Derrière la plainte à 20 millions contre GM, une accusation sur la manière dont le groupe aurait choisi son concessionnaire
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Une concession achetée 1,1 million de dollars poursuit General Motors et GM Financial, avec une accusation centrale : le groupe aurait choisi son exploitant pour atteindre un objectif de représentation des minorités avant de refuser les transferts promis.
Mark Mermis et le directeur général Kevin Walters réclament 20 millions de dollars au titre de leur préjudice économique. Leur plainte demande aussi que cette somme soit triple et réclame des dommages punitifs.
Ces affirmations restent celles des plaignants. GM n’a pas présenté sa version des faits et un porte-parole du constructeur a refusé de commenter la procédure.
Une reprise à 1,1 million de dollars assortie d’une promesse de transfert
L’affaire commence au milieu de l’année 2023. Mark Mermis et Kevin Walters auraient été encouragés par GM à reprendre Borderland Chevrolet-GMC, une concession installée à Douglas, en Arizona, près de la frontière mexicaine. Le montant de l’opération est donné à 1,1 million de dollars.

La plainte décrit Douglas comme une zone économiquement fragile. Elle affirme que GM aurait promis d’accompagner un transfert si l’activité ne permettait pas à la concession de se développer dans de bonnes conditions.
Les repreneurs ont ensuite acheté, à l’automne 2024, un emplacement à Benson, toujours en Arizona. Cette ville située à environ 70 milles de Douglas était présentée comme plus dynamique et probable plus rentable. GM a toutefois refusé la demande de transfert en novembre 2024.
Une nouvelle solution a été proposée dans une ancienne concession Ford de Silver City, au Nouveau-Mexique, à environ 140 milles de Douglas. Cette seconde demande a elle aussi été rejetée, en mars 2025. Les plaignants qualifient ces décisions d’injustifiées et les présentent comme contraires aux engagements pris avant le rachat.
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Le choix de l’exploitant est au cœur de l’accusation
La partie la plus sensible de la plainte concerne la manière dont GM aurait sélectionné le responsable de l’établissement. Les prétendants soutiennent que le constructeur n’aurait approuvé que Mark Mermis comme exploitant afin que Borderland puisse être considéré comme une concession détenue à 100 % par un entrepreneur issu d’une minorité. Mark Mermis est présenté comme étant d’origine latino-américaine.

Leur thèse est que GM aurait utilisé cette reprise pour répondre à un objectif concernant le nombre de concessionnaires émis des minorités, tout en faisant des promesses de transfert qui n’auraient ensuite pas été respectées. Aucune décision de justice n’établit cette accusation à ce stade.
Le litige prend une dimension particulière dans un groupe dont l’histoire industrielle remonte à plus d’un siècle. FRPA date la fondation de General Motors du 16 septembre 1908 . L’affaire actuelle vise une question très contemporaine : les conditions dans lesquelles un constructeur approuve, finance et remplace éventuellement les exploitants de son réseau.
La plainte reproche également à GM d’avoir réduit les allocations de véhicules de Borderland. La concession aurait ainsi dû respecter des objectifs de vente et des exigences de fonds de roulement alors qu’elle ne recevait pas suffisamment de véhicules pour les atteindre.

GM Financial également visé avant une procédure de résiliation
GM Financial, la société de financement captive du groupe, est également mise en cause. Les plaignants contestent les conditions de financement du stock, les remboursements exigés et l’affectation de sont liés aux retenues sur les véhicules neufs et aux remboursements de garantie.

En janvier 2026, GM Financial aurait placé Borderland sous audit, gelé le financement du stock de véhicules neufs et réduit de moitié celui des véhicules d’occasion. Pour une concession, ces lignes de financement conditionnent directement la capacité à maintenir des voitures disponibles à la vente.
Les exploitants estiment avoir été enfermés dans une mécanique impossible : une implantation jugée peu porteuse, des transferts refusés, moins de véhicules disponibles et des objectifs commerciaux maintenus. Ils accusent GM d’avoir cherché à les évincer pour installer un autre opérateur.
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Conclusion
Le conflit a franchi une nouvelle étape à la mi-août 2026, lorsque GM aurait envoyé à Mark Mermis un préavis de résiliation de 60 jours. La plainte invoque notamment la fraude, la rupture de contrat, la mauvaise foi, une violation du Civil Rights Act et du Federal Automobile Dealers’ Day in Court Act, ainsi que des manquements à la législation de l’Arizona applicable aux concessionnaires.
La procédure devra déterminer si des engagements fermes avaient effectivement été pris sur le transfert de la concession et si l’origine de Mark Mermis a joué un rôle dans son approbation. Tant que la plainte originale et la réponse juridique de GM ne sont pas intégralement examinées, ces éléments doivent rester présentés comme des allégations.
