La filiale hydrogène de Renault, Hyvia, est en sursis. Le Tribunal de commerce de Versailles lui a accordé quelques semaines supplémentaires pour tenter de se restructurer et trouver un repreneur, mais l’avenir de la société semble incertain.
Un projet ambitieux qui n’a jamais décollé
Lancée en 2021 sous la forme d’une coentreprise entre Renault et la société américaine Plug Power, Hyvia visait à développer des véhicules utilitaires fonctionnant à l’hydrogène. Mais, comme l’ont démontré de nombreux experts du secteur, cette technologie reste largement désavantagée face aux véhicules électriques à batterie (BEV).
Malgré des investissements conséquents, les coûts élevés et les difficultés de mise en place des infrastructures ont freiné le développement de la mobilité hydrogène, poussant des entreprises comme Hyzon, Nikola et General Motors à revoir leurs ambitions à la baisse.
À l’inverse, Renault semble avoir tiré les leçons de cette expérience et mise désormais sur une gamme complète de véhicules utilitaires électriques, allant du petit fourgon au grand modèle de livraison, baptisé Estafette E-Tech.
Pensez-vous que l’hydrogène a encore un avenir dans le transport routier ? Partagez votre avis en commentaire.
Une déclaration sans concession
Face à cette situation délicate, Hyvia a publié un communiqué qui met en lumière les obstacles majeurs rencontrés par l’entreprise :
« Depuis trois ans, Hyvia, l’une des premières entreprises à investir et innover dans la mobilité hydrogène, a développé une offre sur un marché qui, malheureusement, reste inexistant.
La trop lente évolution des écosystèmes de mobilité hydrogène en Europe et les coûts très importants de développement ont conduit à cette décision. »
Une déclaration qui montre que malgré ses efforts, l’entreprise n’a pas su trouver sa place dans un marché qui peine à se structurer.
L’électrique a-t-il définitivement pris le dessus ?
Si l’on observe les tendances mondiales, la réponse semble évidente. En Australie, la société Hyzon a récemment réduit sa présence, alors même que les ventes de véhicules électriques y connaissent une forte croissance. Aux États-Unis, Cox Automotive prévoit que 1 voiture neuve sur 4 vendue en 2025 sera entièrement électrique.
Le marché semble donc avoir tranché : les véhicules électriques à batterie prennent le dessus sur l’hydrogène, jugé trop coûteux et complexe à mettre en place.
Ce constat marque-t-il la fin de l’hydrogène pour Renault et d’autres constructeurs ? Ou pourrait-il encore jouer un rôle dans certaines applications spécifiques ? Dites-nous ce que vous en pensez en commentaire.
Source : Hyvia


