Leapmotor affiche 29 900 €, pour sa version électrique d’entrée de gamme. C’est sous le seuil symbolique des 30 000 €, celui qui conditionne encore beaucoup de décisions d’achat familiales.
Ce qui surprend davantage, c’est que la version hybride rechargeable démarre exactement au même tarif : 29 900 €. Chez Volkswagen, Peugeot ou Renault, choisir entre électrique et hybride rechargeable coûte systématiquement plusieurs milliers d’euros de plus.

Après remise constructeur et prime CEE appliquées, le prix de la version Pro descend à 28 500 €. Pour les acheteurs qui préfèrent l’étalement, un financement est annoncé à partir de 394 €/mois pour la version offrant 434 km d’autonomie WLTP.
Le gabarit confirme la promesse : 4,51 m de long, soit la taille d’un Peugeot 5008 de première génération.
Mais cette flexibilité motorisation n’est que la surface : c’est l’équipement de série qui crée vraiment la surprise.
Électrique ou hybride : quelle autonomie et quels équipements pour votre usage ?
La version électrique d’entrée de gamme embarque une batterie de 56,2 kWh pour 361 km d’autonomie WLTP. Pour les longs trajets, la version Pro Max monte à 67,1 kWh et 434 km WLTP, avec une recharge rapide DC jusqu’à 168 kW. À 168 kW, une pause de 20 minutes sur autoroute récupère environ 200 km d’autonomie.

L’hybride rechargeable répond à un autre profil d’usage. Sa batterie de 18,8 kWh couvre 86 km en mode électrique pur, ce qui absorbe la majorité des trajets domicile-travail sans toucher au thermique. L’autonomie totale annoncée atteint 900 km. C’est l’argument décisif pour les acheteurs sans borne à domicile ou sans accès facile à la recharge.
Toit en verre panoramique, vision 360°, écran tactile 14,6 pouces, surveillance des angles morts et régulateur de vitesse adaptatif sont tous de série. Aucune option à cocher pour accéder à ces équipements.
Reste une question majeure pour les acheteurs français : qui répare ce véhicule en cas de problème ?
Le réseau Stellantis : la clé qui lève le dernier frein d’achat
Leapmotor répond par un choix structurel : la distribution en France est assurée par Stellantis, avec 136 points de vente et réparateurs agréés. Ce n’est pas un réseau de niche. C’est une couverture nationale concrète.
Pour un acheteur avec une famille à bord, savoir qu’un garage agréé se trouve à moins d’une heure change tout. C’est précisément ce que BYD, par exemple, ne peut pas encore offrir au même niveau de maillage territorial.
Le Dacia Striker est annoncé à partir de 25 000 € en version hybride, avec 4,62 m de long. Mais ses spécifications techniques complètes ne sont pas encore dévoilées. Impossible de comparer sérieusement sans fiche technique complète.

Le BYD Sealion 5 DM-i est plus documenté : 212 ch de puissance cumulée, 5,2 l/100 km sur réseau secondaire batterie vide. C’est un concurrent direct sur la motorisation hybride rechargeable. Mais son réseau SAV en France reste plus limité que celui de Stellantis.
Le B10 n’est pas seul sur ce segment. Il est simplement mieux armé sur le seul critère qui fait souvent basculer la décision : le service après-vente.
Le Leapmotor B10 n’est pas une surprise parce qu’il est chinois. Il en est une parce qu’il livre à 29 900 € ce que Volkswagen, Peugeot ou Renault facturent 10 000 € de plus : deux motorisations au choix, des équipements premium de série et un réseau SAV national. Les retours terrain manquent encore, le modèle vient de sortir. Mais sur la fiche technique, la question posée aux constructeurs européens est simple : pourquoi payer davantage ?
Et vous : le réseau Stellantis suffit-il à vous convaincre d’essayer le B10 ?

