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La Chine attaque Lamborghini avec 1 600 ch et des prix agressifs, mais le patron italien refuse de paniquer

Par JacquelineMis à jour le 24 août 2026
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Avec 1 600 ch annoncés et un tarif plusieurs fois inférieur à celui d’une Revuelto, la Chine pousse Lamborghini dans ses retranchements, mais Stephan Winkelmann refuse de réduire une supercar à une fiche technique.

La nouvelle bataille des supercars ne se joue plus seulement entre l’Italie, l’Allemagne ou l’Angleterre. Elle arrive aussi de Chine, avec des modèles électriques ou hybrides capables d’afficher des puissances folles, des accélérations très basses et des prix beaucoup plus agressifs.

Lamborghini observe pourtant ce mouvement sans panique apparente. Pour son patron Stephan Winkelmann, les chiffres impressionnent, mais ils ne suffisent pas à fabriquer ce que la marque italienne vend depuis des décennies : une sensation, une image, un son, une forme de théâtre mécanique.

Lamborghini Manifesto design extérieur
@Lamborghini : Manifesto design extérieur

La Denza Z met une pression très concrète sur Lamborghini

Le symbole le plus visible de cette offensive s’appelle Denza Z. Cette supercar électrique, liée à l’écosystème BYD, revendique environ 1 600 ch. Son 0 à 100 km/h serait abattu en moins de deux secondes, avec une vitesse maximale pouvant atteindre 350 km/h.

Sur le papier, le message est brutal. La Chine n’arrive plus seulement avec des SUV électriques familiaux ou des berlines bien équipées. Elle vise aussi le territoire des supercars, avec des fiches techniques capables de rivaliser avec les références européennes.

Denza Z vue de face
@Denza : Z vue de face

Le prix rend le duel encore plus piquant. La Denza Z doit débuter en France à 156 300 €. À côté, une Lamborghini Revuelto, avec son V12 hybride rechargeable de 1 015 ch, se situe plutôt autour de 550 000 €. L’écart n’est pas marginal : il change complètement la lecture du rapport puissance-prix.

Pour un acheteur fasciné par les chiffres, le calcul peut sembler évident. Pourquoi payer beaucoup plus cher pour moins de chevaux sur la brochure ? C’est précisément là que Lamborghini veut déplacer le débat.

Winkelmann défend ce que la Chine ne copie pas encore facilement

Stephan Winkelmann ne nie pas la progression chinoise. Il reconnaît même une avance dans certains domaines, notamment le logiciel. Mais le patron de Lamborghini refuse de voir ces supercars électriques comme une menace directe à court terme.

Son argument tient en une idée simple : une Lamborghini ne se résume pas à sa puissance. La sonorité, les sensations, la mise en scène, l’héritage et l’image de marque pèsent lourd dans l’achat. Surtout sur un marché où le client ne cherche pas seulement le meilleur chrono.

Exemple concret : un conducteur peut être attiré par une Denza Z pour ses 1 600 ch, son accélération et son prix. Mais un client Lamborghini paie aussi pour le bruit d’un V12, l’histoire de Sant’Agata Bolognese, la rareté perçue et le regard que la voiture déclenche avant même de démarrer.

C’est ce terrain-là que Winkelmann juge encore difficile à attaquer. Les marques chinoises peuvent progresser très vite sur la batterie, les moteurs, les écrans ou les aides électroniques. Construire une mythologie automobile crédible prend plus de temps.

Le vrai risque pour Lamborghini n’est pas immédiat, mais il existe

La position de Lamborghini reste cohérente avec sa stratégie électrique. Le concept Lanzador, présenté en 2023 comme un signal vers un futur modèle à batterie, doit finalement mener à une hybride rechargeable. Le premier modèle 100 % électrique de la marque n’arrivera pas avant 2030.

La raison avancée est claire : la technologie ne serait pas encore assez mature pour répondre aux exigences de Lamborghini. En clair, la marque ne veut pas lancer une électrique qui serait rapide mais incapable de restituer le niveau d’émotion attendu par ses clients.

Cette prudence peut protéger Lamborghini d’un virage mal maîtrisé. Mais elle comporte aussi un risque. Les constructeurs chinois avancent vite, et pas seulement sur la puissance. Le design, le châssis, le logiciel et la gestion de l’énergie progressent à chaque génération.

Lamborghini Manifesto vue arrière
@Lamborghini : Manifesto vue arrière

Le marché des voitures d’exception montre déjà une tension intéressante : d’un côté, des électriques de plus en plus puissantes ; de l’autre, une demande persistante pour les moteurs nobles, les boîtes manuelles, les V12 et les sensations analogiques. Lamborghini mise clairement sur cette deuxième corde, au moins pour l’instant. Découvrez notre article sur une Lamborghini Countach 25th Anniversary unique en Arancio Miura refait surface avec 25 900 km.

Le calme de Winkelmann n’a donc rien d’absurde. Mais il ne doit pas masquer le fond du sujet : si une marque chinoise parvient un jour à combiner performances extrêmes, prix agressif, design désirable et vraie désirabilité de marque, le débat ne portera plus seulement sur les chevaux.

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Auteur

Jacqueline

Passionnée par l'automobile et les innovations technologiques, je décrypte l'actualité des voitures, avec une expertise particulière dans les véhicules électriques. Grâce à une veille constante et une connaissance approfondie du secteur, je partage des analyses, des comparatifs et des informations clés pour aider mes lectrices et lecteurs à mieux comprendre les tendances et les évolutions du monde automobile

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