À contre-courant de l’électrification généralisée, Bentley dévoile la Continental GT Supersports, une version radicale et délestée de sa grande GT.

Exit le moteur électrique et les quatre roues motrices : cette déclinaison ultra-sportive joue la carte du V8 thermique pur, de la propulsion, et du poids allégé pour signer la plus extrême des Continental jamais produites.
Retour aux sources mécaniques
Depuis son restylage de 2024, la Continental GT avait basculé vers une motorisation hybride rechargeable, alliant un V8 biturbo 4.0 litres à un moteur électrique pour une puissance cumulée de 782 ch… mais aussi un poids dépassant les 2 450 kg. La Supersports, elle, fait le ménage.
Elle conserve le bloc V8, porté à 666 chevaux pour 800 Nm de couple, mais fait l’impasse sur toute forme d’électrification. Pas de batteries, pas de moteur électrique, pas de transmission intégrale : cette version est la première Continental GT à propulsion.
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Une vraie brute légère (ou presque)
Avec l’abandon de la transmission intégrale et des composants électriques, Bentley revendique une masse inférieure à deux tonnes, un exploit pour un tel gabarit. Certes, la répartition des masses reste légèrement déséquilibrée (54/46), mais l’objectif est clair : retrouver de l’agilité, notamment sur circuit.
Pour y parvenir, la GT Supersports adopte :
- Des jantes forgées de 22 pouces signées Manthey,
- Un système de freinage carbone-céramique,
- Un échappement Akrapovic à la sonorité soignée,
- Et un kit aérodynamique actif générant jusqu’à 300 kg d’appui supplémentaire par rapport à la version Speed.
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Deux places, pas une de plus
À l’intérieur, place à la sportivité brute. Les sièges arrière disparaissent, laissant une configuration stricte à deux places. L’habitacle est habillé de carbone, de matériaux allégés, et de surfaces en Dinamica, sans compromis sur le standing Bentley. L’insonorisation est réduite, certaines aides à la conduite sont désactivables, et les clients les plus exigeants pourront opter pour des Pirelli P-Zero Trofeo RS pour maximiser l’adhérence.
Performances annoncées : du sérieux
Bentley annonce un 0 à 100 km/h en 3,7 secondes, pour une vitesse de pointe dépassant les 310 km/h.
Des chiffres susceptibles d’évoluer à mesure que le développement se finalise.
Série ultra-limitée et tarif élitiste
La Continental GT Supersports ne sera produite qu’à 500 exemplaires. Si le prix n’a pas encore été communiqué, il dépassera sans doute celui de la Continental GT Speed, déjà facturée bien au-delà de 200 000 €.
Une étiquette qui reflète à la fois l’exclusivité du modèle, ses performances, et son statut de dernier chant du cygne thermique dans une gamme appelée à devenir 100 % électrifiée d’ici 2030.
Une GT délestée, affûtée et provocatrice, à mille lieues des tendances actuelles : Bentley signe là un manifeste mécanique, pensé pour les puristes. Une sportive ? Une icône ? Peut-être un collector en devenir.

