique pur, en revanche, lui a coûté des milliards sans retour commercial suffisant.

L’Element hybride s’inscrit directement dans cette logique. Relancer un modèle connu, apprécié, avec une motorisation que Honda maîtrise parfaitement, sur un marché américain qui plébiscite encore les hybrides face aux électriques pures : le calcul est rationnel. Ce n’est pas le retour triomphal d’un héros, c’est la décision froide d’un constructeur qui a besoin de volumes rentables rapidement.
Ce contexte rend le retour crédible précisément parce qu’il n’est pas romantique : Honda ne ressort l’Element que parce que ça a du sens financièrement, ce qui constitue une meilleure garantie d’aboutissement qu’un simple coup de communication.
Portes antagonistes et espace fourgonnette : ce qui rend l’Element unique
L’Element original était une anomalie de marché. Et c’est exactement pour ça qu’il a survécu dans les mémoires.
Sa signature visuelle la plus frappante : des portes antagonistes sans montant central. Les portes avant s’ouvrent vers l’avant, les portes arrière vers l’arrière. Résultat : une ouverture latérale totale, sans obstacle entre les deux rangées de sièges. Charger un vélo, un kayak, un chien mouillé ou des courses volumineuses devient une opération simple, presque évidente.
À l’intérieur, l’espace disponible rivalisait avec celui d’une fourgonnette compacte, tout en conservant le gabarit extérieur d’un SUV compact. Le plancher était lavable au jet d’eau. Les sièges arrière se repliaient ou se retiraient entièrement pour libérer un espace de chargement plat. Honda l’avait positionné comme une « boîte à outils sur roues », ciblant les jeunes actifs et les amateurs de plein air.
Ce positionnement reste pertinent aujourd’hui. Le marché propose des SUV de plus en plus grands et des fourgonnettes de plus en plus encombrantes. Entre les deux, le vide est réel : un véhicule compact à l’extérieur, généreux à l’intérieur, modulable au quotidien, ni le Peugeot 3008 ni le Renault Espace nouvelle génération ne l’occupent vraiment.

Le nouvel Element embarquerait une motorisation hybride inédite pour la gamme. Les spécifications techniques précises, puissance en kW, capacité de la batterie en kWh, autonomie en mode électrique selon cycle WLTP, ne sont pas encore connues. Honda n’a rien confirmé officiellement. Mais la direction est posée : hybride, pratique, modulaire. Trois mots qui résument assez bien ce que le marché réclame sans vraiment le trouver.
Le retour de l’Element n’est pas une simple résurrection nostalgique : c’est Honda qui parie sur une catégorie oubliée pour se réinventer. Si la confirmation officielle arrive, ce SUV hybride pourrait redéfinir ce qu’on attend d’un véhicule pratique et compact.
Et vous : un SUV compact aussi modulable qu’une fourgonnette suffirait-il à vous faire changer de catégorie ?
