Ce SUV hybride chinois de 500 ch promet 150 km en électrique, et il pourrait bousculer le premium européen
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Le constructeur chinois GAC débarque au Mondial de l’Auto 2026 avec un grand SUV hybride rechargeable de 500 ch et 150 km d’autonomie électrique, doté comme un premium et proposé à un prix d’attaque.
GAC, pour Guangzhou Automobile Group, reste quasi inconnu en France. Au Mondial de l’Auto 2026, le stand du constructeur est pourtant pris d’assaut. La raison tient en un modèle : le GS7, un SUV hybride rechargeable de 4,73 m qui bouscule les repères du segment.
La marque chinoise n’a rien d’un novice. Fondée en 1997, elle est partenaire de Toyota et Honda depuis vingt ans. Contrairement à BYD, Geely ou Chery, des groupes privés, GAC est une entreprise publique détenue par le gouvernement municipal et provincial de Canton, à l’image de SAIC, propriétaire de MG.
Un SUV hybride rechargeable de 500 ch et 150 km en électrique
Le GS7 se décline en deux motorisations hybrides rechargeables. La version propulsion développe 386 ch avec une batterie de 21,3 kWh, pour environ 100 km en tout-électrique. La version 4×4 grimpe à 500 ch grâce à un accumulateur de 36,3 kWh et revendique 150 km d’autonomie électrique.
Le constructeur affiche ces chiffres sur son stand, mais ils restent des valeurs constructeur, à confirmer en conditions réelles. Sur le papier, le duo puissance/autonomie du GS7 4×4 n’a guère d’équivalent direct dans la catégorie.
Un équipement de luxe et un ticket d’entrée valant entre 45 000 et 50 000 €
À bord, GAC vise le premium : écran central de 15,6 pouces, affichage tête haute, sellerie en cuir Nappa, sièges massants, portes à fermeture assistée électriquement et système audio de 22 haut-parleurs. Une dotation qui cible frontalement les SUV premium européens.
Les tarifs officiels du GS7 n’ont pas encore été annoncés. Un ticket d’entrée entre 45 000 et 50 000 € semble toutefois réaliste au regard du positionnement. À ce prix, le GS7 joue sur deux tableaux : plus équipé que bien des Européens, moins cher à prestations égales.
Pour tenir ce rapport prix/équipement, GAC a choisi l’assemblage en Europe. Ses modèles sortiront de l’usine de Magna Steyr à Graz, en Autriche, afin de réduire les droits de douane et de garantir des tarifs agressifs. En contrepartie, l’assemblage ne portant pas sur la fabrication, ces autos ne peuvent pas prétendre à l’éco-score ni aux aides françaises associées.
De quoi bousculer la prime européenne ?
La pression sur les constructeurs européens dépasse le seul GS7. À ses côtés, la gamme 100 % électrique Aion aligne des prix serrés : 26 990 € pour la berline compacte UT, forte de 204 ch et d’une batterie LFP de 60 kWh utiles, et 35 990 € pour le SUV compact V, riche de 75 kWh nets.

Le V donne la mesure du rapport de force. Même en déduisant un coup de pouce de 3 600 €, un Peugeot 3008 aux prestations équivalentes réclame au moins 41 490 €, soit 5 500 € de plus. Le Citroën ë-C5 Aircross s’en approche davantage, avec un coût très proche une fois le bonus éco-score déduit (37 390 €). Mais l’Aion V se distingue : garanti 8 ans ou 160 000 km, dont 200 000 km sur la batterie, il reçoit d’office des sièges électriques à mémoire, chauffants et ventilés.

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Conclusion
Un concurrent sérieux demeure : le Tesla Model Y, aidé par ses bonifications. Pour le reste, GAC avance un duo difficile à contrer : un niveau d’équipement de segment supérieur, à un prix inférieur. Le tout adossé à un réseau qui vise 50 points de vente début 2027, puis le double un plus tard.
Le GS7 tient sa promesse sur le papier : 500 ch, 150 km en électrique et une dotation de luxe à prix d’attaque. Il faudra encore convaincre une clientèle européenne attachée aux marques installées, mais le constructeur chinois ne débarque pas les mains vides.
