Leapmotor C10 évolue et corrige enfin ses principaux défauts
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Le C10 vendu en France recharge de 30 à 80 % en 30 minutes, avec une puissance maximale de 88 kW. C’est son défaut le plus pénalisant sur autoroute.
Pour un SUV positionné comme concurrent de la Tesla Model Y à prix inférieur, environ 32 250 € au lancement en France contre 41 990 € pour la Model Y Propulsion aujourd’hui, cette limitation était difficile à défendre. La Model Y accepte jusqu’à 250 kW sur Superchargeur.

Le C10 2026 adopte une architecture 800 volts. Le gain en minutes pour le C10 spécifiquement n’est pas encore chiffré officiellement. Mais le C16, SUV 6 places de Leapmotor équipé de la même batterie 74,9 kWh en 800 V, recharge de 30 à 80 % en 16 minutes. C’est une référence crédible pour anticiper ce que le C10 2026 pourrait offrir.
Le passage au 800 V implique une refonte complète de l’architecture électrique, un seuil que peu de constructeurs atteignent sous 35 000 € en Europe.
Mais la recharge n’est que la moitié du problème. L’autre défaut critique concerne les performances brutes.
Puissance insuffisante : le moteur gagne 77 chevaux et 0,8 seconde au 0-100
Le C10 actuel développe 218 ch. Son 0-100 km/h s’établit à 6,7 secondes. C’est insuffisant face à une Tesla Model Y ou à un BYD Atto 3.
Le C10 2026 monte à 220 kW, soit environ 295 à 299 ch selon les sources. Le gain est de 77 à 81 ch. Le 0-100 km/h tombe à 5,9 secondes, soit 0,8 seconde de moins, perceptible au volant.

La batterie LFP évolue également de 69,9 kWh à 74,9 kWh. Cette progression de 5 kWh contribue directement à l’autonomie annoncée : 605 km en cycle CLTC. Traduit en cycle WLTP, norme applicable en Europe, l’estimation réaliste tourne autour de 530 km. L’ancien C10 affichait 410 à 530 km WLTP selon les versions.
Le cycle CLTC est le standard chinois. Il est systématiquement plus favorable que le WLTP européen. Gardez cet écart en tête avant de comparer les chiffres bruts.
Au-delà de la mécanique, le restylage apporte aussi des évolutions technologiques et un détail crucial : la disponibilité géographique.
Restylage 2026 : améliorations technologiques et la question de l’arrivée en Europe
L’habitacle évolue aussi. L’écran tactile central passe de 14,6 à 17,3 pouces. Le processeur embarqué monte en gamme avec un Qualcomm Snapdragon 8295P, la même puce que l’on retrouve dans des véhicules premium chinois bien plus chers. L’interface gagne en fluidité, notamment pour la navigation et les mises à jour OTA.
La carrosserie gagne 10 mm en longueur pour atteindre 4,75 m. Un ajustement mineur qui améliore les proportions sans impact significatif sur l’habitabilité.
Le point qui vous concerne directement si vous êtes en France : ces améliorations sont pour l’instant déployées en Chine uniquement. Le C10 2026 y est proposé à partir de 139 800 yuans, soit environ 17 800 euros au taux actuel. L’arrivée en Europe n’est pas encore confirmée.

Ce prix chinois n’est pas transposable en Europe : le C10 actuel intègre coûts de distribution, taxes et marges Stellantis pour atteindre environ 32 250 € au lancement en France. La version 800 V se positionnerait logiquement au-dessus.
Ce restylage intervient deux ans après le lancement européen, le rythme habituel des constructeurs chinois, qui privilégient des cycles produit courts et des corrections rapides.
Le Leapmotor C10 2026 corrige effectivement ses deux défauts majeurs avec des chiffres solides, mais reste pour l’instant un projet chinois. Stellantis, qui détient 21 % de Leapmotor après un investissement d’environ 1,5 milliard d’euros, pourrait accélérer l’arrivée de ces améliorations en Europe via son réseau de distribution, mais aucune date n’est confirmée à ce jour.
Si Stellantis confirme l’arrivée du C10 800 V en France d’ici fin 2026, à quel prix seriez-vous prêt à l’acheter face à un Model Y ?
