Jeep

Jeep a toujours grimpé lentement ; ce Scrambler préfère foncer, et c’est toute la philosophie du 4×4 américain qui bascule

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 3 novembre 2026
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Partager :FacebookXWhatsApp

Jeep a bâti quarante ans de légende sur le franchissement lent ; le Scrambler SRT Concept, présenté en novembre 2026, fonce sur les pistes désertiques et assume de bousculer la philosophie du 4×4 américain.

Jeep a dévoilé en novembre 2026 ce prototype : un Wrangler transformé en pick-up deux portes, avec une benne ouverte et un V8 HEMI de 477 ch. Mais la rupture la plus marquante se joue sous la caisse, pas sous le capot.

Le nom Scrambler revient, emprunté au CJ-8 des années 1980. Derrière cette silhouette rétro, Jeep a pensé une machine faite pour aller vite sur terrain accidenté, davantage que pour franchir des obstacles au pas.

Jeep Wrangler Scrambler SRT Concept vue de face
@Jeep : Wrangler Scrambler SRT Concept vue de face

Une suspension avant indépendante, une première pour le Wrangler

Depuis ses débuts, le Wrangler repose sur des essieux rigides à l’avant comme à l’arrière. La première génération YJ, produite en 1986 pour remplacer la série CJ, portait déjà cette architecture, comme le retrace Stellantis ; le modèle l’a conservée à travers ses refontes de 1997, 2007 et 2018. Le Scrambler SRT Concept rompt avec cette lignée : il adopte une suspension avant indépendante à grand débattement, développée avec Casey Currie, spécialiste américain du tout-terrain.

Chaque roue avant réagit séparément aux irrégularités du terrain. Jeep vise un meilleur contrôle des mouvements de suspension, une direction plus précise et davantage de stabilité sur les pistes rapides.

En franchissement lent, l’essieu rigide garde un avantage : il maintient mieux les roues au contact du sol lors des grands croisements de ponts. Le Scrambler assume un autre compromis, tourné vers la vitesse sur terrain accidenté. À l’arrière, Jeep conserve un essieu rigide inspiré des Trophy Trucks, ces véhicules conçus pour encaisser les chocs répétés des pistes désertiques. Découvrez notre article sur Jeep a bâti sa réputation sur le thermique et les 4×4, mais c’est son plus petit SUV électrique qui porte aujourd’hui son succès commercial.

Un V8 HEMI de 477 ch, une mécanique fidèle à la tradition

La mécanique, elle, reste américaine. Jeep confirme un moteur essence HEMI V8 de 470 chevaux dans les unités américaines, soit environ 477 ch et 637 Nm de couple. Ces valeurs correspondent à celles du Wrangler 392, qui embarque le même V8 HEMI de 6,4 litres. Le Scrambler n’établit donc pas un nouveau record de puissance chez Jeep.

Jeep Wrangler Scrambler SRT Concept design extérieur
@Jeep : Wrangler Scrambler SRT Concept design extérieur

Pour mémoire, ce Wrangler 392 affiche environ 18,7 L/100 km en ville sur sa fiche technique nord-américaine, ce qui donne une idée de l’appétit du bloc. Le constructeur ne communique en revanche aucune performance chronométrée, ni vitesse maximale, ni consommation pour le concept.

La préparation SRT ne se limite pas au moteur : carrosserie élargie, roues renforcées avec jantes beadlock et suspension pensée pour encaisser de fortes sollicitations en tout-terrain rapide.

Un pick-up deux portes, des sièges réversibles et une benne modulable

Le Scrambler reprend l’idée du CJ-8 des années 1980, mais avec une carrosserie entièrement retravaillée depuis le montant de pare-brise. Les portes sont allongées, l’arrière devient une benne ouverte et une cage de protection structurelle accompagne la transformation. Le toit et les portes restent amovibles.

La face avant adopte une interprétation du dessin « Sharknose », plus avancé, qui rappelle certains anciens modèles Jeep. La carrosserie orange Punk’n, les jantes bronze et les ailes élargies complètent la présentation.

Jeep Wrangler Scrambler SRT Concept vue arrière
@Jeep : Wrangler Scrambler SRT Concept vue arrière

Les sièges arrière pivotent à 180 degrés sur leurs ancrages au plancher, ou se retirent entièrement pour dégager la benne. Le plancher reçoit un revêtement protecteur, et l’espace libéré accueille du matériel de camping ou des motos. À l’avant, l’habitacle associe des sièges avant à maintien renforcé, une sellerie en cuir Dark Graphite, des inserts orange et plusieurs éléments siglés SRT.

Ce concept ne préjuge pas d’un Wrangler de série à essieu avant indépendant. Le Scrambler figurait déjà au programme nord-américain de Stellantis présenté en mai 2026, avec une variante SRT envisagée d’ici 2030, mais Jeep précise que le prototype n’est pas disponible à l’achat et qu’aucune commercialisation française n’est annoncée. Il envoie pourtant un signal clair : le Wrangler explore une autre manière de rouler, où la lenteur n’est plus le seul horizon du 4×4 américain. Retrouvez notre article sur Jeep Avenger 2026 : le best-seller de Jeep en France affine son style et améliore sa finition après trois ans.

(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});
Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

Voir ses articles