Franchise assurance auto : 5 astuces pour ne pas la payer
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En France, la franchise d’assurance auto peut représenter entre 150 € et 800 € par sinistre selon votre contrat, parfois davantage pour les jeunes conducteurs ou les véhicules haut de gamme. Cette somme, à régler de votre poche avant que l’assureur n’intervienne, peut peser lourd sur un budget après un accident. Pourtant, des leviers concrets permettent de la réduire, voire de l’éliminer.
Cet article détaille cinq approches pour réduire votre franchise assurance auto : ne pas déclarer les petits sinistres, souscrire une franchise assurance automobile nulle ou réduite, négocier le rachat de franchise, choisir la bonne couverture selon votre profil conducteur, et récupérer votre franchise lorsque vous n’êtes pas responsable de l’accident. Chaque stratégie est accompagnée de chiffres et de conditions concrètes pour vous aider à comment diminuer sa franchise de façon efficace.
Comprendre ce qu’est une franchise
La franchise est la somme que vous devez payer avant que votre assureur ne prenne en charge les frais restants. Par exemple, si votre sinistre coûte 2000 euros et que votre franchise est de 500 euros, vous devrez régler cette partie avant que l’assurance ne rembourse les 1500 euros restants.
Les franchises existent pour responsabiliser les assurés et éviter les petites réclamations qui pourraient entraîner une administration excessive. Elles représentent donc un certain équilibre entre risque et coût pour les assureurs.
Types de franchises
Il y a principalement deux types de franchises : la franchise relative et la franchise absolue. Avec une franchise relative, si le montant du sinistre dépasse la franchise, l’assureur prend en charge la totalité des frais. En revanche, avec une franchise absolue, vous payez toujours la franchise quel que soit le coût du sinistre.
Exemple chiffré pour la franchise relative : sinistre de 800 €, franchise relative de 300 € — vous êtes remboursé 500 €. Avec une franchise absolue, vous auriez payé 300 € dans tous les cas, même si le sinistre avait coûté 350 €.
| Type de franchise | Détail |
|---|---|
| Franchise relative | Si le montant du sinistre dépasse la franchise, l’assureur prend en charge la totalité des frais. |
| Franchise absolue | La franchise est payée en tout temps, même si le sinistre dépasse largement son montant. |
| Franchise dégressive | La franchise diminue chaque année sans sinistre déclaré, récompensant les bons conducteurs sur la durée. |
Il est essentiel de comprendre ces distinctions afin de choisir l’option qui convient le mieux à votre situation personnelle et financière. De plus, certaines assurances proposent des options spécifiques comme la garantie bris de glace où la franchise ne s’applique pas.
La franchise varie également selon le type de sinistre couvert. Dans le cadre d’une franchise assurance tous risques, les montants diffèrent selon qu’il s’agit d’une collision, d’un vol, d’un incendie ou d’un bris de glace. La franchise tiers collision — applicable lorsque vous êtes responsable d’un accident avec un autre véhicule — est souvent plus élevée que la franchise bris de glace. Vérifiez systématiquement les conditions particulières de votre contrat, car chaque garantie peut avoir sa propre franchise.
Comment est calculée la franchise d’assurance auto ?
Le montant de la franchise d’assurance auto est précisé dans votre contrat, avec des modalités spécifiques pour chaque garantie souscrite. En fonction du sinistre, la franchise peut varier.

Il existe trois types de calcul pour la franchise d’assurance auto, que ce soit en assurance au tiers ou tous risques :
- Un montant fixe en euros ;
- Un pourcentage sur le montant du remboursement du sinistre ;
- Une combinaison des deux (par exemple, 20% de prise en charge sur le coût total d’indemnisation, avec un plafond de 700 €).
Franchise « catastrophes naturelles »
En cas de sinistre dû à une catastrophe naturelle, la franchise est fixée à 380 € pour les véhicules terrestres à moteur selon la Fédération Française de l’Assurance (FFA) (montant en vigueur — vérifiez le montant actualisé), quel que soit le type de contrat d’assurance auto souscrit.
Franchise « bris de glace »
Les contrats d’assurance incluent souvent une franchise spécifique pour le bris de glace, généralement inférieure à celle des autres dommages couverts par le contrat.
Quelle franchise choisir selon votre profil conducteur ?
