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Jusqu’à 7 700 € pour acheter une voiture électrique, cette nouvelle aide vise les conducteurs qui roulent beaucoup

Par GillesMis à jour le 10 juillet 2026
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Une nouvelle aide à l’achat d’une voiture électrique doit arriver en septembre 2026 pour les conducteurs qui roulent beaucoup pour travailler, avec un plafond annoncé à 7 700 €.

Le dispositif vise un angle mort des aides actuelles : les automobilistes qui dépendent vraiment de leur voiture au quotidien, mais qui ne rentrent pas dans les cas les plus favorables du Coup de Pouce CEE ou du leasing social.

L’aide n’est pas encore ouverte. Le gouvernement prépare une première dite « gros roulettes », pensée pour certains actifs, notamment en zone rurale, qui utilisent leur personnel véhicule pour leur activité professionnelle.

Une aide pensée pour ceux qui roulent beaucoup, pas pour tous les acheteurs

Le cœur du dispositif tient en une idée simple : aider les conducteurs qui parcourent beaucoup de kilomètres pour travailler à basculer vers une voiture électrique.

Une aide pensée pour ceux qui roulent beaucoup, pas pour tous les acheteurs
Une aide pensée pour ceux qui roulent beaucoup, pas pour tous les acheteurs

Les profils visés seraient des ménages situés dans les déciles 6 à 8 de revenu fiscal de référence. C’est un point important, car ces automobilistes peuvent gagner trop pour profiter des aides maximales actuelles, sans avoir nécessairement les moyens d’acheter facilement une électrique neuve.

La condition d’usage annoncée est également précise : il envisagerait de parcourir au moins 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle. Les professionnels de santé libéraux en milieu rural sont cités parmi les exemples de publics concernés.

Cas concret : une infirmière libérale qui enchaîne les visites à domicile dans plusieurs communes, roule plus de 12 000 km par an et dépasse le plafond des aides les plus fortes pourrait entrer dans la cible du dispositif. Mais son éligibilité réelle dépendra du barème final et des justificatifs demandés.

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Jusqu’à 7 700 €, mais seulement sous conditions

Le montant maximal annoncé atteint 7 700 €. Ce plafond ne concernerait pas n’importe quelle voiture électrique : le véhicule devra respecter les critères déjà connus des aides récentes.

Renault - Renault Twingo e-tech
Renault – Renault Twingo e-tech

La voiture devra être électrique, peser moins de 2,4 tonnes, obtenir un éco-score d’au moins 60 et coûter moins de 47 000 €. Pour atteindre le niveau maximal, la batterie devra également être fabriquée en Europe.

Ce point limite naturellement le choix. L’aide ne doit pas servir à financer une électrique lourde ou très chère, mais plutôt des modèles compatibles avec les critères environnementaux français. Le dispositif s’inscrit donc dans la même logique que le Coup de Pouce CEE, avec une cible de revenus différents.

Le barème précis n’a pas encore été publié. Il faudra donc attendre les textes ou une communication officielle complète pour savoir si le montant de 7 700 € sera accessible à beaucoup de ménages ou seulement à une partie très réduite des dossiers.

Pourquoi cette aide arrive après le bonus et le leasing social

Depuis 2025, le Coup de Pouce CEE a remplacé le bonus écologique pour les particuliers et, par extension, pour certaines entreprises individuelles. Son montant dépend fortement des revenus.

Twingo vue du volant
@Renault : Twingo vue du volant

Les foyers les plus modestes peuvent jusqu’à 5 700 €, avec une majoration possible de 2 000 € si la batterie est produite en Europe. Mais entre cette aide maximale et le leasing social réservé aux ménages plus contraintes, une partie des conducteurs reste mal couverte.

C’est précisément ce vide que les premiers « gros roulettes » cherchent à combler. Elle ne vise pas seulement l’achat d’une voiture électrique pour des raisons écologiques. Elle cible ceux pour qui la voiture reste un outil de travail, parfois impossible à remplacer par les transports en commun.

L’ouverture des dossiers est annoncée pour septembre 2026, avec une fin prévue au 31 décembre 2026. Les modalités de demande, les justificatifs attendus et les seuils exacts de revenus restent les points à surveiller avant de se projeter sur un achat.

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Conclusion

Avec cette prime « gros rouleurs », le gouvernement ajuste son tir en transformant une aide sociale en une subvention axée sur l’usage professionnel et géographique. Reste à savoir si la complexité des justificatifs demandés pour prouver les 12 000 km annuels ne refroidira pas les ardeurs des acheteurs d’ici la clôture du guichet le 31 décembre 2026. Pensez-vous que baser l’attribution des aides sur le kilométrage réel parcouru soit une méthode plus juste et efficace pour décarboner le parc automobile, ou estimez-vous que les critères basés uniquement sur les revenus doivent rester la priorité absolue ?

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Gilles

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