La Polestar 2 offrait jusqu’à 659 km d’autonomie, mais sa production chinoise l’a privée du bonus écologique en France
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La Polestar 2 est arrivée en France avec une fiche technique sérieuse, jusqu’à 659 km d’autonomie, et en ressort un an plus tard plombée par une production chinoise qui l’a privée du bonus écologique.
Polestar a lancé sa marque en 2019, dérivée de Volvo et spécialisée dans l’électrique. La distribution en France n’a pourtant démarré qu’il y a un an, retardée par un litige avec Citroën autour d’une ressemblance supposée entre les deux logos. La page se tourne désormais : la Polestar 2 quitte le catalogue hexagonal, et une remplaçante produite en Europe se profile.

Une fiche technique honnête, mais rattrapée
La Polestar 2 a longtemps tenu le rôle de rivale de la Tesla Model 3, dont la vision d’une électrique abordable pour le marché de masse remonte à 2006. Sur le papier, la Suédoise offrait jusqu’à 659 km d’autonomie et un passage de 10 à 80 % de charge en moins de 30 minutes grâce à son architecture 400 volts.
Face aux références récentes du segment, l’écart se creuse. La Mercedes Classe C électrique annonce jusqu’à 763 km et 330 kW de recharge, quand la nouvelle BMW i3 grimpe à 900 km et 400 kW. La Polestar 2 paraît dépassée, mais elle conserve un atout : un prix nettement plus accessible que ces deux berlines tricorps.
Une production chinoise qui coûte cher
Le vrai frein de la Polestar 2 tient à son origine. Produite dans l’usine de Luqiao, en Chine, elle s’expose aux taxes européennes sur les voitures électriques importées de Chine et ne peut pas prétendre au bonus écologique.
Or ce bonus reste un sésame décisif sur le marché français. Le handicap annule en partie l’avantage prix : un tarif serré, certes, mais sans l’aide à l’achat qui rend plusieurs concurrentes plus compétitives une fois l’offre posée.
Une remplaçante attendue en Europe
Polestar prévoit de produire le SUV compact Polestar 7 dans la nouvelle usine slovaque de Volvo. L’objectif : éviter les taxes d’importation et retrouver l’accès au bonus écologique sur les ventes françaises.

Polestar n’a pas confirmé que la remplaçante de la Polestar 2 suivra cette logique. Mais en février 2026, le dirigeant Michael Lohscheller annonçait « la plus grande offensive de nouveaux modèles de notre histoire : quatre voitures électriques premium en seulement trois ans ». Produire en Europe pour le marché européen s’inscrit dans cette stratégie.
La Polestar 2 restera un modèle cohérent, étranglé par son origine plutôt que par ses performances. La prochaine berline devra corriger exactement ce défaut : produire en Europe pour récupérer le bonus écologique et rendre le prix bas enfin pleinement compétitif.
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