La Dodge Charger débarque enfin en Europe avec deux motorisations au choix
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La Dodge Charger, icône américaine qui fête ses 60 ans en 2026, débarque en Europe via l’importateur officiel KW Auto avec une stratégie inédite : proposer aux acheteurs européens un choix entre l’électrique pur et le thermique biturbo. Cet article détaille côte à côte les deux familles de motorisations avec leurs spécifications complètes, les prix indicatifs, les implications fiscales en France et la disponibilité réelle chez les importateurs.

Dodge Charger en Europe : deux motorisations pour deux visions de la muscle-car
Dodge n’avait plus de présence officielle en Europe depuis le début des années 2010. La nouvelle Charger arrive avec quatre configurations distinctes : deux carrosseries, coupé deux portes et berline quatre portes, croisées avec deux familles de motorisations, électrique et thermique.
L’importateur officiel est KW Auto, qui couvre l’Allemagne, la France, la Belgique et les Pays-Bas. C’est lui qui assure la distribution et le service après-vente sur ces quatre marchés.
Le V8 Hemi, symbole de la Charger depuis des décennies, ne sera pas disponible en Europe. À sa place : la plateforme STLA Large de Stellantis, et deux motorisations sans lien avec l’héritage atmosphérique de la marque. Première pour la Charger dans son histoire : toutes les versions proposées en Europe sont équipées de série d’une transmission intégrale.
Électrique ou thermique : les spécifications complètes des deux Charger
La Daytona R/T développe 536 ch et expédie le 0-100 km/h en moins de 5 secondes. La Daytona Scat Pack monte d’un cran : 670 ch, 850 Nm de couple, 0-100 km/h en 3,3 secondes et une vitesse maximale de 216 km/h.
Les deux versions électriques partagent une batterie de 100,5 kWh. L’autonomie selon le cycle EPA est annoncée à 510 km. En cycle WLTP, la norme européenne, l’estimation se situe entre 540 et 640 km. Ces chiffres restent à confirmer par des tests homologués en conditions européennes. La recharge de 5 % à 80 % s’effectue en 32,5 minutes sur une borne 400V.

Dodge a anticipé l’objection principale sur la version électrique : le silence. Le système Fratzonic Chambered Exhaust génère 126 dB au démarrage. Un son artificiel, breveté, conçu pour préserver l’identité sonore de la marque.
« Le retour de la Charger en Europe est un moment important pour la marque. Cela signifie réintroduire auprès des clients un modèle américain emblématique qui valorise le caractère et l’authenticité. »
— Fabio Catone, responsable Dodge Europe
Côté thermique, le moteur Hurricane 3.0 biturbo se décline en deux niveaux. La version standard annonce 420 ch et 637 Nm de couple. La version haute performance monte à 550 ch et 746 Nm, avec un 0-100 km/h en 3,9 secondes. Le six-cylindres en ligne remplace le V8 Hemi sur le marché européen, écarté pour non-conformité aux normes d’émissions.
Tarifs, malus et disponibilité : ce que coûtera vraiment la Charger en France
Aucun tarif européen officiel n’a été communiqué à ce jour. Le prix de départ aux États-Unis est de 59 995 dollars. Ce chiffre ne reflète pas ce que vous paierez en France : les taxes d’importation, l’homologation européenne et la marge de l’importateur viendront s’y ajouter. La tarification finale reste une annonce à venir de la part de KW Auto.
Ce qui est connu, en revanche, c’est la facture fiscale pour la version thermique. Le malus écologique français peut atteindre 70 000 euros pour la Hurricane 550 ch, conformément au barème CO2 en vigueur. Sur un véhicule déjà positionné dans le segment premium, ce surcoût change radicalement l’équation financière.

La version électrique Daytona échappe à ce malus. Elle bénéficie également d’un régime fiscal plus favorable en matière de TVS pour les entreprises. Pour l’acheteur particulier français, le choix entre les deux motorisations est autant budgétaire que sensoriel.
La disponibilité passe par KW Auto en France. Le réseau est pour l’instant limité à cet importateur unique sur le territoire, ce qui implique des délais potentiellement plus longs qu’en concession traditionnelle et une expérience après-vente différente d’une marque disposant d’un réseau dense. Découvrez notre article sur la Dodge Charger électrique et thermique débarque en Europe !
Le choix entre électrique et thermique ne sera pas qu’une question de goût : la version thermique risque de devenir inabordable avec le malus français, tandis que la Daytona électrique se positionne comme la solution pragmatique pour conserver l’ADN Dodge. La vraie question pour l’acheteur français : 3,3 secondes en Daytona électrique sans malus, ou le six-cylindres biturbo avec jusqu’à 70 000 euros de pénalité fiscale ?
