Denza Bao 5 : le SUV chinois hybride rechargeable arrive avec 544 chevaux et un prix de luxe
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Le Denza Bao 5 arrive avec une promesse très agressive sur le papier : 544 chevaux, une autonomie électrique annoncée à 90 km et un look de grand SUV premium, mais son tarif le place déjà face aux références européennes les plus chères.
Denza avance ses pions en Europe. La marque premium du groupe BYD ne veut plus seulement exister à travers des berlines luxueuses ou des modèles de démonstration technologique. Avec le Bao 5, elle vise un terrain beaucoup plus visible : celui des gros SUV hybrides rechargeables, capables de séduire autant par leur puissance que par leur image.

Le problème, c’est que l’effet de surprise ne vient pas seulement de la fiche technique. Il vient aussi du prix. À 75 630 euros en entrée de gamme, ce SUV chinois ne cherche pas à casser le marché. Il arrive directement dans la zone d’un Land Rover Defender, avec tout ce que cela implique en matière d’image, d’attentes et de comparaison.
Un SUV chinois de 544 chevaux qui vise clairement le haut du panier
Le Denza Bao 5 n’a rien d’un SUV compact électrifié conçu pour faire du volume. Avec 4,91 mètres de long, une silhouette carrée et une présentation annoncée comme luxueuse, il se positionne dans la famille des grands SUV statutaires. Le parallèle avec un Land Rover Defender ou un Toyota Land Cruiser n’est donc pas anodin : Denza cherche un territoire robuste, premium et très identifiable.
La partie mécanique est le gros argument. Le Bao 5 associe un moteur thermique 1,5 litre quatre cylindres à une motorisation hybride rechargeable pour atteindre une puissance cumulée de 544 chevaux et 760 Nm de couple. Sur le papier, c’est énorme pour un SUV familial, même premium.
La batterie de 31,8 kWh permettrait jusqu’à 90 km d’autonomie électrique selon le cycle WLTP. C’est un chiffre important, car il peut changer l’usage quotidien du véhicule. Pour un conducteur qui recharge à domicile, les trajets de semaine pourraient se faire sans solliciter le moteur thermique, tout en gardant une grosse réserve de puissance pour les longs parcours.
Il faut toutefois garder une nuance essentielle : la puissance maximale dépend de l’état de charge de la batterie. Une fois celle-ci déchargée, le moteur thermique de 150 chevaux et 240 Nm ne peut pas, seul, maintenir les performances annoncées. Le 0 à 100 km/h en 4,8 secondes doit donc être lu comme une performance dans les meilleures conditions de fonctionnement hybride.
Le prix rapproche le Bao 5 d’un Land Rover Defender
Le ticket d’entrée annoncé donne le ton. Le Denza Bao 5 démarre à 75 630 euros en finition Elegance, déjà présentée comme bien équipée. La finition Ultimate monte à 85 720 euros et ajoute notamment la suspension DiSus-P, un système plus sophistiqué qui renforce le positionnement haut de gamme du modèle.
Face à lui, le Land Rover Defender démarre autour de 78 600 euros en diesel D250, selon les données rapportées, et environ 83 000 euros en version hybride rechargeable P300e de 300 chevaux. Le Denza a donc un avantage très net en puissance et, probablement, en rapport équipement-prix. Mais il ne joue pas la carte du SUV chinois bon marché.

Cas concret pour un acheteur français : entre un Bao 5 Elegance à 75 630 euros et un Defender d’entrée de gamme, l’écart de prix brut n’est pas suffisant pour trancher seul. Il faudra regarder l’équipement réel, la valeur de revente, la garantie, le réseau, mais aussi la fiscalité. C’est là que le Bao 5 risque de perdre une partie de son avantage.
Avec un poids annoncé de 2 940 kg, le SUV chinois pourrait être lourdement pénalisé par le malus masse en France. Caradisiac évoque au minimum 32 480 euros d’écotaxe. Si ce montant se confirme dans les conditions exactes d’homologation et de configuration, le prix réel pour l’acheteur français basculerait dans une autre catégorie.
BYD ne vient plus seulement concurrencer les généralistes
Le Bao 5 raconte surtout un changement de stratégie. BYD n’attaque plus uniquement l’Europe avec des voitures électriques rationnelles ou des modèles familiaux bien placés. Avec Denza, le groupe chinois teste une image premium, plus chère, plus technologique et plus ambitieuse.
Le corpus concurrent va dans le même sens : plusieurs médias présentent le Bao 5 comme un rival des grands tout-terrain établis, avec une offensive plus large autour de Denza en Europe. La marque ne se limite d’ailleurs pas à ce SUV. La sportive électrique Denza Z est annoncée à partir de 156 300 euros, avec une version cabriolet à 173 300 euros et une déclinaison Racing à 189 600 euros.

Cette montée en gamme peut fonctionner si Denza arrive à prouver que ses technologies valent réellement le prix demandé. La puissance impressionne, l’autonomie électrique annoncée est crédible pour un usage quotidien, et le design carré donne une vraie présence au Bao 5. Mais à ce niveau de tarif, les clients ne comparent pas seulement des chiffres. Ils comparent aussi une histoire de marque, un réseau après-vente et une confiance sur plusieurs années.
Le Denza Bao 5 a donc une vraie carte à jouer, mais pas celle que l’on attend parfois d’un constructeur chinois. Il ne vient pas casser les prix. Il vient dire qu’un SUV premium chinois peut coûter aussi cher qu’un SUV premium européen. Et c’est précisément ce pari qui rend son arrivée intéressante.
Source : Caradisiac
