La Smart #2 garde l’ADN de la Fortwo, mais cache désormais sa cellule Tridion : un choix qui dit beaucoup de la rupture voulue par Smart
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La Smart #2 conserve la cellule Tridion de la Fortwo, mais elle ne la montre plus. La super-structure emblématique disparaît dans la carrosserie au lieu d’être soulignée par une couleur contrastée, et ce détail signe une rupture nette avec l’identité visuelle historique de la marque.
Le constructeur lèvera officiellement le voile sur cette remplaçante spirituelle de la Fortwo au Mondial de l’Automobile 2026. Il distille déjà les premières données techniques depuis plusieurs semaines, et le design extérieur a fuité cet été en Chine. Ce que l’on sait dessine une petite citadine au positionnement très différent de ses aïeules.
Pour mesurer le chemin parcouru, il faut revenir aux origines. Smart est née en 1994 d’un partenariat entre Daimler Benz et l’horloger suisse Swatch, et la Fortwo a vu le jour en 1998 comme citadine deux places. C’est cet ADN que la #2 revendique, tout en modernisant son langage.

La Tridion reste, mais elle change de statut
La Smart #2 repose sur une nouvelle plateforme ECA développée en Chine. Malgré ce changement de base, le constructeur conserve l’élément le plus identitaire de la Fortwo : la cellule de sécurité Tridion.
La différence est d’abord visuelle. Sur les générations précédentes, la Tridion s’affichait en couleur contrastée, un signe immédiatement reconnaissable de la marque. Ici, elle disparaît dans la carrosserie. Smart garde la structure, mais renonce à la mettre en scène.
Sur le fond, la cellule évolue aussi. Près de 80 % de la structure est constituée d’acier à haute résistance, et le constructeur revendique une rigidité capable de supporter plus de quatre tonnes de charge sur le toit. Sept airbags complètent le dispositif, un équipement généreux pour un véhicule de ce gabarit.
290 km d’autonomie dans un format de 2,70 m
La #2 mesure 2,70 mètres de long pour deux places. Elle embarque pourtant une batterie annoncée à 35,8 kWh en capacité brute. À titre de comparaison, la Renault Twingo électrique affiche 3,79 mètres et se contente de 27,5 kWh utiles.
Smart annonce une autonomie mixte WLTP d’au moins 290 km, une trentaine de kilomètres de plus que la Twingo électrique. L’ancienne Fortwo électrique plafonnait autour de 130 km. Le bond est considérable pour un tel gabarit.
La recharge rapide complète le tableau : le passage de 10 à 80 % s’effectue en 20 minutes. De quoi envisager la #2 au-delà du simple usage urbain quotidien.
Un comportement dynamique soigné jusqu’aux pneumatiques
La motorisation est implantée à l’arrière, une disposition classique chez Smart, ici repensée autour d’un bloc dit « 11-en-1 ». Cette unité compacte regroupe le moteur, l’électronique de puissance et les systèmes de contrôle, pour libérer de la place dédiée à la batterie.
La répartition des masses est annoncée à 50/50, et la suspension arrière adopte cinq bras indépendants, une solution qu’on trouve habituellement sur des segments supérieurs. Smart a aussi choisi des pneumatiques plus étroits à l’avant et plus larges à l’arrière, pour améliorer la précision de direction tout en renforçant l’adhérence.

Le diamètre de braquage de 6,95 mètres maintient la maniabilité dans la tradition Smart. La filiation avec la Fortwo est revendiquée, mais la #2 assume une identité technique et visuelle modernisée, loin de la frugalité des premières générations. Il faudra attendre le Mondial et les premiers essais pour vérifier si ces promesses tiennent sur la route. Découvrez notre article sur Smart dévoile les premiers détails de la #2, une biplace électrique plus proche de l’ancienne ForTwo.
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