Antonio Filosa prend officiellement les rênes de Stellantis ce 23 juin 2025. À peine installé, le successeur de Carlos Tavares impose une méthode plus directe, recentrée sur les États-Unis et marquée par une restructuration en profondeur.
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Introduction
C’est un tournant stratégique majeur chez Stellantis. Après des mois d’attente, l’arrivée d’Antonio Filosa à la direction générale du groupe marque le début d’une nouvelle ère. Formé chez Fiat, le manager italien entend recentrer la stratégie sur l’Amérique du Nord, tout en rationalisant l’organisation héritée de l’ère Tavares.
Filosa, un héritier de terrain avec la vision américaine
Âgé de 51 ans, Antonio Filosa ne vient pas de nulle part. Ancien cadre du groupe Fiat, passé par le Brésil puis la direction de Jeep aux États-Unis, il faisait depuis 2023 figure de favori à la succession de Carlos Tavares. Sa nomination confirme une chose : Stellantis veut désormais consolider ses positions américaines, où sont générés l’essentiel des bénéfices.
Une année 2024 difficile à digérer
Stellantis a vu ses marges reculer, ses parts de marché baisser et plusieurs crises de fiabilité ternir son image (affaires des moteurs Puretech, airbags Takata). De plus, les tensions logistiques entre le Mexique et les États-Unis mettent à mal les flux de production. Le nouveau patron hérite donc d’un groupe en phase critique.
Il lui faudra arbitrer entre rationalisation et relance.
Réduction de l’organigramme : cap sur l’efficacité
Dès sa prise de poste, Filosa annonce la couleur : la direction centrale passe de 33 à 12 membres. Une équipe plus compacte, avec seulement quatre rattachés directs, majoritairement issus de l’interne. Deux départs notables :
- Maxime Picat, ex-directeur des Achats
- Béatrice Foucher, responsable du planning produits
Des noms connus qui quittent la scène, ouvrant la voie à un nouveau cycle. Jean-Philippe Imparato reste, lui, en poste à la tête de la zone Europe élargie.
Filosa fixe sa ligne : recentrage stratégique et stabilité en Europe
Si l’Europe reste un pilier en volume, c’est bien l’Ouest – comprendre l’Amérique du Nord – qui devient la priorité. Pour autant, la nomination maintenue d’Imparato à la tête de la zone européenne semble vouloir préserver l’équilibre et rassurer les partenaires historiques du groupe sur le Vieux Continent.
Un nouveau plan
Antonio Filosa pourrait également annoncer un plan spécifique pour l’Amérique latine, où il a longtemps dirigé les opérations Fiat.
Objectif : faire levier sur des marchés à fort potentiel pour amortir les fluctuations nord-américaines. Ce redéploiement géographique pourrait repositionner Stellantis comme un acteur bilatéral, tourné à la fois vers l’Atlantique et le Sud.
Conclusion
En réduisant l’organigramme et en réorientant les priorités vers les États-Unis, Antonio Filosa imprime déjà sa marque. L’ère Tavares s’achève, place à une nouvelle gouvernance plus resserrée, plus directe… et plus transatlantique.
Selon vous, cette méthode plus “américaine” peut-elle relancer Stellantis ? Exprimez votre point de vue en commentaire !
Source Image : ETIENNE LAURENT | Getty Image

