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La Hyundai Ioniq 3 met 61 kWh dans une citadine, un pari qui pourrait pousser Renault et Peugeot à revoir leurs petites batteries

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 8 octobre 2026
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Avec 61 kWh sous le plancher, la Hyundai Ioniq 3 promet près de 500 km d’autonomie en citadine, et force Renault et Peugeot à reconsidérer leurs petites batteries.

La Ioniq 3 est la plus compacte des électriques de Hyundai, mais pas la moins ambitieuse. Son haut de gamme embarque une batterie nickel-manganèse-cobalt de 61 kWh utiles, quand les rivales directes s’arrêtent autour de 54 kWh.

La conséquence se lit sur la fiche : jusqu’à 497 km en cycle mixte, soit le rayon d’action d’une Renault Mégane E-Tech plus encombrante. Les Renault R4 et R5, la Peugeot e-208 ou la Volkswagen ID. Polo restent, elles, sous la barre des 450 km.

Hyundai Ioniq 3 vue de face
@Hyundai : Ioniq 3 vue de face

Une batterie qui change la donne

Le pari de Hyundai tient d’abord à la chimie. L’entrée de gamme de 42 kWh repose sur du lithium-fer-phosphate, mais le haut de gamme préfère le nickel-manganèse-cobalt, plus dense en énergie pour un encombrement donné.

C’est ce qui permet d’atteindre 61 kWh utiles sans étirer la carrosserie : la Ioniq 3 mesure 4,17 m, une longueur proche de la moyenne du segment. Le compromis existe, puisque la chimie NMC coûte plus cher, mobilise des métaux rares et affiche une durabilité inférieure au LFP.

Le résultat se mesure en 497 km de cycle mixte pour 135 ch en traction. La marque n’en est pas à son coup d’essai sur la batterie : l’IONIQ 5, son SUV compact 100 % électrique, repose sur une architecture 800 V et revendique jusqu’à 570 km d’autonomie selon les données publiées par Hyundai.

L’habitabilité, l’autre bataille de la citadine

Pour tenir la route au quotidien, la Ioniq 3 soigne aussi l’habitabilité. Son coffre offre 441 dm3 de volume global, dont un bac de 119 dm3 sous le plancher, de quoi battre la Volkswagen et loger autant de bagages qu’une Mégane.

Hyundai Ioniq 3 design intérieur
@Hyundai : Ioniq 3 design intérieur

À l’arrière, deux adultes d’1,80 m trouvent leur place, et l’habitacle multiplie les attentions : quatre liseuses, quatre ports USB-C et de nombreux rangements jusque dans la planche de bord. La finition sportive N Line, en revanche, plonge l’intérieur dans un noir intégral que certains trouveront confiné, avec des plastiques durs et brillants en partie basse.

En plaçant 61 kWh dans une citadine, Hyundai a déplacé le centre de gravité du duel. L’autonomie n’est plus réservée aux compactes, et les rivales n’ont plus d’excuse pour rester sous les 450 km.

Le casse-tête posé aux françaises

La portée dépasse la démonstration technique : la Ioniq 3 installe un référentiel nouveau pour la catégorie. Les citadines de Renault et de Peugeot, batteries de 54 kWh au mieux, doivent se contenter de moins de 450 km d’une traite.

Le gabarit citadin peut donc porter une autonomie de compacte, et les bureaux d’études français ont désormais cette preuve sous les yeux. Pour Hyundai, l’offensive s’inscrit dans une histoire longue : la marque produit des voitures depuis 1968, année où sa première usine est entrée en activité pour assembler des Ford Cortina sous licence.

Hyundai Ioniq 3 vue arrière
@Hyundai : Ioniq 3 vue arrière

L’autonomie se paie. La version 61 kWh démarre à 33 995 €, au-dessus de la Volkswagen ID. Polo en 52 kWh. Mais une Renault R4 « Grande Autonomie » ne fait pas mieux sur le prix, et la fabrication en Turquie permet à la Coréenne de bénéficier d’une prime de 3 600 €.

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Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

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