Radars de covoiturage : 135 € d’amende dès maintenant en Île-de-France

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Depuis le 2 mai 2025, les radars de covoiturage sont opérationnels sur le périphérique parisien et plusieurs autoroutes franciliennes. Les contrevenants risquent désormais une amende de 135 €. Le contrôle automatisé des voies de covoiturage est en marche La période de tolérance est terminée. Treize radars surveillent désormais les voies de covoiturage en Île-de-France. Les automobilistes seuls ou non référencés s’exposent à des sanctions.

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Où sont installés les radars de covoiturage ?

Dix dispositifs Fareco ont été déployés sur le périphérique parisien, répartis équitablement dans chaque sens de circulation. Trois autres radars Pryntec sont en fonction sur les autoroutes A1 et A13.

Le système vise à sanctionner les conducteurs qui utilisent les voies de covoiturage sans passager ou sans être inscrits sur les listes d’utilisateurs agréés.

L’amende prévue est de 135 € (minorée à 90 € en cas de paiement rapide), sans retrait de points sur le permis.

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Une phase de contrôle progressive

David Belliard, adjoint à la mairie de Paris en charge des transports, a précisé que les contrôles débuteront avec modération. Le but est de réduire l’usage individuel de la voiture et de promouvoir des comportements écoresponsables, et non de générer des revenus.

Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, a confirmé que le dispositif reste en phase d’essai jusqu’à fin août. Une décision sera alors prise concernant sa pérennisation.

Quand et où risque-t-on une amende ?

Les radars fonctionnent selon des horaires précis et uniquement lorsque les voies sont actives (signalées par un losange blanc) :

  • Périphérique parisien (35 km) : 7h30-10h30 et 16h-20h (en semaine)
  • A1 Province-Paris (11,3 km) : 6h30-10h00
  • A1 Paris-Province (3 km) : 17h00-18h30
  • A13 Province-Paris (7 km) : 7h00-10h00

Depuis mars, la vitesse moyenne sur ces voies a augmenté de 7 à 8,5 km/h selon la mairie de Paris.

Comment fonctionnent les radars de covoiturage ?

Ces dispositifs utilisent la vidéo-verbalisation. Lorsqu’une infraction est détectée, un agent assermenté valide la photo. Les images ne montrent que les plaques d’immatriculation et des clichés floutés des occupants.

En l’absence d’infraction, les données sont effacées sous deux heures. Sinon, elles servent de preuve officielle.

Vers un changement des habitudes de conduite ?

Avec ces contrôles, les autorités espèrent inciter davantage d’usagers à pratiquer le covoiturage et désengorger les axes les plus fréquentés.

Selon vous, ce dispositif peut-il vraiment transformer la mobilité en Île-de-France ? Partagez votre opinion en commentaire !

Anna Lindo