Seuls 7 % rachèteraient leur Peugeot ou Citroën électrique : l’enquête qui dérange
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Une enquête de La Chaîne EV révèle que seuls 7 % des propriétaires de Peugeot, Citroën, DS et Opel électriques rachèteraient leur marque avec certitude un taux alarmant qui place le groupe Stellantis en lanterne rouge de la fidélité client, loin derrière les 34,4 % de moyenne toutes marques et les 55 % affichés par Tesla.
Le groupe Stellantis traverse une crise mesurable : ses clients électriques ne lui font plus confiance. Si vous possédez une e-208, une ë-C3 ou une Corsa-e, ce chiffre vous concerne il révèle comment les propriétaires jugent réellement leur expérience.
Peugeot et Citroën électriques : la fidélité client s’effondre face à Tesla et BMW
L’enquête porte sur 3 055 propriétaires de véhicules électriques. Parmi eux, 199 roulent en Peugeot, Citroën, DS ou Opel. Ce sous-échantillon livre un verdict brutal.
Seuls 7 % rachèteraient leur marque avec certitude (La Chaîne EV, juillet 2025). La moyenne toutes marques confondues est de 34,4 %. Tesla culmine à 55 %. L’écart n’est pas un détail statistique c’est un gouffre.
À l’autre bout du spectre, 52,8 % des propriétaires Stellantis déclarent qu’ils ne rachèteraient probablement pas ou assurément pas la même marque . Plus d’un propriétaire sur deux tourne la page. C’est le signal d’alarme le plus clair qu’un constructeur puisse recevoir de ses propres clients.
La note de fiabilité confirme la tendance. Le groupe obtient 7,87/10 contre 9,08/10 en moyenne. Tesla et BMW partagent la tête du classement à 9,53/10. Renault, souvent observé sur d’autres terrains, s’en tire avec 8,77/10 et environ un tiers de clients fidèles soit cinq fois plus que Stellantis en taux de rachat certain.
Dans le détail des marques, Citroën obtenir 8,00/10 et Peugeot 7,80/10. Ce sont les deux dernières places du classement, toutes marques effectivement confondues. La e-208 est pourtant l’un des véhicules électriques les plus vendus en France : fort volume, faible satisfaction c’est précisément ce qui rend la situation préoccupante.

D’où vient ce manque de confiance ? Les propriétaires le disent clairement : la fiabilité et le service après-vente.
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Chargeur défaillant, climatisation en panne : les vrais problèmes qui tuent la fidélité
41 % des propriétaires du groupe attribuent leur refus de rachat directement à la fiabilité (La Chaîne EV, juillet 2025). Pas au prix, pas au design, pas à l’autonomie. À la fiabilité. C’est le premier facteur cité, sans ambiguïté.
Les trois défauts les plus fréquemment signalés sont le chargeur embarqué AC (21 %), la climatisation (20 %) et le moteur (19 %) . Ce sont des composants critiques pour l’usage quotidien d’un véhicule électrique, pas des équipements périphériques. Un chargeur AC défaillant, c’est une voiture qu’on ne peut plus recharger normalement à domicile. Une climatisation en panne, c’est une autonomie réelle qui s’effondre en été ou en hiver . Un problème moteur, c’est une immobilisation.
La donnée sur les pannes immobilisantes est éloquente. Seulement 72,4 % des véhicules du groupe n’en ont jamais connu, contre 85,5 % en moyenne toutes marques . Autrement dit, les propriétaires Stellantis subissent des pannes bloquantes à un taux significativement supérieur à la norme du marché électrique.
Le service après-vente aggrave la situation au lieu de la corriger. Le SAV du groupeobtient 2,72/4 contre 3,17/4 en moyenne toutes marques (La Chaîne EV, juillet 2025). Quand la voiture tombe en panne et que le réseau ne répond pas à la hauteur, la rupture de confiance devient définitive.
73 % du public fréquenté juge le groupe peu ou pas fiable : ce n’est plus une perception marginale, c’est une réputation installée.
Un problème structurel au groupe Stellantis, pas une anomalie passagère
Ces résultats ne concernent pas uniquement les véhicules anciens aux technologies dépassées : les données le confirment.
L’année médiane de mise en circulation des véhicules du groupe dans l’enquête est 2021, contre 2022 pour la moyenne toutes marques (La Chaîne EV, juillet 2025). Les voitures Stellantis sont légèrement plus anciennes que la moyenne ce qui peut expliquer partiellement un taux de panne plus élevé. Mais cela n’explique pas tout.
La note de fiabilité pour les seules immatriculations 2024 est de 7,58/10 pour le groupe, contre 9,14/10 pour le marché . Les véhicules les plus récents du groupe ne rattrapent pas leur retard. La tendance ne s’améliore pas avec les nouvelles générations elle s’aggrave légèrement.
Peugeot, Citroën, DS et Opel partagent les mêmes plateformes, fournisseurs et processus industriels au sein de Stellantis. Les résultats similaires de ces quatre marques signent un problème de groupe, pas d’une marque isolée.
Ce contexte s’inscrit dans une période de turbulences plus larges : baisses de volumes significatives , départ du PDG Carlos Tavares fin 2024, restructurations industrielles en Europe. Les difficultés d’un constructeur se écoutent dans la qualité perçue par ses clients l’enquête de La Chaîne EV en est la traduction chiffrée.
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Conclusion
Ses clients électriques votent avec leurs pieds, et les chiffres le prouvent. Cette enquête n’est pas un jugement définitif, mais un signal d’alarme difficilement ignorable d’autant que Tesla, BMW et Renault démontrent qu’une meilleure fiabilité et un meilleur SAV produisent des taux de fidélité deux à trois fois supérieurs.
