Moins chère que la Mercedes Classe C électrique et la BMW i3, la Polestar 2 tire sa révérence avec l’argument du prix en poche
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
La Polestar 2 quitte la France un an à peine après son lancement, mais elle s’en va avec un argument que la Mercedes Classe C électrique et la BMW i3 ne lui reprennent pas : le prix.
Polestar tourne une page dans l’Hexagone. La marque suédoise, née en 2019 dans le giron de Volvo et spécialisée dans l’électrique, arrête la commercialisation de sa Polestar 2 en France. Une carrière éclair, à peine un an de distribution.
Le modèle n’a pas démérité. Cette berline, concurrente assumée de la Tesla Model 3, offre une autonomie correcte et une recharge dans la moyenne. Mais elle est arrivée tard, face à des rivales déjà passées à la génération suivante.
Une carrière française éclair
La Polestar 2 a mis du temps à atteindre la France. Un litige avec Citroën sur la ressemblance entre les deux logos a retardé le lancement de la marque et du modèle. Résultat : la berline a débarqué alors que ses concurrentes avaient déjà pris l’avantage sur la recharge et l’autonomie.

Le marché ne lui a pas laissé de répit. Entre janvier et octobre 2025, les immatriculations des berlines premium du segment D ont reculé de 19 %, d’après Voiture Malin. Dans cette chute, la Polestar 2 compte parmi les modèles qui décrochent le plus.
À lire aussi : La voiture électrique a gagné la bataille des ventes neuves en France, pas encore celle des routes
Dépassée sur l’autonomie, pas sur le prix
Sur le papier, la Polestar 2 accuse le coup. Elle plafonne à 659 km d’autonomie et récupère de 10 à 80 % en moins de 30 minutes sur une architecture 400 volts. Des valeurs honorables, mais loin du niveau des dernières Allemandes.
La Mercedes Classe C électrique annonce jusqu’à 763 km et une charge à 330 kW. La nouvelle BMW i3 va plus loin : 900 km d’autonomie et 400 kW de puissance de recharge. Face à ce duo, la Suédoise paraît d’une autre génération.
Reste le prix, et c’est là que la Polestar 2 tient sa revanche : elle se place nettement sous ces deux tricorps. Mercedes n’a jamais bradé son standing. La W126 de 1979 demeure le plus gros succès de la marque dans le luxe, comme le rappelle Fiches-auto, et l’étoile facture encore cette image. La Polestar 2, elle, a choisi l’accessibilité.
Une remplaçante assemblée en Europe
La production de la Polestar 2 s’arrêtera prochainement dans l’usine chinoise de Luqiao. Cette origine a aussi joué contre elle : fabriqué en Chine, le modèle s’exposait aux taxes européennes sur les électriques importées et se privait du bonus écologique français.
La marque a d’ailleurs entamé son virage SUV : une déclinaison du Polestar 4 arrive le 2 septembre 2026 et cible le BMW iX3 comme le Mercedes-Benz GLC électrique. Polestar compte aussi produire le SUV compact Polestar 7 dans la nouvelle usine slovaque de Volvo, de quoi éviter les droits de douane et retrouver l’aide à l’achat.
À lire aussi : Pour convaincre un salarié réticent, cette PME lui confie d’abord une Tesla
Conclusion
La remplaçante de la Polestar 2 pourrait suivre la même trajectoire, avec des exemplaires destinés à l’Europe assemblés directement sur le Vieux Continent. Un point est déjà acté : la nouvelle génération conservera le nom Polestar 2 et sa silhouette fastback à cinq portes.
La Polestar 2 s’en va donc avec son argument prix en poche, pendant que Mercedes et BMW déroulent leur avance technique. La suite se jouera en Europe, dans une production qui ne paierait plus le prix de la Chine.
