500 ch, 800 volts, 1,5 tonne : voici ce que sera la nouvelle A110 électrique
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Le 1er juillet 2026, Alpine fermait le chapitre de l’A110 thermique après 28 701 exemplaires produits en neuf ans. Deux jours plus tard, Alpine dévoilait les premières images du prototype électrique A110 Future, avant ses premières tours de roue publics au Goodwood Festival of Speed (9-12 juillet) : une mise en scène délibérée de la renaissance de la berlinette française.
Alpine n’a pas attendu que la poussière retombe sur la dernière A110 thermique pour dévoiler son successeur électrique. Pour les passionnés de sportives légères, cette transition pose une question centrale : comment transformer une icône de 57 ans sans la renier.
La berlinette électrique renaît en deux jours : la stratégie de rupture d’Alpine
Le 1er juillet 2026, une A110 R 70 en Bleu Alpine quitte la Manufacture Alpine Dieppe Jean Rédélé. C’est la dernière. La 28 701e de la deuxième génération. La chaîne s’arrête, le silence s’installe.
Quarante-huit heures plus tard, Alpine publie les premières images de l’A110 Future. Le prototype prend la route de Goodwood pour le Festival of Speed, qui ouvre ses portes le 9 juillet. La coïncidence n’en est pas une.

Cette rupture générationnelle est préférablement mise en scène. Alpine entre le thermique un jeudi, dévoile l’électrique un samedi. Le message est limpide.
Le poids de l’histoire justifie ce soin de la mise en scène. Depuis 1969, 35 450 A110 ont été produits toutes générations confondues. La première génération a été produite de 1961 à 1977, remportant le tout premier championnat du monde des rallyes en 1973. La seconde, lancée fin 2017, à tenu neuf ans et 28 701 exemplaires. Ce n’est pas une voiture ordinaire qu’Alpine passe à l’électrique. C’est une icône nationale.
Le prototype présenté à Goodwood est un mulet de développement. Il porte la carrosserie modifiée de l’A110 actuelle, pas la robe définitive de la future série. Alpine suppose : ce qu’elle montre, c’est la mécanique, la plateforme, l’architecture. La carrosserie viendra plus tard.
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Trois moteurs, deux batteries, 500 ch : les secrets techniques du prototype électrique
L’A110 Future rompt avec l’architecture de la thermique à commencer par son poids de référence de 1 103 kg.
La base, c’est la plateforme Alpine Performance Platform, dite APP. Un châssis en aluminium, développé spécifiquement pour Alpine, sans compromis avec une quelconque plateforme de groupe. La plateforme est modulable et permet techniquement un groupe motopropulseur thermique, option qu’Alpine n’envisage pas.
L’architecture retenue est en 800 volts. Ce choix n’est pas anodin : il permet une recharge rapide , compatible avec les bornes haute puissance qui se déploient sur les circuits et les axes autoroutiers européens. Pour une sportive qui se destine à des sorties piste, c’est une condition sine qua non.
Sous la carrosserie, trois électromoteurs et deux batteries travaillent de concert. La répartition des masses visées est de 40 % à l’avant et 60 % à l’arrière, ce qu’Alpine qualifie de « standard d’excellence ». C’est précisément l’équilibre qui fait la réputation des meilleurs sportifs à moteur arrière.
La batterie principale de 70 kWh est positionnée derrière les occupants, pour préserver la silhouette basse et la position de conduite radicale. L’autonomie estimée tourne autour de 500 km en cycle WLTP.
La puissance atteint estimée 500 ch. Le poids cible est inférieur à 1 500 kg, soit environ 400 kg de plus que l’A110 thermique actuelle, compensée par un châssis et des suspensions entièrement en aluminium.
Pour gérer ce potentiel, Alpine intègre son Active Torque Vectoring issu de l’A390 adaptation du couple toutes les 10 millisecondes. L’onduleur en carburateur de silicium réduit les pertes énergétiques, un avantage décisif sur le circuit.
Philippe Krief, PDG d’Alpine, a positionné l’A110 Future comme une alternative directe aux meilleures sportives européennes Porsche 911 en tête.
Un habitacle minimaliste et moderne : Android Automotive remplace la Clio 4
Pendant neuf ans, l’A110 thermique a traîné un péché originel que les puristes lui reprochaient en silence : son habitacle était largement dérivé de la Clio 4. Écran, commandes, plastiques la filiation Renault était évidente, parfois gênante pour une voiture vendue à ce prix.
Avec l’A110 Future, l’habitacle est entièrement conçu sur mesure pour Alpine, sans composants issus d’un modèle Renault une première depuis le retour de la marque en 2017.
Antony Villain, directeur du design Alpine, a défendu une approche minimaliste : peu d’écrans, beaucoup de commandes physiques. Dans un segment où certains constructeurs empilent les dalles tactiles jusqu’à l’absurde, Alpine fait le choix inverse. C’est un parti pris qui correspond à la philosophie de la berlinette : rien de superflu, tout au service du conducteur.
L’interface tourne sous Android Automotive, le système de Google qui équipe désormais plusieurs constructeurs premium. Fini l’écran issue de la Clio 4, place à une interface moderne, connectée, et surtout cohérente avec l’identité d’une sportive du segment premium.
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Conclusion
La version définitive de l’A110 électrique devrait être présentée au Mondial de l’automobile en octobre 2026, avant une commercialisation prévue en 2027. Selon les informations disponibles, Alpine envisagerait plusieurs déclinaisons, dont un coupé et un cabriolet.
Le prototype de Goodwood n’est qu’une étape. La version définitive attendue au Mondial d’octobre 2026 dira si Alpine a réussi à réinventer la berlinette sans la trahir.
500 ch, moins de 1 500 kg, habitacle inédit : à ce prix, seriez-vous prêt à troquer le flat-six pour trois moteurs électriques ?