Le montant de la franchise ne dépend pas uniquement du contrat choisi : votre profil conducteur joue un rôle déterminant dans les options qui vous sont proposées et dans les leviers disponibles pour réduire votre franchise assurance auto.
Jeune conducteur (moins de 3 ans de permis)
Les assureurs appliquent systématiquement une majoration de franchise pour les conducteurs ayant moins de 3 ans de permis. Cette majoration atteint généralement 50 à 100 % selon les compagnies : une franchise standard de 400 € peut ainsi grimper à 600 ou 800 € pour un jeune conducteur. Cette surfranchise reflète le risque statistiquement plus élevé de sinistre dans les premières années de conduite.
Pour réduire cette franchise majorée, deux options concrètes existent : avoir effectué une conduite accompagnée (AAC), qui permet à certains assureurs de supprimer ou réduire la majoration, et suivre un stage de conduite post-permis agréé. Certains contrats spécifiques franchise assurance jeune conducteur intègrent une franchise dégressive dès la première année sans sinistre.
Conducteur expérimenté sans sinistre
Un conducteur avec plus de 5 ans de permis et un coefficient bonus-malus inférieur à 1 (idéalement 0,50 après 13 ans sans sinistre responsable, selon le système français régi par l’article A121-1 du Code des assurances) dispose d’un profil idéal pour négocier. Les assureurs sont prêts à proposer une franchise assurance tous risques réduite, voire un rachat de franchise à coût limité (+5 à +10 % sur la prime annuelle). C’est le moment de comparer les offres et d’utiliser votre historique comme argument de négociation.
Conducteur malussé
Un coefficient malus supérieur à 1 (par exemple 1,25 après un sinistre responsable) entraîne souvent une franchise imposée et élevée, sans possibilité de rachat. Les options sont limitées : certains assureurs spécialisés dans les profils à risque proposent des contrats avec franchise fixe non négociable. La priorité est alors de retrouver un bonus en évitant tout sinistre responsable pendant 2 ans consécutifs.
| Profil conducteur | Franchise typique | Levier de réduction |
|---|---|---|
| Jeune conducteur (< 3 ans de permis) | 400 € à 800 € (majoration 50-100 %) | Conduite accompagnée, stage post-permis |
| Conducteur expérimenté (bonus 0,50) | 150 € à 300 € | Négociation, rachat de franchise, franchise dégressive |
| Conducteur malussé (> 1,25) | 500 € à 1 000 € imposée | Options limitées, priorité au retour au bonus |
| Conducteur secondaire | Franchise du conducteur principal | Vérifier si une franchise spécifique s’applique au conducteur secondaire |
La notion de franchise conducteur principal vs conducteur secondaire mérite attention : dans certains contrats, la franchise est identique quel que soit le conducteur désigné au volant au moment du sinistre. Dans d’autres, une surfranchise s’applique si le conducteur secondaire est jeune ou malussé. Lisez attentivement les conditions particulières de votre contrat pour quelle franchise choisir assurance auto selon votre situation réelle.
Stratégies pour éviter de payer une franchise
Ne pas déclarer les petits sinistres
Dans certains cas, il peut être judicieux de ne pas déclarer le sinistre, surtout si les dommages sont minimes. Si le coût de réparation est proche ou inférieur au montant de la franchise, déclarer le sinistre directement à votre compagnie d’assurance pourrait augmenter vos cotisations sans réel avantage financier.
Attention : certains contrats imposent une obligation de déclaration sous peine de déchéance de garantie. Vérifiez vos conditions générales avant de ne rien signaler à votre assureur. La non-déclaration d’un sinistre obligatoire peut entraîner la nullité de votre couverture pour les sinistres ultérieurs.
En évitant de faire une déclaration pour chaque petit dommage, vous pouvez aussi préserver un dossier favorable auprès de votre assureur, ce qui pourra jouer en votre faveur lors de futures négociations.
Souscrire une assurance sans franchise ou à franchise zéro
Certaines compagnies offrent des polices d’assurance « sans franchise », également appelées contrats à franchise zéro assurance auto. Ces contrats existent chez plusieurs assureurs en échange d’une surprime de 10 à 30 % selon les offres et le profil du conducteur. Concrètement, pour une prime annuelle de 800 €, opter pour la franchise zéro peut représenter un surcoût de 80 à 240 € par an. C’est une option intéressante pour ceux qui préfèrent la tranquillité d’esprit et souhaitent minimiser les frais de sinistre responsable.
