Bonne nouvelle pour les automobilistes : les prix des voitures neuves commencent à reculer en France
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Après cinq ans de hausse ininterrompue, les prix des voitures neuves amorcent enfin un recul en France en 2025 : -2% en moyenne, soit 550 euros de moins , une première baisse depuis 2020.
Le prix moyen des voitures neuves en France est passé de 35 200 € à 34 600 € entre 2024 et 2025 (Institut Mobilités en Transition / C-Ways). Pour les 94% de Français qui jugent les prix trop élevés (Observatoire Cetelem, 2025), cette baisse arrive après cinq ans de hausse qui ont exclu une partie des ménages du marché du neuf. Mais cette bonne nouvelle cache une réalité plus nuancée : certains types de voitures baissent tandis que d’autres continuent de grimper, et le marché reste loin de ses niveaux d’avant crise.
Cinq ans de hausse, enfin stoppés : comment les prix des voitures neuves ont explosé puis reculé
En 2019, une voiture neuve coûtait en moyenne 26 900 € en France. En 2025, elle en coûte 34 600 €. C’est une hausse de 29% en six ans (Institut Mobilités en Transition, 2025). Sur la même période, l’inflation générale n’a progressé que de 19 %. Les voitures ont donc coûté plus cher que tout le reste.

Cette dérive tarifaire a eu une conséquence directe sur les volumes. Le marché automobile français est passé de 2,2 millions de ventes annuelles en 2019 à 1,6 million en 2025, soit une contraction de 27% (IMT & C-Ways, 2025). Les acheteurs ne boudent pas les voitures par caprice : ils ne peuvent plus se les offrir.
Le signal des consommateurs est sans ambiguïté. Selon l’Observatoire de Cetelem (2025), 94% des Français estiment que les prix des véhicules neufs sont trop élevés. Une personne sur deux considère que construire des voitures moins chères et plus simples devrait être une priorité des constructeurs.
La baisse de 2% enregistrée en 2025 est donc la première depuis 2020. Elle est modeste. Mais elle est réelle, contrôlée par un organisme indépendant, et elle rompt avec une tendance qui semblait structurelle. Deux facteurs expliquent cette hausse : l’électrification du parc a pesé pour 13% de la progression des prix entre 2019 et 2025, les stratégies tarifaires des constructeurs pour 9% (IMT, 2025). Autrement dit, les marques ont aussi profité de la crise pour élargir leurs marges.
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Électriques en baisse, thermiques en hausse : le grand écart des prix en 2025
La moyenne de -2% ne dit pas tout. Derrière ce chiffre global, les trajectoires divergentes radicalement selon la motorisation .
Les voitures électriques affichent un prix moyen de 39 000 € en 2025, en recul de 4% sur un an (IMT & C-Ways). Les hybrides rechargeables (PHEV) ont subi une correction encore plus brutale : -10%, pour un prix moyen qui reste néanmoins très élevé à 56 700 €. Cette chute des PHEV s’explique en partie par les changements fiscaux qui ont pénalisé ce type de motorisation et provoqué un effondrement de leurs ventes.

À l’opposé, les voitures essence et diesel continuent de coûter plus cher. Les modèles essence atteignent en moyenne 29 100 €, en hausse de 4%. Les diesels grimpent à 38 800 €, également en hausse de 4% (IMT & C-Ways, 2025). Les acheteurs de thermiques étaient donc plus chers qu’en 2024, sans exception.
Cette divergence n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète une stratégie commerciale délibérée de certains constructeurs. Stellantis France a clairement exprimé cette stratégie : baisser les prix pour reconquérir les volumes de ventes. Le groupe, qui avait subi une chute significative de ses parts de marché en France, a choisi de sacrifier une partie de ses marges sur l’électrique pour regagner des clients.
L’effet est mesurable. Les ventes de voitures électriques ont bondi de 48% sur les cinq premiers mois de 2026 (Données PFA/AAA), portées par la baisse des prix des électriques et par la hausse des prix des carburants. Lorsque le prix baisse, les acheteurs répondent présents.
Qui baisse vraiment ? Les citadines électriques face à la concurrence chinoise
La baisse des prix électriques a une cause précise. Elle est en partie arrachée par la concurrence. Les constructeurs chinois ont débarqué sur le segment des citadines électriques avec des prix que les marques européennes ne peuvent pas ignorer. Le BYD Dolphin Surf et le Leapmotor T03 exercent une pression tarifaire directe sur ce segment, obligeant les acteurs traditionnels à s’aligner ou à perdre des clients.
Ce mouvement est d’autant plus significatif que les mini-citadines sont le segment qui a subi la plus forte hausse entre 2019 et 2025 : +40% (IMT, 2025). Ce sont précisément les voitures des ménages modestes , ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un SUV. Le segment A a donc été le plus pénalisant socialement, et c’est là que la pression concurrentielle est aujourd’hui la plus forte.
À l’autre extrémité du marché, les berlines de luxe (segment F) ont baissé de 11% (IMT, 2025). Une correction qui s’explique par le ralentissement de la demande premium, notamment en provenance de Chine, et par la nécessité pour les constructeurs allemands de défendre leurs volumes.
Ces baisses ciblées ne suffisent pas à relancer le marché dans son ensemble. Le marché européen des voitures neuves a reculé de 7,3% sur les cinq premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025 (L’Argus / ACEA). La baisse des prix est une condition nécessaire à la reprise, pas suffisante. L’électrification explique 13% de la hausse passée des prix, les stratégies constructeurs 9% (IMT, 2025) : défaire ces deux mécanismes prendront du temps.
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Conclusion
La baisse des prix est réelle et bienvenue, mais elle reste modeste et inégalement répartie. Les électriques et PHEV baissent, les thermiques continuent de coûter plus cher. Cette première baisse depuis cinq ans montre que les constructeurs ont entendu le message des consommateurs français. Mais le marché reste fragile : une correction de 2% ne compense pas une perte de 27% des volumes depuis 2019, ni une hausse cumulée de 29% depuis la même date. Si vous envisagez d’acheter une voiture neuve, cette baisse de 550 euros change-t-elle votre calcul, ou attendez-vous une correction plus substantielle ?
