Baisse du gazole au 1er novembre : ce que représente 12 à 18 centimes de moins par litre
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Le gouvernement promet une baisse de 12 à 18 centimes par litre d’essence dès le 1er novembre 2026, soit environ 10 euros d’économie sur un plein pour les automobilistes qui roulent au diesel.
Le prix du gazole devrait reculer « dès le 1er novembre » dans toutes les stations-service de France, a confirmé le Premier ministre Sébastien Lecornu . Une baisse comprend entre 12 et 18 centimes le litre, qui arrive après des semaines de flambée des prix à la pompe.
Le litre de diesel s’affiche en octobre autour de 2,35 euros en moyenne en France, à quelques centimes du record atteint en septembre. Pour les conducteurs qui roulent au gazole, la nouvelle était attendue.
Ce que 12 à 18 centimes changent sur un plein
Sur un réservoir de 50 litres, la baisse représente entre 6 et 9 euros. Sur un plein de 60 litres, entre 7,20 et 10,80 euros. Le Premier ministre résume lui-le gain à « même environ 10 euros d’économie par plein ».

Pour un automobiliste qui effectue deux pleins par mois, l’économie peut dépasser la vingtaine d’euros en novembre, car la baisse reste indexée sur le comportement des distributeurs.
Pourquoi l’essence recule maintenant
Le recul repose sur deux leviers : le déstockage de millions de barils de réserves stratégiques et la bonne volonté des distributeurs, reçues par le Premier ministre. Sébastien Lecornu a fixé le plafond, promettant « jusqu’à 18 centimes par litre d’essence » dans toutes les stations.
En amont, Emmanuel Macron a annoncé avoir sécurisé 200 000 tonnes de gazole supplémentaires par mois auprès des Émirats arabes unis et de Bahreïn, lors de sa tournée dans le Golfe. La France dispose ainsi d’engagements à hauteur de 295 000 tonnes d’essence par mois, selon l’Élysée.
Une baisse qui s’ajoute à d’autres soutiens déjà engagés
Au-delà des automobilistes, l’État a étendu son dispositif de soutien aux professionnels comme aux particuliers, pour un coût total évalué à 450 millions d’euros . Les transporteurs routiers, durement touchés par l’envol des prix de l’énergie, se sont vu promettre une enveloppe de 400 millions d’euros.
Les agents de l’État disposent de leur côté de mesures temporaires pour leurs déplacements, soit l’équivalent de 20 centimes par litre sur une consommation moyenne de trois mois. Les agriculteurs peuvent cumuler une aide directe de l’État et la baisse annoncée par les distributeurs, pour atteindre jusqu’à 35 centimes par litre d’essence non routier en novembre et décembre.
La baisse est attendue « dès le 1er novembre », mais son ampleur réelle dépendra du comportement des distributeurs et du déstockage effectif des réserves stratégiques. Les 12 à 18 centimes annoncés restent une promesse gouvernementale, pas encore un prix constaté à la pompe.
Conclusion
Si l’annonce d’une baisse de 12 à 18 centimes par litre redonne de l’air aux automobilistes tricolores dès ce 1ᵉʳ novembre, son efficacité à moyen terme dépendra du maintien du cours du brent et du jeu concurrentiel des réseaux de distribution. Pensez-vous que le déstockage des réserves stratégiques soit une réponse suffisante pour stabiliser durablement les prix du carburant en France ?
