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Ferrari mise sur l’aluminium dans ses voitures électrifiées, avec jusqu’à 20 % de poids gagné sur le câblage

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 10 août 2026
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Ferrari s’intéresse à l’aluminium pour alléger le câblage de ses voitures électrifiées, avec un gain annoncé pouvant atteindre jusqu’à 20 % sur cette partie technique souvent invisible.

Dans une voiture électrifiée, le poids ne vient pas seulement de la batterie. Les câbles, les connecteurs, les faisceaux haute tension et les réseaux électriques embarqués ajoutent aussi des kilos, surtout quand la puissance augmente.

C’est précisément là que Ferrari regarderait de plus près l’aluminium. L’idée n’est pas de remplacer toute l’architecture d’un modèle par magie, mais de réduire une partie du cuivre utilisé dans le câblage. Pour un constructeur de sport, chaque kilo économisé compte.

Ferrari Luce
@Ferrari : Luce

Pourquoi Ferrari regarde maintenant du côté de l’aluminium

Le cuivre reste une référence dans l’automobile grâce à sa très bonne conductivité. Il est fiable, connu des ingénieurs et utilisé depuis des décennies dans les faisceaux électriques. Mais il a deux défauts qui pèsent de plus en plus lourd : son coût et sa masse.

Avec l’électrification, les voitures embarquent davantage de câbles, davantage de puissance à gérer et davantage de composants électriques. Même chez Ferrari, où la performance reste centrale, la transition hybride et électrique oblige à revoir des choix techniques autrefois secondaires.

L’aluminium attire donc les constructeurs parce qu’il est plus léger et souvent moins coûteux que le cuivre. Selon les éléments disponibles dans la veille automobile récente, Ferrari et BMW ne seraient pas seuls sur cette piste : Tesla et plusieurs constructeurs chinois auraient déjà ouvert la voie sur certains usages.

Le chiffre le plus frappant reste le gain annoncé jusqu’à 20 % sur le poids du câblage. Il doit être pris avec prudence tant qu’il n’est pas confirmé par une source primaire, mais il donne une idée de l’enjeu. Sur une voiture électrifiée, enlever du poids sur les faisceaux peut aider à compenser une partie de la masse imposée par la batterie.

Le vrai enjeu n’est pas seulement le poids

Pour Ferrari, alléger le câblage n’est qu’une partie du sujet. Une voiture électrifiée doit rester performante, stable, endurante et sûre, y compris quand les températures montent ou que la puissance demandée est élevée.

Passer du cuivre à l’aluminium impose donc des arbitrages. L’aluminium conduit moins bien l’électricité à section équivalente. Il peut nécessiter des câbles adaptés, des connexions spécifiques et un contrôle plus fin de la corrosion ou du vieillissement. En clair, ce n’est pas un simple échange de matière.

Ferrari Luce vue intérieure
@Ferrari : Luce vue intérieure

Mais l’intérêt industriel est évident. Si Ferrari parvient à gagner du poids sans perdre en fiabilité, le constructeur peut améliorer l’efficacité de ses futures voitures électrifiées. Cela peut jouer sur l’autonomie, la réactivité, la répartition des masses ou simplement la capacité à contenir l’embonpoint des modèles hybrides et électriques.

Cas concret pour un conducteur : sur une sportive hybride utilisée en ville la semaine et sur route le week-end, quelques kilos gagnés dans le câblage ne transformeront pas seuls l’expérience. Mais additionnés à une batterie mieux intégrée, à des matériaux plus légers et à une gestion électrique plus fine, ils peuvent participer à une voiture plus vive et moins énergivore.

Une bascule discrète qui dépasse largement Ferrari

Cette réflexion dépasse le seul cas Ferrari. Le câblage devient un sujet stratégique dans toute l’industrie automobile, parce que les voitures électriques et hybrides embarquent davantage d’électronique, de capteurs, d’aides à la conduite et de puissance à distribuer.

Les constructeurs cherchent donc à réduire leur dépendance au cuivre. Le métal est cher, très demandé et sensible aux tensions du marché mondial. Pour des groupes qui produisent à grande échelle, remplacer une partie du cuivre par de l’aluminium peut devenir un levier économique important.

Ferrari HC25 vue arrière
@Ferrari : HC25 vue arrière

Il y a aussi un sujet environnemental. L’aluminium n’est pas automatiquement vertueux : sa production peut être très énergivore. Mais lorsqu’il provient de filières bas carbone ou recyclées, il peut aider certains constructeurs à réduire l’empreinte matière de leurs véhicules. Polestar, par exemple, communique déjà sur le poids de l’aluminium dans l’analyse carbone de ses modèles électriques. Découvrez notre article sur la Ferrari 308 automatic : entre passion et rareté mécanique.

Ferrari avance donc sur un terrain à la fois technique, économique et symbolique. Le constructeur ne peut pas se permettre de sacrifier la performance, mais il ne peut pas non plus ignorer la chasse au poids dans ses voitures électrifiées. Si l’aluminium tient ses promesses dans le câblage, il pourrait devenir l’un de ces détails invisibles qui comptent vraiment dans la prochaine génération de sportives hybrides et électriques.

Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

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