À moins de 6 500 €, le Mibot japonais ambitionne de révolutionner la mobilité urbaine avec un format ultra‑compact et 100 % électrique.

Introduction
Avec son gabarit miniature et son prix défiant toute concurrence, le Mibot de KG Motors s’impose comme une alternative radicale sur le marché des véhicules électriques urbains.
Et il ne coûte même pas autant que certaines aides gouvernementales.
À lire aussi: Voici la nouvelle rivale japonaise signée Toyota qui veut faire tomber la Citroën Ami
Un véhicule plus petit qu’une Kei-car
Long de seulement 2,49 mètres, le Mibot est conçu pour se faufiler partout, notamment dans les ruelles japonaises les plus étroites. Il est si compact qu’il peut tenir dans un Toyota HiAce, démonstration à l’appui.
Ce petit véhicule électrique monoplace cible un usage 100 % urbain, avec 100 km d’autonomie et une vitesse limitée à 60 km/h.
Une fiche technique ultra simple
Propulsé par un moteur de 6,7 chevaux, le Mibot utilise une batterie lithium-fer-phosphate de 7,68 kWh. Il se recharge en environ 5 heures sur une simple prise domestique japonaise (100 V), avec un objectif de coût et de simplicité avant tout.
Moins cher qu’un crédit d’impôt
Commercialisé à 1 million de yens, soit environ 6 400 €, le Mibot est plus abordable que bon nombre de scooters électriques haut de gamme. En comparaison, c’est aussi moins que le crédit d’impôt fédéral américain (7 500 $) octroyé pour l’achat d’un véhicule électrique.
C’est donc un achat potentiellement impulsif pour les urbains à la recherche d’un second véhicule.
Un accueil prometteur sur un marché frileux
Depuis sa création en 2022, KG Motors a déjà écoulé 2 250 exemplaires, soit plus que Toyota ou BYD au Japon sur la même période.
Une performance remarquable dans un pays encore sceptique vis-à-vis des voitures 100 % électriques.
Objectif : 10 000 unités par an
KG Motors prévoit de produire 3 300 Mibot d’ici mars 2027, avant de passer à la vitesse supérieure avec une production annuelle ciblée de 10 000 unités.
Un pari ambitieux, mais qui s’appuie sur un marché de niche délaissé par les grands constructeurs.
Paragraphe exclusif
Au-delà de la performance commerciale, le Mibot interroge sur les besoins réels en mobilité.
Pour les zones rurales mal desservies, les trajets courts du quotidien ou les professionnels en déplacement local, ce type de micro-voiture pourrait représenter une solution durable, abordable et efficace, à l’heure où les infrastructures de transport se fragilisent.
Conclusion
Avec son tarif ultra-compétitif, son autonomie suffisante et son positionnement inédit, le Mibot redéfinit les contours de la voiture électrique urbaine. Ce format ultra-compact peut-il séduire au-delà du Japon ?
À vous de nous le dire : pensez-vous qu’un tel véhicule aurait sa place en Europe ? Laissez votre avis en commentaire.

