La voiture électrique a gagné la bataille des ventes neuves en France, pas encore celle des routes
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L’électrique a pris le dessus sur le marché du neuf en France, mais le parc qui circule réellement reste très largement thermique.
En septembre, les modèles électriques ont représenté 42 % des immatriculations de voitures neuves en France, selon la Plateforme automobile, l’organisation représentative de la filière. Dans le même temps, les ventes de voitures à essence ont reculé de 39 % sur un an et celles de diesel de 62 %.
La transition est enclenchée, portée notamment par des prix des carburants toujours au plus haut. Mais entre les voitures vendues et celles qui roulent, l’écart reste énorme.
La bataille des ventes neuves est déjà gagnée
La dynamique ne fait plus guère de doute. En septembre, plus de quatre voitures neuves sur dix vendues en France étaient électriques, et la tendance s’accélère depuis plusieurs mois.

À l’inverse, l’essence recule de 39 % sur un an et le diesel plonge de 62 %. Le marché du neuf a clairement changé de camp.
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Sur les routes, la partie reste à jouer
Le contraste est net avec le parc qui roule. Au 1er janvier 2026, les véhicules électriques ne représentaient encore que 3,5 % des voitures en circulation, selon les données du ministère de la Transition écologique.
La quasi-totalité des voitures présentes sur les routes françaises reste thermique, et certaines rouleront encore des années. Renouveler l’ensemble du parc prendra du temps.
Les freins qui persistent
Plusieurs obstacles expliquent ce retard du parc. Le prix à l’achat reste le premier d’entre eux, devant l’autonomie sur la route et le plaisir de conduite.
Le contexte réglementaire n’aide pas non plus : le bonus écologique sur les voitures particulières neuves a été supprimé le 1er juillet 2025, selon Service Public. L’aide à l’acquisition a disparu au moment même où le marché accélérait.
Le marché du neuf a basculé, mais la bataille des routes ne fait que commencer. L’écart entre les 42 % de ventes et les 3,5 % du parc montre l’ampleur du chemin restant.
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Conclusion
Si la bataille commerciale du neuf est désormais gagnée par le 100 % électrique en France, la transition des routes réelles ne fait que commencer. Le grand écart entre des ventes neuves à 42 % et un parc roulant à 3,5 % illustre le temps nécessaire pour convertir l’ensemble des automobilistes, en particulier les ménages modestes dépendant du marché de l’occasion. Pensez-vous que l’État doive rétablir des aides à l’achat pour accélérer la conversion du parc d’occasion existant ?
