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Un SUV avec une benne de 900 litres, le Renault Niagara veut faire oublier l’Alaskan en Amérique latine

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 15 septembre 2026
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Avec sa benne de 900 litres, son habitacle connecté et sa base de SUV Boréal, le Renault Niagara tente de remplacer la formule très utilitaire de l’Alaskan par un pick-up pensé dès le départ pour l’Amérique latine.

Le Niagara ne ressuscite pas simplement l’ancien pick-up de Renault. Il change de recette. Au lieu de repartir du Nissan Navara comme l’avait fait l’Alaskan, ce nouveau modèle reprend les codes du Boréal, un SUV développé pour les marchés internationaux.

Le résultat reste bien un pick-up, mais Renault veut lui donner le confort, la présentation et les équipements numériques d’un SUV. La marque vise ainsi un marché latino-américain où ce type de véhicule occupe une place nettement plus importante qu’en Europe.

Renault Niagara design extérieur
@Renault : Niagara design extérieur

Une benne de 900 litres greffée sur la silhouette du Boréal

La parenté avec le Boréal apparaît immédiatement à l’avant. Le Niagara reprend un capot haut, une calandre verticale et des feux à LED divisés en plusieurs éléments. Le bouclier abandonne toutefois les surfaces noires brillantes au profit de protections en plastique brut, plus cohérentes avec un véhicule amené à quitter le bitume.

Renault remplace également le losange central par son nom écrit en toutes lettres sur la calandre. De profil, les jantes de 17 ou 18 pouces, les passages de roue protégés et les épaules marquées donnent au Niagara une allure plus robuste que celle du SUV dont il dérive.

La différence décisive se trouve derrière la cabine. La benne offre une capacité annoncée de 900 litres. À l’arrière, les demi-feux reliés par un bandeau noir rappellent le Symbioz, tandis que le nom Niagara est directement embouti dans la tôle.

Avec une longueur de 4,74 mètres, le nouveau Renault reste imposant sans atteindre le gabarit de certains grands pick-up. Ce format doit lui permettre de conserver une certaine polyvalence en ville tout en proposant un véritable espace de chargement.

Un habitacle de SUV avec Android Automotive et Google Gemini

La rupture se poursuit dans l’habitacle. Le tableau de bord reçoit deux écrans placés dans le même alignement et une console centrale épaisse. Le système multimédia fonctionne sous Android Automotive, avec des services connectés accessibles depuis une boutique intégrée.

Un assistant vocal reposant sur Google Gemini complète cet équipement. Cette intégration donne au Niagara un argument distinctif face à des pick-up souvent plus conservateurs dans leur présentation intérieure et leurs fonctions numériques.

Renault Niagara design intérieur
@Renault : Niagara design intérieur

Renault annonce aussi des boîtes mécanique et automatique, ainsi que des versions en traction et en transmission intégrale. La composition précise de la gamme et les associations entre moteurs, transmissions et niveaux de finition n’ont pas été détaillées dans les éléments disponibles.

Le Niagara tente ainsi de faire oublier l’Alaskan sans en reprendre la formule. Sa benne de 900 litres conserve l’utilité attendue d’un pick-up, tandis que sa base de Boréal, son confort revendiqué et ses technologies embarquées déplacent le modèle vers l’univers du SUV. Pour Renault, ce mélange doit surtout transformer un précédent mitigé en proposition mieux calibrée pour l’Amérique latine.

Le Niagara abandonne la recette de l’Alaskan

L’Alaskan reposait sur une logique différente. Dérivé du Nissan Navara, il devait installer Renault face aux Ford Ranger et Volkswagen Amarok. Il avait été commercialisé à partir de mi-2017 en Amérique latine, puis fin 2017 sur la plupart des marchés européens, comme le rappelle l’historique publié par lespetitesrenault.fr.

Son positionnement européen s’est heurté à un segment limité. Le Niagara recentre donc l’offensive sur l’Amérique latine et se place au-dessus de l’Oroch, le pick-up dérivé du Duster. Renault ne cherche plus seulement à adapter un utilitaire existant : la marque associe cette fois une carrosserie à benne à l’univers de son nouveau SUV international.

Renault Niagara vue arrière
@Renault : Niagara vue arrière

Ce choix accompagne une dynamique déjà visible hors d’Europe. Dans une publication consacrée au Boréal, Renault Group indiquait en 2025 que ses ventes hors d’Europe avaient progressé de 16,4 % au premier semestre, portées par Kardian et Koleos.

Le Niagara s’inscrit dans cette stratégie avec une proposition plus locale que ne l’était l’Alaskan en Europe. Sa réussite dépendra néanmoins de données encore inconnues, notamment ses tarifs, sa charge utile, sa capacité de remorquage et le détail des motorisations selon les pays.

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Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

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