Trop juste en 140 ch, trop cher en 180 ch : Stellantis remet un diesel au milieu pour ses camping-cars
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Stellantis remet une puissance intermédiaire dans ses grands fourgons aménagés : le 2.2 Multijet 160 ch revient pour combler l’écart entre le diesel 140 ch et le 180 ch.
Le choix n’est pas anodin pour les camping-caristes. Sur un Citroën Jumper, un Peugeot Boxer, un Fiat Ducato ou un Opel Movano transformés en camping-car, la différence entre une motorisation suffisante sur le papier et un moteur confortable sur long trajet peut vite se sentir.
Stellantis Pro One a profité du Caravan Salon de Düsseldorf, organisé en Allemagne du 28 août au 2 septembre 2026, pour annoncer l’ouverture des commandes de ces versions camping-cars équipés du diesel 2.2 Multijet de 160 ch.
Un diesel 160 ch pour combler le vide entre 140 et 180 ch
Jusqu’ici, les versions camping-cars 3,5 t des Citroën Jumper, Peugeot Boxer, Fiat Ducato et Opel Movano reposaient surtout sur deux niveaux de puissance diesel : 140 ch ou 180 ch. Le premier pouvait paraître un peu court pour un véhicule aménagé, chargé et utilisé en montagne ou sur autoroute. Le second répondait mieux au besoin, mais avec un coût supérieur et une puissance parfois jugée excessive.

Le retour du 2.2 Multijet 160 ch répond précisément à ce trou dans la gamme. Il ne remplace pas les deux autres versions : il vient s’intercaler entre elles, avec une proposition plus équilibrée pour ceux qui veulent du couple sans forcément basculer sur le moteur haut de gamme.
Le moteur est proposé avec deux transmissions. En boîte manuelle à six rapports, il développe 380 Nm de couple. Avec la boîte automatique AT8 à huit rapports, le couple grimpe à 400 Nm. Sur un camping-car, ce chiffre compte autant que la puissance, car il conditionne les reprises, les relances et l’aisance quand le véhicule est lourd.
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Le camping-car reste un terrain où le diesel garde du sens
Cette annonce arrive dans un marché où l’électrification progresse, mais où les grands véhicules de loisirs conservent des contraintes très spécifiques. Un camping-car doit transporter du poids, couvrir de longues distances et garder une autonomie rassurante. Dans cet usage, le diesel reste difficile à écarter.

Le nouveau 2.2 Multijet 160 ch est produit dans l’usine Sevel d’Atessa, en Italie. Le bloc, connu sous le code B.B2, répond à la norme Euro VI et intègre une pré-disposition à Euro 7. Cette future norme doit entrer en vigueur le 29 novembre 2027 pour tous les modèles neufs, ce qui explique aussi l’intérêt de préparer la motorisation dès maintenant.
Le contexte technique du Peugeot Boxer montre bien les ordres de grandeur auxquels ces grands fourgons restent associés. PEUGEOT France indique pour le Boxer diesel une consommation de carburant de 7,7 à 8,1 l/100 km et des émissions de CO2 de 203 à 212 g/km. Ce n’est pas une fiche du nouveau 160 ch, mais cela rappelle le cadre réel de ces utilitaires thermiques : des véhicules pensés d’abord pour porter, rouler longtemps et rester prévus à l’usage.
Une arrivée possible sur les utilitaires professionnels ?
Pour l’instant, Stellantis présente ce 2.2 Multijet 160 ch comme une offre réservée aux conversions camping-cars. Les utilitaires professionnels Jumper, Boxer, Ducato et Movano ne sont donc pas concernés par cette réintroduction.
L’hypothèse d’une extension reste logique, sans être confirmée. La gamme professionnelle connaît elle aussi un écart entre les variantes 140 ch et 180 ch. Pour des artisans, livreurs ou entreprises qui roulent chargés sans vouloir payer le moteur le plus puissant, une version 160 ch aurait une vraie place commerciale.
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Conclusion
Le point encore absent concerne les tarifs. Sans prix, impossible de mesurer l’intérêt exact face au 140 ch et au 180 ch. C’est pourtant là que ce moteur jouera sa vraie partition : s’il reste suffisamment proche du 140 ch, il peut devenir le choix naturel des camping-cars Stellantis. S’il se rapproche trop du 180 ch, son rôle d’intermédiaire perdra une partie de son intérêt.