Opter pour une franchise plus basse en contrepartie d’une prime plus élevée
Au moment de la souscription ou de l’échéance annuelle, vous pouvez choisir le niveau de franchise qui s’appliquera à votre contrat. Opter pour une franchise basse (par exemple 150 € au lieu de 500 €) entraîne mécaniquement une prime plus élevée. Ce choix se fait selon votre capacité à absorber un reste à charge en cas de sinistre : si vous ne disposez pas d’une épargne de précaution suffisante, une franchise basse est préférable même si elle coûte plus cher à l’année.
Examinez attentivement les conditions pour ne pas payer de franchise avant d’opter pour cette solution. Évaluez si cette augmentation des cotisations est réellement bénéfique à long terme en fonction de votre fréquence d’utilisation du véhicule et de votre historique de sinistres.
Pour comparer les offres disponibles selon votre profil, consultez notre article sur comment trouver une assurance auto pas cher.
Quand vaut-il mieux ne pas déclarer un sinistre ? Le calcul à faire
La décision de déclarer ou non un sinistre à son assureur repose sur un calcul coût-bénéfice précis. Voici la méthode pour trancher rapidement.
La règle de base
Si le coût du sinistre est inférieur ou égal à votre franchise, ne déclarez pas : vous ne percevrez aucune indemnisation et vous risquez une hausse de prime. Si le coût dépasse légèrement la franchise, le calcul est plus subtil.
Intégrer l’impact sur la prime future
Un sinistre responsable entraîne l’application du coefficient malus, soit une majoration de 25 % sur votre prime annuelle (conformément à l’article A121-1 du Code des assurances). Exemple concret : sinistre de 600 €, franchise de 500 €, prime annuelle actuelle de 800 €. Déclarer vous rapporte 100 € de remboursement net, mais génère +200 €/an de prime pendant au moins 2 ans, soit une perte nette de 300 €. Dans ce cas, il vaut mieux payer les 600 € de réparation soi-même.
En revanche, pour un sinistre de 3 000 € avec une franchise de 500 €, le remboursement net de 2 500 € compense largement la hausse de prime sur 2 ans (+400 € au total). La déclaration est ici clairement avantageuse.
Cas particulier du bris de glace
Le bris de glace est souvent sans impact sur le coefficient bonus-malus, contrairement aux sinistres responsables classiques. Déclarer un bris de glace est donc généralement avantageux, surtout si votre franchise bris de glace est faible (souvent entre 50 € et 150 €) et que le remplacement d’un pare-brise coûte entre 200 € et 800 € selon le modèle (et peut dépasser 1 500 € pour les véhicules récents équipés de systèmes d’aide à la conduite ADAS). Vérifiez toutefois que votre contrat confirme l’absence d’impact sur le bonus-malus pour cette garantie.
Rappel contractuel
Avant de ne rien déclarer, vérifiez l’obligation contractuelle de déclaration dans vos conditions générales. Conformément à l’article L113-2 du Code des assurances, certains contrats imposent une déclaration dans les 5 jours ouvrés suivant le sinistre (2 jours en cas de vol), sous peine de déchéance de garantie. Cette obligation s’applique même si vous décidez ensuite de ne pas demander d’indemnisation.
Négocier avec l’assureur
Négocier sa franchise assurance est une démarche concrète qui peut aboutir à des économies significatives, à condition de s’y prendre au bon moment et avec les bons arguments.
Quand négocier ?
Le meilleur moment est à l’échéance annuelle, en respectant le préavis de 2 mois imposé par la loi Châtel. Après 3 ans sans sinistre responsable, votre dossier est suffisamment solide pour justifier une renégociation. Un changement de véhicule ou un déménagement sont également des opportunités à saisir pour revoir l’ensemble des conditions de votre contrat.
Quels arguments utiliser ?
Trois arguments portent concrètement : votre historique sans sinistre (relevé d’information à demander à votre assureur actuel), votre ancienneté client (au-delà de 5 ans, vous avez une valeur commerciale réelle pour l’assureur), et une offre concurrente obtenue via un comparateur en ligne. Présenter un devis concurrent avec une franchise inférieure ou un rachat de franchise inclus est souvent le levier le plus efficace.
Par quel canal négocier ?
