Avec plus de 310 000 ventes annuelles, le groupe français règne sur une technologie pourtant promise à une retraite accélérée. Le GPL est devenu un pilier stratégique pour Renault et surtout Dacia en Europe. Le GPL est devenu l’une des spécialités du groupe Renault. Avec près de 350 000 immatriculations GPL en Europe l’an dernier, dont 89 % pour Renault et Dacia, le constructeur français domine largement ce segment. Pourtant, malgré ce succès commercial massif, l’horizon semble déjà tracé : cette bicarburation essence/GPL ne devrait pas dépasser 2030 sur le marché européen.

Renault et Dacia leaders du GPL en Europe
Avec plus de 310 000 ventes annuelles, Renault et surtout Dacia se sont imposés comme les véritables rois du GPL en Europe. Cette motorisation permet d’afficher des valeurs de CO2 plus basses à l’homologation, puisque le cycle retenu est celui en fonctionnement GPL, ce qui aide le groupe à rester plus proche des objectifs fixés par l’Union européenne. Dans une période de transition énergétique, cette solution offre un levier stratégique précieux pour contenir les pénalités. Découvrez notre article sur à 16 690 €, 100 ch et 340 litres de coffre : cette Clio GPL rend l’hybride beaucoup moins évident.
Une solution transitoire face aux normes CO2
Chez Dacia, le diesel a déjà disparu et les petits moteurs essence pourraient eux aussi être menacés avant 2035 si la marque veut rester dans les clous réglementaires. Le GPL, malgré ses avantages fiscaux et environnementaux relatifs, ne pourra pas compenser l’exigence croissante d’un mix dominé par l’électrique. La future citadine électrique et la prochaine Sandero à batterie doivent justement permettre d’abaisser durablement les émissions moyennes de la flotte.
Une fin programmée dès 2030

Selon les déclarations du patron produit de Dacia à Automotive News, le GPL n’ira pas au-delà de 2030 en Europe. Même s’il reste aujourd’hui une bonne solution transitoire pour réduire les rejets de CO2, il ne pourra pas faire face aux trajectoires réglementaires imposant une part croissante de véhicules 100 % électriques. Autrement dit, le GPL reste pertinent à court terme, mais son avenir industriel semble scellé.
Un succès concentré au sud et à l’est de l’Europe
Le GPL conserve une forte popularité en Espagne, en Italie, en France, au Portugal, en Roumanie et en Pologne, où les réseaux de distribution sont bien implantés et la fiscalité favorable. Dacia a même renforcé son offre avec des versions 4×4 GPL, notamment sur le Duster, très appréciées sur certains marchés d’Europe de l’Est. Toutefois, cette dépendance géographique limite son potentiel à long terme dans une Europe qui accélère vers l’électrification totale. Retrouvez aussi notre article sur le nouveau Dacia Duster 2026 : la version 4×4 GPL qui souhaite enterrer les thermiques.
Conclusion
Renault et Dacia dominent aujourd’hui massivement le marché du GPL, avec une part écrasante des ventes européennes. Cette technologie leur permet de gérer la transition et de contenir les émissions de CO2 à court terme. Mais dès 2030, cette motorisation devrait disparaître au profit de l’électrique, devenu incontournable dans la stratégie industrielle européenne. Pensez-vous que l’abandon du GPL soit inévitable ou aurait-il encore sa place au-delà de 2030 ? Donnez votre avis en commentaire.

