Le groupe Renault immatricule 497 799 véhicules au 3e trimestre, en recul de 6,0 %, mais sauve ses objectifs 2026
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Le groupe Renault a immatriculé 497 799 véhicules au troisième trimestre 2026, en recul de 6,0 %, mais maintient ses objectifs financiers annuels porté par la percée de l’électrique.
Le bilan publié jeudi 29 octobre par Renault Group dessine un trimestre en deux vitesses. Les volumes reculent de 6,0 % sur un an, à 497 799 véhicules, dont 420 563 voitures particulières et 77 236 utilitaires. Derrière ce repli, la dynamique électrique progresse à un rythme inédit.
De quoi permettre au constructeur de confirmer ses ambitions pour l’exercice en cours, alors que plusieurs de ses concurrents ont dû revoir leurs prévisions à la baisse.
Renault limite la casse grâce à l’électrique
La marque Renault immatricule 349 901 véhicules au trimestre, en recul de 2,9 % seulement. En Europe, elle progresse même de 6,3 %. Le Losange doit cette résistance à ses citadines électriques : la nouvelle Twingo totalise déjà 26 000 commandes.

Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes de Renault électriques en Europe bondissent de 75 %. Au troisième trimestre, la hausse atteint 84,7 % à l’échelle du groupe. L’électrique pèse désormais 25,8 % des volumes, soit 12,2 points de plus en un an.
En ajoutant hybrides et hybrides rechargeables, les ventes électrifiées représentent 54,9 % des voitures particulières du groupe sur la période.
À lire aussi : 0 à 100 km/h en 7,1 secondes et recharge de 10 à 80 % en 24 minutes, les chiffres clés du Skoda Epiq
Dacia décroche, faute d’une offre électrique étoffée
Dacia subit le mouvement inverse. La marque recule de 12,8 % au troisième trimestre, à 144 175 véhicules contre 165 355 un an plus tôt, soit plus de 21 000 ventes perdues en trois mois. La décrue se confirme sur l’année : -9,7 % depuis janvier, pour 471 007 immatriculations.

Le groupe reconnaît deux pressions : la concurrence chinoise et l’électrification accélérée du marché européen. Or Dacia ne compte qu’un modèle 100 % électrique, la Spring, en pleine transition vers sa seconde génération. La Sandero gagne bien une motorisation hybride, mais l’offre zéro émission reste étroite.
Le rebond est annoncé pour 2027, porté par la nouvelle Spring et par l’arrivée du grand break hybride Striker. Le contraste est net selon les régions : au Maroc, où le groupe est bien implanté, la croissance atteint 6,9 % depuis janvier.
Des objectifs 2026 confirmés malgré le repli
Côté finances, le chiffre d’affaires progresse de 1,5 % au troisième trimestre, à 11,6 milliards d’euros, malgré la baisse des volumes. Le groupe profite d’un « mix produit » favorable : la Clio 6 se vend plus cher que la 5, les utilitaires performent et les ventes à partenaires progressent, notamment avec Geely au Brésil.

Alpine continue sa montée avec 3 723 livraisons au trimestre, en hausse de 58,4 % grâce à l’A290. Le SUV électrique A390, lui, n’a pas atteint le niveau espéré, ce qui freine les ambitions de la marque.
Renault Group confirme donc sa cible d’une marge opérationnelle d’environ 5,5 % sur l’exercice 2026. En 2025, le groupe avait dégagé une marge de 6,3 % pour un chiffre d’affaires de 57,9 milliards d’euros.
Conclusion
En parvenant à faire progresser ses revenus au troisième trimestre malgré un recul de ses immatriculations, Renault Group démontre l’efficacité de sa stratégie de valorisation et la pertinence de son virage électrique. Le succès des modèles E-Tech permet au groupe au Losange de préserver sa rentabilité dans un environnement économique secoué par l’inflation et la concurrence internationale. Pensez-vous que la stratégie de montée en gamme sur l’électrique permettra à Renault de maintenir durablement sa marge opérationnelle face à l’offensive des modèles plus abordables ?