Privilégiez un échange écrit — email ou courrier recommandé avec accusé de réception — pour garder une trace de l’accord obtenu. Un engagement verbal de votre conseiller n’a aucune valeur contractuelle. Demandez systématiquement un avenant écrit si votre assureur accepte de modifier votre franchise.
Le rachat de franchise
Le rachat de franchise assurance auto est une garantie optionnelle qui supprime ou réduit la franchise applicable en cas de sinistre, moyennant une surprime. Cette option peut être souscrite à la signature du contrat ou ajoutée par avenant à l’échéance. Elle est particulièrement pertinente pour les conducteurs fréquents ou professionnels qui utilisent leur véhicule quotidiennement et ne peuvent pas se permettre un reste à charge imprévu.
Franchise et accident non responsable : pouvez-vous récupérer votre argent ?
Lorsque vous n’êtes pas responsable d’un accident, vous n’avez pas à supporter définitivement le poids de votre franchise. Des mécanismes précis permettent de récupérer cette somme, à condition de connaître la procédure.
Accident avec tiers identifié non responsable
Si un tiers est clairement identifié comme responsable de l’accident (constat amiable signé, rapport de police), son assureur est tenu de vous indemniser intégralement, franchise comprise. Votre propre assureur peut avancer l’indemnisation puis exercer un recours tiers responsable contre l’assureur adverse. Exemple concret : sinistre de 2 000 €, franchise de 500 € payée, tiers responsable identifié — vous récupérez vos 500 € via votre assureur ou directement auprès de l’assureur du tiers.
Dans ce cas, le sinistre n’entraîne pas non plus de malus sur votre contrat, puisque vous n’êtes pas reconnu responsable. Conservez précieusement le constat amiable et tout document attestant la responsabilité du tiers.
Accident avec tiers non identifié (délit de fuite)
En cas de délit de fuite ou d’accident avec un véhicule non assuré, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) peut intervenir pour indemniser les victimes. Selon les informations du FGAO, le Fonds prend en charge les dommages corporels et, sous conditions, les dommages matériels. La demande doit être déposée dans un délai de 3 ans à compter de l’accident (article R421-14 du Code des assurances). Notez que le FGAO applique une franchise minimale légale pour les dommages matériels (actuellement 1 135 € pour les véhicules terrestres à moteur — vérifiez le montant actualisé).
Procédure pour initier le recours
Pour un accident non responsable franchise, la démarche se déroule en trois étapes : déclarez le sinistre à votre assureur en précisant que vous n’êtes pas responsable et en joignant le constat amiable ; demandez à votre assureur d’exercer le recours subrogatoire contre l’assureur du tiers responsable ; suivez l’avancement du dossier — le délai de remboursement de la franchise varie de 1 à 6 mois selon la complexité du dossier et la réactivité de l’assureur adverse. En cas de litige, le médiateur de l’assurance peut être saisi gratuitement.
Rachat de franchise et autres possibilités
Le rachat de franchise est une procédure qui permet aux assurés de payer un supplément pour éliminer, partiellement ou totalement, leur responsabilité en termes de franchise. Cette option est particulièrement intéressante pour les conducteurs fréquents ou les professionnels qui utilisent leur véhicule constamment.
La franchise dégressive mérite une attention particulière : elle diminue chaque année sans sinistre déclaré. Par exemple, une franchise initiale de 600 € peut descendre à 400 € après 2 ans sans sinistre, puis à 200 € après 4 ans, pour disparaître totalement après 6 ans selon les contrats. Ce mécanisme récompense les bons conducteurs sur la durée et constitue une alternative intéressante au rachat de franchise immédiat.
| Option | Détail | Coût estimé |
|---|---|---|
| Rachat de franchise | Payer un supplément pour éliminer totalement ou partiellement la franchise. Particulièrement utile pour les conducteurs fréquents. | +5 à +15 % sur la prime annuelle |
| Assurance sans franchise | Opter pour une police d’assurance sans franchise, idéale pour ceux qui préfèrent la tranquillité d’esprit. | +10 à +30 % sur la prime annuelle |
| Franchise dégressive | Les franchises diminuent au fil des années si aucun sinistre n’est déclaré, récompensant ainsi les bons conducteurs. | Inclus dans certains contrats, sans surprime |
| Franchise modulable | Vous choisissez le niveau de franchise à la souscription selon votre capacité de reste à charge. Plus la franchise est basse, plus la prime est élevée. | Variable selon le niveau choisi |
| Franchise kilométrique | La franchise varie selon le kilométrage annuel déclaré. Adaptée aux petits rouleurs qui bénéficient d’une franchise réduite en contrepartie d’un usage limité. | Réduction possible de 10 à 20 % sur la prime |
En fonction de votre profil et de l’utilisation que vous faites de votre véhicule, le rachat de franchise peut se révéler très avantageux. Cependant, comparez toujours les offres et faites attention aux clauses spécifiques qui pourraient limiter cette couverture. Pour trouver la formule la plus adaptée à votre situation, utilisez un comparateur assurance auto franchise en ligne qui vous permettra de visualiser les différences de prime selon le niveau de franchise choisi.
