Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, un nouveau type d’imposition inquiète les passionnés d’automobiles anciennes. Les voitures de collection pourraient être assimilées à des biens de luxe non productifs, au même titre que les yachts ou certains biens immobiliers. Cette idée provoque une levée de boucliers de la part de la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), qui souligne l’importance économique et culturelle du patrimoine automobile français.

Un impôt sur les actifs jugés improductifs dès 2026
Le gouvernement envisage de taxer les « actifs improductifs » pour renforcer ses recettes fiscales. Les voitures de collection seraient concernées dès lors que leur valeur dépasse 250 000 €. Cette mesure s’ajouterait à d’autres taxations sur le luxe. Pourtant, selon la FFVE, les véhicules anciens ne devraient pas être considérés comme de simples objets dormants. Ils sont régulièrement utilisés, restaurés et engendrent de nombreuses retombées économiques pour les artisans, les garages et les compagnies d’assurance. Découvrez notre article sur la vente exceptionnelle de 100 véhicules historiques de la collection Renault dévoilée : un événement unique en France.
Un marché qui génère des milliards d’euros
Une enquête menée auprès de 12 000 propriétaires montre que le véhicule de collection génère en moyenne 3 000 € de dépenses directes annuelles. Si l’on ajoute les dépenses liées à la passion comme le tourisme ou les sorties, la facture grimpe à plus de 5 500 € par an. Au total, le secteur représente 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et environ 23 500 emplois. Pour la FFVE, ces chiffres démontrent clairement que l’automobile ancienne n’est pas un luxe stérile mais un secteur dynamique.
Un patrimoine vivant menacé par la fiscalité

Selon la FFVE, 67 % des propriétaires prévoient une restauration de leur véhicule dans les années à venir. Ces travaux sont généralement confiés à des artisans qualifiés, dont les compétences ne peuvent être facilement remplacées ou délocalisées. Imposer davantage ces passionnés risquerait de fragiliser une filière déjà dépendante de la fiscalité locale et des règles environnementales de plus en plus strictes. L’association plaide donc pour un traitement spécifique du patrimoine roulant, à la hauteur de son impact économique et culturel.
Une proposition pour inscrire l’automobile dans le patrimoine
La FFVE ne se contente pas de protester : elle propose des solutions. Elle suggère d’allouer une partie de la mission Patrimoine (aujourd’hui réservée aux bâtiments historiques) à l’entretien des voitures de collection. En incluant les véhicules anciens dans cette enveloppe de 150 millions d’euros, l’État reconnaîtrait leur valeur historique et culturelle. À l’inverse, les plans du gouvernement semblent guidés par une logique strictement budgétaire, sans tenir compte de la réalité du terrain ni des passions qu’ils menacent d’éteindre. Retrouvez également notre article sur la France officialise la vignette des véhicules de collection.
Conclusion
Le débat autour de cet impôt soulève une question essentielle : l’automobile ancienne est-elle un luxe inutile ou un patrimoine vivant à préserver ? La FFVE a tranché et appelle à un changement de cap. Et vous, pensez-vous que les voitures de collection méritent un traitement fiscal à part ? Laissez votre avis ci-dessous et participez au débat sur l’avenir du patrimoine automobile français.

