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Retirer le toit d’une Lamborghini Diablo semblait presque sacrilège, Eccentrica en fait pourtant une déclaration d’amour, sans lui retirer son côté sauvage

Par Gilles MarchettiMis à jour le 12 août 2026
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En retirant le toit d’une Lamborghini Diablo, Eccentrica touche à une icône que beaucoup aurait laissée intacte, mais son Roadster restomod défend une idée assez simple : rendre la Diablo encore plus folle, pas la rendre plus sage.

Sur le papier, l’opération ressemble presque à une provocation. Prendre une supercar des années 1990, revoir sa mécanique, renforcer sa structure, puis lui retirer son toit : il y avait mille façons de noter le geste.

Eccentrica a choisit pourtant de ne pas transformer la Diablo en simple exercice de style. Le projet repose sur un V12 atmosphérique retravaillé, une boîte manuelle, une production minuscule et des performances qui restent dans le registre de la démesure. Pour une Diablo, c’est presque une forme de cohérence.

Un toit en moins, mais pas une Diablo affaiblie

Le point le plus sensible, évidemment, c’est le toit. Sur une voiture comme la Lamborghini Diablo, la silhouette fait partie du mythe. La couper aurait pu donner une impression de sacrilège mécanique, surtout sur un modèle que beaucoup de collectionneurs considèrent désormais comme une pièce de musée.

Excentrica tente d’éviter ce piège en traitant la transformation comme un vrai travail d’ingénierie. Le châssis est renforcé avec de la fibre de carbone et l’aérodynamique est entièrement revue pour canaliser l’air autour de l’habitacle ouvert.

Ce détail compte. Un roadster n’est pas seulement un coupé sans toit. Sur une voiture aussi basse, large et rapide, l’air devient un sujet central : confort, stabilité, bruit, appuis, sensations. La transformation ne peut pas se limiter à retirer un panneau et à signer un bon de commande.

Le résultat cherche donc moins à moderniser la Diablo qu’à amplifier ce qu’elle représentait déjà : une supercar spectaculaire, excessive, presque brutale dans sa manière d’exister.

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Le V12 atmosphérique reste au centre du spectacle

Sous le capot arrière, Eccentrica conserve le V12 atmosphérique 5,7 litres, mais le retravaille en profondeur. La fiche annoncée grimpe à 550 ch et 600 Nm, envoyée aux roues par une boîte manuelle à six rapports.

C’est probablement là que le projet gagne sa légitimité. À une époque où beaucoup de supercars misent sur l’hybridation, les palettes et la gestion électronique, cette Diablo revendique encore trois pédales, un moteur sans turbo et une relation très directe avec le conducteur.

Les chiffres restent sérieux : 0 à 100 km/h en 3,8 secondes et 335 km/h en vitesse maximale. Eccentrica ajoute également des suspensions revues, des amortisseurs semi-actifs, une direction hydraulique et des freins Brembo.

Autrement dit, l’idée n’est pas de fabriquer un Diablo nostalgique uniquement belle à regarder. Le projet vise une voiture utilisable à très haut niveau, mais sans effacer le côté analogique qui fait aujourd’hui grimper le désir autour de ce type de machine.

Un jouet à plus d’un million d’euros, pensé pour une poignée de clients

La production annoncée reprend bien la philosophie du projet : 19 exemplaires seulement, chacun réalisé sur mesure. Le prix dépasse le million d’euros, hors voiture donneuse. Ce dernier point de changement tout, car l’acheteur doit également fournir la base de départ ou en prendre une.

Cas concret : pour un passionné qui possède déjà une Diablo, ce Roadster Eccentrica n’a pas le même rôle qu’une voiture de collection enfermée dans un garage climatisé. C’est plutôt une manière de transformer une icône en expérience plus physique, plus rare, plus personnelle, quitte à heurter les puristes.

La question n’est donc pas seulement de savoir si retirer le toit d’une Diablo est raisonnable. Bien sûr que non. Mais la Diablo n’a jamais vraiment appartenu au monde des voitures raisonnables.

En gardant le V12, la boîte manuelle et une mise en scène mécanique très directe, Eccentrica ne cherche pas à civiliser le mythe. Elle pousse son absurdité dans une direction plus encore exclusif. Et c’est précisément pour cela que le geste, au départ presque sacrilège, finit par ressembler à une déclaration d’amour.

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Conclusion

En enlevant le toit de la Diablo, Eccentrica a pris le risque de choquer les puristes du patrimoine automobile. Pourtant, grâce à une ingénierie de premier ordre, un respect sacré pour le V12 atmosphérique et une boîte manuelle sans filtre, cette déclinaison Roadster réussit son pari : faire revivre le mythe de la supercar des années 1990 avec encore plus de ferveur. Pensez-vous que découper une icône comme la Diablo pour en faire un roadster analogique surpuissant soit un sacrilège ou au contraire la plus belle façon de rendre hommage au V12 Lamborghini ?


 

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Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

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