BYD

Une hybride rechargeable abordable débarque avec 175 ch, boîte auto et 40 km d’autonomie électrique

Par Gilles MarchettiMis à jour le 7 août 2026
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Avec 175 ch, une boîte automatique et environ 40 km d’autonomie électrique, la BYD Dolphin G DM-i veut rendre l’hybride rechargeable beaucoup plus accessible.

Sur le papier, l’annonce voiture presque tous les cas qui intéressent les automobilistes urbains et périurbains : une puissance confortable, une vraie boîte automatique, un classement environnemental favorable et une autonomie électrique suffisante pour de petits trajets quotidiens.

Le modèle visé est la BYD Dolphin G DM-i 2026. Il s’agit d’une hybride rechargeable compacte, positionnée face à des voitures populaires comme la Dacia Sandero GPL ou la MG 3 Hybrid+. Le point sensible reste le même : son tarif définitif en France n’est pas confirmé dans les éléments disponibles.

Une compacte rechargeable qui vise le budget des citadines

La promesse de ce Dolphin G DM-i est simple : faire descendre la technologie hybride rechargeable sur un terrain beaucoup plus populaire. Jusqu’ici, les PHEV ont été surtout associés à des SUV, des berlines familiales ou des modèles d’entreprise, souvent chers à l’achat.

BYD Dolphin G DM-i vue de face
@BYD : Dolphin G DM-i vue de face

BYD tente ici une approche différente. La voiture adopte un format proche d’une citadine polyvalente, avec des dimensions comparées à celles d’une SEAT Ibiza ou d’une Dacia Sandero. Ce n’est donc pas un grand SUV électrifié, mais une voiture pensée pour un usage quotidien, entre ville, périphérie et déplacements domicile-travail.

La comparaison avec la Sandero GPL est intéressante, mais elle doit être manipulée prudemment. La Dacia reste une référence de prix et de coût d’usage. La BYD, elle, mise sur une technologie plus complexe : moteur essence, bloc électrique, batterie rechargeable et boîte automatique. L’avantage ne se joue donc pas seulement sur le prix affiché, mais sur l’équipement, l’agrément et l’usage réel.

Pour un conducteur qui circule dans une zone à émissions faibles, l’intérêt est évident si le tarif reste serré. Une voiture capable de rouler quelques dizaines de kilomètres en électrique peut éviter une partie des trajets essentiels, tout en conservant la souplesse d’un moteur thermique pour les déplacements plus longs.

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175 ch, boîte auto et 40 km électriques : la fiche technique parle fort

La BYD Dolphin G DM-i associe un moteur essence 1,5 litre à un bloc électrique. La puissance cumulée annoncée atteint 175 ch, avec un couple maximal de 210 Nm. Pour une compacte accessible, ce niveau de puissance place la voiture bien au-dessus de nombreuses cités thermiques d’entrée ou de milieu de gamme.

BYD Dolphin G DM-i vue de profil
@BYD : Dolphin G DM-i vue de profil

La transmission automatique est annoncée de série, avec une architecture à roues avant motrices. Les performances communiquées sont liées à cette fiche technique : 0 à 100 km/h en 8,3 secondes et vitesse maximale de 180 km/h. Ce n’est pas une sportive, mais ce n’est pas non plus une citadine pousive.

La batterie de 7,5 kWh permet environ 40 km d’autonomie électrique selon le cycle WLTP. C’est assez pour couvrir une partie des trajets du quotidien, mais ce n’est pas une grande autonomie. Le chargeur embarqué de 3,3 kW confirme également le positionnement : la voiture étau surtout la recharge lente à domicile ou au travail, pas les arrêts rapides sur borne.

BYD Dolphin G DM-i vue moteur
@BYD : Dolphin G DM-i vue moteur

Cas concret : un conducteur qui parcourt 25 à 35 km par jour pour aller travailler, faire les courses et rentrer chez lui pourrait rouler très souvent en mode électrique, à condition de rebrancher la voiture chaque soir. Dans ce scénario, le PHEV prend du sens. Sans recharge régulière, l’avantage baisse vite.

La consommation annoncée de 2,6 l/100 km et les émissions de 60 g/km de CO2 doivent donc être lues avec prudence. Comme pour tous les hybrides rechargeables, ces chiffres supposent une batterie utilisée correctement. Batterie vide, la voiture se rapproche du fonctionnement d’une hybride classique, avec le poids supplémentaire du système rechargeable.

BYD Dolphin G DM-i vue de devant
@BYD : Dolphin G DM-i vue de devant

Le vrai test sera le prix français et l’usage au quotidien

L’équipement annoncé renforce l’intérêt de ce Dolphin G DM-i. La finition Active mentionne notamment un régulateur de vitesse adaptatif, une aide au maintien dans la voie, un lecteur de panneaux, un détecteur d’angle mort, une caméra de recul, des capteurs de stationnement avant et arrière et des phares LED automatiques.

BYD Dolphin G DM-i design intérieur
@BYD : Dolphin G DM-i design intérieur

À bord, la dotation semble aussi généreuse : climatisation automatique, tableau de bord numérique, accès et démarrage sans clé, capteur de pluie, écran central de 10,1 pouces, navigation, radio DAB, Apple CarPlay, Android Auto, Bluetooth et jantes alliage de 16 pouces. Si cette configuration arrive bien à un tarif agressif, elle peut gérer plusieurs concurrents établis.

Le contexte européen joue aussi en faveur de ce type d’offre. Les acheteurs recherchent des voitures moins pénalisées par les restrictions de circulation, sans nécessairement basculer vers le 100 % électrique. Le corpus concurrentiel autour des citadines électriques et hybrides montre la même tendance : les modèles compacts électrifiés deviennent le nouveau champ de bataille des constructeurs.

Mais l’inconnue centrale reste le prix. Sans tarif français confirmé, il serait trop tôt pour parler de révolution. Une hybride rechargeable abordable peut devenir très séduisante si elle reste proche du budget d’une citadine bien équipée. Elle perd une partie de son impact si son prix final se rapproche de modèles électriques ou hybrides plus établis.

BYD Dolphin G DM-i vue arrière
@BYD : Dolphin G DM-i vue arrière

La BYD Dolphin G DM-i a donc une vraie carte à jouer, surtout auprès des conducteurs qui veulent une voiture automatique, assez puissante, utilisable en électrique sur les petits trajets et moins contraignante qu’une électrique pure. Mais sa réussite dépendra d’un point très concret : le montant à signer chez le concessionnaire.

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Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

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