Une Porsche 904 de 1964 refait surface avec un historique limpide et deux moteurs reconstruits
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Une Porsche 904 de 1964 refait surface avec un dossier qui coche presque toutes les valises recherchées par les collectionneurs : un châssis identifié, un passé en course solide et deux moteurs reconstruits.
Dans le monde des Porsche de compétition, la 904 occupe une place à part. Elle n’est pas seulement rare : elle marque le moment où Porsche bascule vers une voiture plus moderne, pensée pour courir fort tout en restant lié à l’homologation routière.
L’exemplaire apparu dans une annonce mise à jour le 10 août 2026 pousse cette logique encore plus loin. Il s’agit du châssis 904 080, une voiture associée à Gianni Bulgari, à Sam Posey, et à plusieurs cours majeures des années 1960.
Une 904 au passé sportif très documenté
La fiche met en avant un historique dense. La voiture est liée à Gianni Bulgari, gentleman-driver de haut niveau, puis à Sam Posey, jeune professionnel américain qui fera ensuite carrière dans le sport automobile.

Son parcours sportif cité commence fort en 1964. L’annonce évoque la Targa Florio, où Bulgari et Maurizio Grana auraient mené avant d’abandonner sur un problème de suspension au point d’attache du châssis. Ce détail compte, car il a inscrit cette 904 dans une vraie trajectoire de course, pas seulement dans une histoire de garage.
Quelques semaines plus tard, la même voiture aurait réussi Mugello au général. L’épreuve, disputée le 21 juin 1964 sur le circuit routier, est décrite comme une course éprouvante, face à des Ferrari 250 GTO et des Alfa Romeo rapides. Le récit donne à cette Porsche une valeur plus concrète qu’une simple ligne de palmarès.
La suite de l’historique mentionne également Vallelunga, les 24 Heures de Daytona 1966 avec une 11e place, puis les 500 de Watkins Glen 1966 avec une victoire. Pour une voiture de collection, ce type de continuité sportive change beaucoup de choses : on ne parle pas d’un modèle rare posé sous housse, mais d’un châssis qui a réellement roulé dans des contextes importants.
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Deux moteurs reconstruits, un argument qui pèse lourd
Le point le plus sensible de cette annonce concerne la mécanique. La voiture est présentée avec deux moteurs reconstruits : un six-cylindres reconstruit par Ruf, actuellement installé, et un moteur quatre-soupapes Typ 587/3 reconstruit par le Dr Pohl.

Pour un acheteur potentiel, ce n’est pas un détail secondaire. Sur une Porsche 904, la question du moteur touche directement à l’authenticité, à l’utilisation possible et à la valeur patrimoniale de l’auto. Pouvoir associer un moteur installé à un deuxième bloc reconstruit donne plus de marge : rouler, exposer, conserver ou documenter plus finement l’histoire de la voiture.
Cas concret : un collectionneur qui hésite entre deux voitures d’époque ne va pas seulement comparer l’état de la carrosserie. Il va regarder la chaîne de propriété, les factures, l’inspection récente, les moteurs disponibles et la cohérence du dossier. Ici, la présence d’une inspection par le spécialiste Porsche Jochen Bader en mai 2026 renforce le sérieux du dossier, même si un contrôle indépendant resterait indispensable avant l’achat.
Le kilométrage affiché est de 4 094 km. Cette donnée doit être lue avec prudence sur une voiture de course de 1964, car le sens exact d’un kilométrage dépend toujours de l’historique de restauration, des compteurs, des reconstructions et des documents associés.

Pourquoi cette Porsche 904 porte autant l’attention
La Porsche 904 Carrera GTS est un modèle à charnière. Développée au début des années 1960, elle combine une carrosserie en fibre de verre, un semi-monocoque acier/fibre de verre et une approche plus moderne que les précédentes Porsche de compétition.

La source rappelle que Paul Frère, pilote et journaliste reconnu, surnommait la 904 « la première des modernes » dans son ouvrage The Racing Porsches – A Technical Triumph. Cette formule résume assez bien l’intérêt du modèle : la 904 arrive au moment où Porsche cherche à repartir d’une feuille blanche après ses prototypes tubulaires et ses engagements avec la 356 Carrera-Abarth GTL.
L’exemplaire présenté ajoute un autre facteur rare : une propriété actuelle annoncée depuis 1988. Dans le marché des voitures historiques, une longue propriété peut rassurer, à condition que les papiers, les restaurations et les interventions mécaniques soient correctement alignées.
L’annonce mentionne également des taxes européennes payées et une immatriculation. Là encore, c’est un point pratique important : une voiture de ce niveau peut devenir très complexe à déplacer, immatriculer ou exploiter si son statut administratif n’est pas clair.
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Conclusion
Il manque cependant une donnée que beaucoup d’acheteurs regarderont immédiatement : le prix. Le texte fourni ne l’indique pas. Sur une Porsche 904 avec ce niveau d’historique, ce silence ne change pas l’intérêt de l’auto, mais il impose une vérification directe auprès du vendeur avant toute lecture marché sérieux.
Cette 904 n’est donc pas seulement une belle Porsche ancienne qui réapparaît en annonce. C’est un châssis avec un récit sportif, une provenance longue, une inspection récente et une configuration mécanique qui mérite d’être étudiée pièce par pièce.
Source photos et vendeur : @Kidston SA
