McLaren modernise son image sans effacer son passé, le Papaya et le Speedy Kiwi résistent au changement
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McLaren change de signature visuelle, mais conserve les symboles qui permettent de reconnaître la marque au premier regard : le Papaya, le Speedmark et le Speedy Kiwi restent en place.
Le constructeur de Woking ne cherche donc pas à effacer son histoire pour paraître plus moderne. Son nouveau logotype remonte au contraire aux débuts de Bruce McLaren en Nouvelle-Zélande, tandis que la palette historique sert de base à un univers graphique élargi.

Un nouveau logotype directement relié à Bruce McLaren
Le changement le plus visible concerne le logotype McLaren. Son dessin s’inspire de l’enseigne installée autrefois au-dessus de la station-service familiale de Remuera, à Auckland, tenue par Les et Ruth McLaren.
Ce lieu occupe une place précise dans le récit de la marque. Le jeune Bruce McLaren y a construit la voiture avec laquelle il a remporté sa première victoire en compétition. McLaren transforme ainsi un élément de ses archives en signature contemporaine, plutôt que d’adopter un graphisme sans rapport avec son fondateur.
Cette référence prend davantage de poids quand elle est replacée dans la chronologie de l’écurie. BPM Cars rappelle qu’en 1963, à seulement 28 ans, Bruce McLaren concrétise son rêve en fondant son écurie de course, McLaren Racing. Le nouveau mot-symbole relie donc la communication actuelle à une histoire commencée bien avant la création des supercars routières modernes. Découvrez notre article sur cette McLaren de 2026 déjà vendue pour près de 10 millions d’euros : pourquoi un tel prix ?
Le Papaya et le Speedy Kiwi survivent à la modernisation
McLaren aurait pu profiter de cette refonte pour simplifier radicalement son identité. La marque choisit au contraire de préserver trois repères connus : le Speedmark, la couleur Papaya et le Speedy Kiwi.
Le Speedmark reste l’emblème le plus immédiatement identifiable de McLaren. Le Papaya demeure également une couleur centrale, désormais entourée d’une palette plus large puisée dans plusieurs périodes de l’histoire sportive et automobile de la marque.
Le Speedy Kiwi assure le lien le plus direct avec la Nouvelle-Zélande. Sa conservation évite que la nouvelle identité se résume à une opération de modernisation graphique conçue uniquement pour les supports numériques. McLaren garde un symbole capable de raconter l’origine de son fondateur sans ajouter un long discours à chaque apparition.
Cette continuité explique pourquoi le Papaya et le Kiwi semblent résister au changement. Ils ne sont pas conservés par simple nostalgie : ils donnent une cohérence immédiate à un univers qui doit réunir des voitures de route, une écurie de Formule 1 et plusieurs activités de compétition.
Une image plus cohérente entre Racing et Automotive
Les équipes de McLaren Racing et de McLaren Automotive ont travaillé à partir de leurs archives communes. La nouvelle identité cherche ainsi à réduire l’écart entre les deux branches, sans gommer leurs usages propres.
Le constructeur dispose désormais d’un langage visuel mieux unifié : un logotype revisité, des symboles maintenus et une palette enrichie. La méthode est mesurée. McLaren modifie la forme de son image, tout en protégeant les éléments qui portent déjà sa reconnaissance mondiale.
Un point reste ouvert : la présentation ne fixe pas précisément le calendrier d’apparition de cette identité sur les modèles routiers, les concessions ou les livrées engagées en compétition. Rien ne permet donc d’annoncer une transformation immédiate des monoplaces ou des supercars. Retrouvez aussi notre article sur une McLaren Artura presque neuve perd une fortune, et c’est le piège que les acheteurs de supercars oublient souvent.
La rupture annoncée est finalement limitée, et c’est le cœur de cette refonte. McLaren modernise la manière de présenter son histoire, mais le Papaya, le Speedmark et le Speedy Kiwi continuent d’en former la colonne vertébrale.
