La moitié des modèles et 75 % des options pourraient disparaître, Volkswagen prépare la plus grande coupe de son histoire
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Le chiffre frappé fort : près de la moitié des lignes de modèles pourrait disparaître, tandis qu’environ 75 % des options seraient retirées du catalogue. Mais le point important est ailleurs. Il ne s’agirait pas de suppressions déjà actées dans les concessions, mais d’objectifs liés au plan eVision 2030.
Pour Volkswagen, l’enjeu serait de réduire une complexité devenue coûteuse. Trop de modèles, trop de finitions, trop de combinaisons possibles : ce système a longtemps donné une impression de puissance industrielle. Il devient plus difficile à défendre lorsque les volumes reculent.
Une gamme trop large pour un marché qui ne suit plus
Le groupe Volkswagen compte aujourd’hui près de 150 lignes de modèles à travers ses marques. L’objectif évoqué serait de réduire ce total de moitié d’ici 2030. Une telle coupe toucherait généralement Volkswagen, Audi, Porsche, Skoda, Seat, Cupra, Bentley et Lamborghini.

Cette précision change tout : le sujet ne concerne pas seulement la marque Volkswagen visible dans les concessions généralistes. Il touche un groupe entier, avec des modèles populaires, des SUV familiaux, des électriques, des sportives et du très haut de gamme.
La logique serait simple : moins de variantes à développer, moins de pièces à gérer, moins de configurations à produire, et donc une meilleure maîtrise des coûts. Dans l’automobile moderne, une option n’est jamais juste une ligne sur un bon de commande. Elle peut impliquer une chaîne d’approvisionnement, une homologation, un logiciel, une logistique et parfois une usine d’adaptation.
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Pourquoi les options sont dans le viseur de Volkswagen
La suppression d’environ 75 % des options serait peut-être la partie la plus visible pour les acheteurs. Pendant des années, les constructeurs allemands ont bâti une partie de leur image sur des catalogues très détaillés : packs, jantes, selleries, aides à la conduite, éclairages, ambiances intérieures, suspensions ou équipements audio.

Le problème, c’est que cette personnalisation coûte cher. Elle rallonge les configurations, complique la production et peut ralentir les livraisons. À l’inverse, des gammes plus simples permettent de fabriquer plus vite, avec moins d’écarts entre deux voitures sortant de la même usine.
Exemple concret : un conducteur qui voudrait commander un SUV compact du groupe pourrait demain ne plus choisir entre une longue série de moteurs, de packs et de finitions très proches. Il aurait plutôt quelques versions mieux équipées dès le départ, mais moins de combinaisons possibles. Le choix serait plus simple, mais aussi moins personnel.
C’est là que le plan peut devenir commercialement raisonnable. Pour un client, moins d’options peut vouloir dire moins de prise de tête. Pour un autre, cela peut ressembler à une perte de liberté, surtout sur des marques où la personnalisation fait partie du plaisir d’achat.
Une coupe industrielle, pas seulement un ménage de catalogue
Le plan eVision 2030 serait également lié à une question de capacité industrielle. Le groupe aurait produit environ 11 millions de véhicules en 2018, contre 8,8 millions en 2025. La capacité cible serait désormais proche de 9 millions de véhicules par an.

Si ces chiffres sont confirmés par une source primaire, ils racontent une bascule importante : Volkswagen ne chercherait pas seulement à nettoyer son catalogue, mais à aligner ses usines sur une réalité plus basse que celle d’avant. C’est un changement de posture. Le groupe ne dimensionnerait plus son organisation pour retrouver automatiquement les photos du passé.
Le contexte européen pèse également dans cette décision. Entre la transition électrique, la pression chinoise, les normes, les coûts de développement et la demande moins prévisible, chaque modèle supplémentaire devient plus risqué. Un catalogue plus court permet de concentrer les investissements sur les véhicules jugés vraiment rentables.
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Conclusion
Rien ne permet pour l’instant de dire quels modèles précis disparaîtraient. Ce serait le piège à éviter : transformer un plan de réduction en liste noire imaginaire. Le signal le plus solide, à ce stade, est celui d’une stratégie de simplification massive à l’horizon 2030.
Pour les automobilistes, la conséquence pourrait être très concrète : moins de modèles voisins, moins de versions intermédiaires et des configurations plus standardisées. Pour Volkswagen, le pari serait de perdre un peu de richesse de catalogue pour gagner en efficacité industrielle.
