175 ch, boîte auto et Crit’air 1, cette BYD hybride rechargeable vise directement la Dacia Sandero
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Avec 175 ch, une boîte automatique et un classement Crit’air 1 annoncé, la BYD Dolphin G DM-i attaque la Dacia Sandero sur un terrain que le low cost pensait encore maîtriser : la voiture abordable capable de circuler partout.
La Dacia Sandero ECO-G a longtemps eu une réponse simple à offrir aux automobilistes qui veulent payer moins cher sans passer au 100 % électrique : le GPL, un prix serré et une vraie facilité d’usage. Mais l’arrivée de la BYD Dolphin G DM-i change légèrement la nature du match.
Cette citadine hybride rechargeable ne joue pas seulement à la carte du tarif. Elle ajoute une boîte automatique, une puissance de 175 ch et la possibilité de rouler en électrique sur les parcours courts. Pour un acheteur urbain ou périurbain, ce n’est pas un détail.
Le point à garder en tête reste important : le tarif définitif et la disponibilité exacte sur le marché français doivent encore être confirmés. Mais sur le papier, BYD vise clairement les modèles accessibles qui servaient jusqu’ici de refuge face à la flambée des prix automobiles.
Une BYD taillée pour gêner la Sandero, mais pas avec la même recette
La Dolphin G DM-i repose sur une logique différente de celle de la Sandero ECO-G. Dacia met sur une solution simple, connue et peu coûteuse à l’usage : le GPL. BYD arrive avec une technologie plus complexe, mais aussi plus valorisante pour l’acheteur : l’hybride rechargeable.

La fiche annoncée donne le ton. La Dolphin G DM-i associe un moteur essence 1,5 litre à un moteur électrique, pour une puissance cumulée de 175 ch et 210 Nm de couple. La transmission est automatique, avec des roues avant motrices. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 8,3 secondes et la vitesse maximale à 180 km/h.

Face à une Sandero, l’écart de philosophie est net. La Dacia reste une voiture rationnelle, sobre dans son approche, pensée pour contenir le budget. La BYD cherche à donner plus de technologie et plus d’agrément, tout en restant dans une logique d’accès.

C’est là que le titre du match devient intéressant. La Dolphin G DM-i ne remplace pas mécaniquement une Sandero pour tout le monde. Elle devient surtout dangereuse pour Dacia si son prix final reste assez bas pour faire hésiter les acheteurs qui voulaient une voiture économique, mais qui rêvaient aussi d’une boîte auto et d’un usage électrique en ville.
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40 km en électrique : la promesse tient surtout pour les bons profils
La batterie annoncée affiche 7,5 kWh, pour environ 40 km d’autonomie électrique selon le cycle WLTP. Ce n’est pas énorme pour une hybride rechargeable, mais cela peut suffire à un usage quotidien très courant : déposer les enfants, aller au travail, faire les cours et rentrer le soir.

Exemple concret : un conducteur qui parcourt 25 à 35 km par jour et qui peut brancher la voiture à domicile chaque nuit pourrait rouler une grande partie de la semaine sans solliciter fortement le moteur essence. Dans ce cas, l’intérêt du PHEV devient réel, surtout en ville et en zone périurbaine.
Le même modèle devient moins convaincant pour un automobiliste qui n’a pas de prise à la maison ou au travail. Une hybride rechargeable non rechargée perd vite son principal avantage. Elle transporte une batterie sans vraiment l’exploiter et se rapproche alors d’un hybride classique plus lourd.
La consommation homologuée annoncée à 2,6 l/100 km et les émissions de CO2 à 60 g/km doivent donc être lues avec prudence. Ces valeurs supposent une batterie utilisée comme prévue. Elles ne définissent pas forcément la réalité d’un conducteur qui roule souvent batterie vide.

Crit’air 1, équipement généreux : l’offensive BYD devient plus concrète
Le classement Crit’air 1 annonce donne à cette BYD un argument très lisible pour les automobilistes concernés par les restrictions de circulation. Dans les zones à faibles émissions, ce critère peut peser autant que la puissance ou la finition.

La dotation rapportée sur la finition Active renforce également l’offensive. Régulateur adaptatif, assistance au maintien de voie, lecture des panneaux, surveillance d’angle mort, alerte de trafic transversal, caméra de recul, capteurs de stationnement avant et arrière : la Dolphin G DM-i semble vouloir éviter l’image de la voiture d’accès dépouillée.
Le confort suit la même logique avec la climatisation automatique, l’accès et le démarrage sans clé, un écran multimédia de 10,1 pouces, la navigation, Apple CarPlay, Android Auto et des jantes en alliage de 16 pouces. Si cette liste est confirmée sur les versions commercialisées en Europe, la comparaison avec les citadines abordables devient plus dure pour les marques installées.
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Conclusion
La vraie inconnue reste le prix final. C’est lui qui dira si la BYD Dolphin G DM-i est seulement une proposition intéressante ou une menace directe pour la Sandero. Car Dacia garde un avantage majeur : sa réputation, son réseau, la simplicité de son offre et un coût d’usage facile à comprendre.
Mais BYD appuie exactement là où le marché devient sensible : les automobilistes veulent payer moins, mais ils ne veulent plus nécessairement renoncer à la boîte automatique, aux aides à la conduite et à une solution compatible avec les restrictions urbaines. Si le Dolphin G DM-i tient son positionnement tarifaire, elle pourrait transformer une simple technique de comparaison en vrai dilemme d’achat.
