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Kia fait plus que doubler ses ventes électriques en France, et cette percée coréenne change le rapport de force avec Renault, Volkswagen et Stellantis sur le segment abordable

Par Gilles MarchettiMis à jour le 12 octobre 2026
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Kia a plus que doublé ses immatriculations de voitures électriques en France depuis janvier, une percée qui remplace la marque coréenne face à Renault, Volkswagen et Stellantis sur le segment abordable.

Les chiffres publiés par l’ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles, racontent une bascule. Entre janvier et août 2026, Kia a immatriculé 377 078 véhicules particuliers sur le marché combiné UE, AELE et Royaume-Uni, soit 9 % de plus qu’un an plus tôt, alors que l’ensemble du marché n’a gagné que 5,8 %.

La marque coréenne atteint 4,1 % de part de marché, neuvième position toutes marques confondues. Sjoerd Knipping, directeur général opérationnel de Kia Europe, attribue cette performance à la largeur et à la maturité de la gamme électrifiée du constructeur.

La France et l’Allemagne tirent une percée à contre-courant

Sur le seul segment électrique, les progressions sont plus nettes encore. Les immatriculations de voitures électriques Kia ont bondi de 120 % en France et de 112 % en Allemagne entre janvier et août 2026. Le Royaume-Uni suit à 66 %, l’Espagne à 60 % et l’Italie à 41 %.

C’est en France que le signal est le plus fort. Doubler ses volumes électriques sur un marché où Renault, Volkswagen et Stellantis défendent leurs positions historiques ne relève pas d’un simple effet de base. La marque répond à une demande réelle, portée par un rapport qualité-prix solide et l’éligibilité de plusieurs modèles au bonus écologique.

Cette dynamique s’appuie sur des volumes déjà significatifs. En 2024, Kia France a réalisé un chiffre d’affaires de 1 188 millions d’euros avec un effectif de plus de 100 personnes, selon Xerfi.

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L’EV2 sous 27 000 €, l’arme du segment abordable

La gamme électrique de Kia couvre un large spectre : de l’EV2 d’entrée de gamme au grand SUV EV9 à trois rangées, en passant par les EV3, EV4, EV5, EV6 et l’utilitaire PV5. C’est l’EV2 qui porte l’offensive sur le segment abordable.

Lancé en début d’année, il démarre à 26 600 € en Allemagne et 22 245 livres au Royaume-Uni, pour une autonomie qui atteint 453 kilomètres grâce à ses deux options de batterie. En France, il est commandable à partir de 26 670 € en entrée de gamme, et 33 320 € en version grande autonomie. Produit dans l’usine de Žilina, en Slovaquie, il peut prétendre aux aides à l’achat liées à l’origine européenne.

Ce positionnement place Kia face aux citadines et SUV compacts des marques européennes, à un prix où l’autonomie de 453 km n’impose plus de compromis. La production européenne de l’EV2 et de l’EV4 lui permet également de viser les critères d’origine des dispositifs d’aide à l’achat, dont le bonus français.

Une plateforme 800 volts qui change le rapport de force

La percée de Kia repose également sur une base technique commune avec Hyundai et Genesis : la plateforme E-GMP et sa charge rapide en 800 volts. Concrètement, des temps de recharge raccourcis par rapport à des concurrents qui plafonnent à des tensions plus basses.

Sur le segment électrique, Kia capte désormais 4,8 % du marché européen, septième place au classement. Cette montée s’est construite sur plusieurs années de recherche et de développement. La marque, présente dans le véhicule électrique en France depuis plus de dix ans, fabrique désormais une partie de ses modèles en Europe.

Pour un acheteur français, la conséquence est directe : une offre électrique accessible, produite en Europe et éligible aux aides, qui vient bousculer les références installées sur le créneau le plus disputé du marché.

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Conclusion

En combinant une fabrication basée en Slovaquie, des tarifs sous la barre des 27 000 € et jusqu’à 453 km d’autonomie, Kia démontre qu’un constructeur asiatique peut s’adapter parfaitement aux exigences réglementaires et fiscales du marché français. Selon vous, les constructeurs historiques français et allemands pourront-ils maintenir leur hégémonie face à l’offensive des modèles électriques européens de Kia ?

 

 

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Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

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