L’essence tombe à 18,5 % et le diesel à 5,8 % du marché européen, un recul du thermique plus rapide que ce que prévoyaient les constructeurs
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Les chiffres d’août 2025 confirment que le moteur thermique recule en Europe plus vite que ne l’avaient anticipé les constructeurs, l’essence tombant à 18,5 % du marché et le diesel à 5,8 %.
En août 2025, 29,2 % des voitures neuves immatriculées dans l’Union européenne, au Royaume-Uni et dans les pays de l’AELE étaient électriques, contre 20,2 % un plus tôt. Les données publiées par l’International Council on Clean Transportation (ICCT) et l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) dessinent une bascule qui s’accélère.
L’essence ne rapporte plus que 18,5 % des immatriculations sur la même période, le diesel s’effondrant à 5,8 %. Sur les huit premiers mois de l’année, les motorisations essence et diesel ne représentent plus qu’entre 27,9 % et 29 % du marché, contre 35,8 % un an plus tôt.
L’électrique s’installe, l’essence et le diesel décrochent
La progression de l’électrique est nette. Sur les huit premiers mois de 2025, sa part de marché cumulée atteint 23,2 %, selon l’ACEA, alors qu’elle plafonnait à 17,7 % à la même période en 2024.
À l’inverse, l’essence recule à 18,5 % des immatriculations d’août 2025 et le diesel tombe à 5,8 %. Ces deux motorisations, longtemps dominantes, ne cumulent plus qu’environ un quart des ventes.
Les hybrides, classiques comme mild-hybrid, ne résistent pas mieux. Elles pèsent 32,8 % du marché en août et 36,3 % en cumulé sur l’année, en légère hausse par rapport aux 34,7 % de la même période en 2024. Elles restent la porte d’entrée d’une partie des acheteurs qui veulent réduire leur consommation sans passer à la recharge.
Volkswagen réorganise déjà ses usines allemandes
Le recul du thermique dépasse le cadre des statistiques : il se joue aussi dans les usines. Volkswagen doit réduire la production de ses modèles thermiques et accélérer l’assemblage de ses électriques sur ses sites allemands, son marché domestique.

La raison tient en un chiffre : la nouvelle ID. Polo génère désormais plus de commandes électriques que thermiques pour la marque en Allemagne. C’est une première dans l’histoire du groupe. Quand un constructeur revoit ses lignes de production pour suivre la demande électrique, la bascule est déjà une réalité opérationnelle.

BMW Group affiche la plus forte proportion d’électriques parmi les constructeurs européens : 30 % de ses ventes entre janvier et août 2025, soit dix points de plus qu’un an plus tôt.
Une Europe à deux vitesses
Les moyennes européennes masquent des écarts considérables. Sur les huit premiers mois de 2025, la Norvège atteint 98 % de voitures neuves électriques, portée par des politiques fiscales incitatives. Le Danemark convient à 82 %, la Finlande à 50 %, l’Islande à 47 % et la Suède à 43 %.
À l’autre bout, la Croatie plafonne à 4 %. L’écart tient au niveau de revenu, aux aides publiques et à la densité des bornes de recharge, encore inégale selon les pays.
Le marché européen a franchi un seuil : près d’une voiture neuve sur trois était électrique en août 2025. La question porte désormais sur le rythme auquel les infrastructures, les politiques publiques et les habitudes de conduite suivront.
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Conclusion
La bascule enregistrée lors de la saison 2025 aura prouvé que la baisse du thermique s’est produite plus rapidement que ce que la plupart des plans d’affaires des constructeurs avaient anticipé. Désormais, l’enjeu principal ne réside plus dans la volonté d’achat des clients, mais dans la capacité des réseaux de recharge et des décideurs publics à accompagner cette montée en charge massive. Selon vous, le réseau de recharge actuel est-il prêt à encaisser cette généralisation rapide du véhicule électrique ?