L’assurance sans franchise est idéale pour ceux qui préfèrent un modèle prévisible et constant de dépenses. Elle convient particulièrement aux conducteurs de véhicules récents (moins de 3 ans) dont la valeur de remplacement est élevée, et aux bons conducteurs qui peuvent négocier la surprime à la baisse grâce à leur historique. Assurez-vous toutefois de bien lire toutes les conditions associées à ces types de polices, car certaines exclusions peuvent s’appliquer — notamment en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, où la franchise reste systématiquement due.
Peut-on modifier sa franchise en cours d’année ?
La question revient fréquemment : est-il possible de changer le niveau de franchise sans attendre l’échéance annuelle de son contrat ? La réponse dépend de la situation et du type de modification souhaitée.
En cours d’année
Modifier sa franchise en cours d’année est possible uniquement avec l’accord explicite de l’assureur. Cette modification prend la forme d’un avenant au contrat, souvent payant (entre 15 € et 50 € selon les compagnies). L’assureur n’est pas obligé d’accepter : si votre profil de risque a évolué défavorablement (sinistre récent, malus), il peut refuser la modification ou l’accepter avec une surprime significative.
À l’échéance annuelle
L’échéance annuelle est le moment privilégié pour négocier sa franchise assurance ou changer d’assureur. La loi Hamon (entrée en vigueur le 1er janvier 2015) permet la résiliation à tout moment après 1 an de contrat, sans frais ni pénalités. Concrètement, vous pouvez souscrire un nouveau contrat avec une franchise plus avantageuse chez un concurrent, et ce dernier se charge des formalités de résiliation à votre place.
Lors d’un changement de véhicule
L’acquisition d’un nouveau véhicule constitue une opportunité de renégocier l’ensemble des conditions de votre contrat, y compris le niveau de franchise. C’est également le moment d’évaluer si un rachat de franchise est pertinent compte tenu de la valeur du nouveau véhicule.
Timing optimal et loi Châtel
La loi Châtel oblige votre assureur à vous informer de la date d’échéance et du délai de résiliation entre 3 mois et 15 jours avant l’échéance. Dès réception de cet avis, contactez votre assureur par écrit avec une offre concurrente en main pour modifier votre franchise assurance auto dans les meilleures conditions. Si votre assureur ne respecte pas ce délai d’information, vous pouvez résilier à tout moment sans préavis.
Conditions pour ne pas payer de franchise
Pour finir, il est essentiel de bien connaître les conditions de votre contrat d’assurance. Certaines situations particulières permettent de ne pas payer de franchise dans le cadre d’un accord spécifique avec l’assureur.
Par exemple, certaines assurances proposent des franchises dégressives. Si aucun sinistre n’est déclaré pendant plusieurs années, la franchise peut progressivement diminuer jusqu’à disparaître totalement. Dans certains cas, des programmes de fidélité récompensent les bons conducteurs par des réductions sur leurs franchises. Retrouvez également notre article sur choisir son assurance voiture : tout ce qu’il faut savoir.
Une combinaison de bonnes pratiques, de négociation et d’une analyse minutieuse des différentes options disponibles peut grandement aider à minimiser, sinon éliminer, les frais liés aux franchises. Prenez le temps d’explorer chaque possibilité et choisissez celle qui répond le mieux à vos besoins financiers et personnels.
FAQ sur la franchise d’assurance et comment la réduire
Qu’est-ce qu’une franchise d’assurance ?
La franchise d’assurance est la somme que vous devez payer de votre poche avant que votre assureur ne prenne en charge les frais restants d’un sinistre. Son montant est précisé dans votre contrat et peut varier selon le type de garantie et le sinistre concerné.
