Meilleur qu’un Land Cruiser, ce vrai 4×4 prépare enfin son moteur tant attendu : moins gourmand, encore plus redoutable hors des sentiers battus

Meilleur qu’un Land Cruiser, ce vrai 4x4 prépare enfin son moteur tant attendu : moins gourmand, encore plus redoutable hors des sentiers battus

Ford étudie une motorisation hybride pour son Bronco afin de rivaliser avec le Land Cruiser sur le terrain et contourner les contraintes écologiques qui pénalisent les gros 4×4 thermiques.

Ford Bronco design extérieur
@Ford : Bronco design extérieur

Le Ford Bronco, reconnu pour ses capacités en tout-terrain face au Land Cruiser, pourrait recevoir une motorisation hybride stratégique. Pour les passionnés de 4×4 premium, cette évolution changerait la donne : moins de consommation, plus de couple en franchissement, et une réponse aux contraintes écologiques. Cet article analyse les scénarios techniques envisagés et pourquoi cette bataille technologique entre Ford et Toyota redéfinit le segment des vrais 4×4.

Bronco hybride : deux moteurs pour défier le Land Cruiser

Le Bronco mise sur un moteur 2.7 V6 EcoBoost associé à une boîte automatique 10 rapports. Cette configuration thermique lui permet de rivaliser avec le Land Cruiser en franchissement pur. Ford étudie désormais l’hybridation.

Ford Bronco design intérieur
@Ford : Bronco design intérieur

Deux scénarios sont à l’étude. Le premier reprend l’architecture du Ranger PHEV avec ses 280 ch. Le second privilégie un hybride non-rechargeable optimisé pour le couple à bas régime. Face à eux, Toyota propose déjà son Land Cruiser hybride i-FORCE MAX : 326 ch, 465 Nm, consommation de 12,3 L/100 km.

Le segment des 4×4 premium bascule vers l’électrification. Après le Wrangler 4xe et le Defender électrifié, le Bronco hybride s’inscrirait dans cette mutation.

Hybride rechargeable ou classique ? L’arbitrage technique de Ford

Le premier scénario reprend la mécanique du Ranger PHEV : 280 ch et une autonomie électrique limitée. L’hybride rechargeable bénéficie d’avantages fiscaux grâce à son statut PHEV.

Le second scénario privilégie un hybride non-rechargeable. Moins complexe, il maximise le couple à bas régime pour le franchissement. Cette architecture améliore l’expérience en tout-terrain sans contraintes de recharge.

Le couple en franchissement reste l’ADN du Bronco. L’hybridation doit renforcer cet avantage, pas le diluer. Ford doit arbitrer entre flexibilité fiscale et performance pure.

L’enjeu commercial : repositionner le Bronco en Europe

Le Bronco thermique était proposé à 65 000 € avant l’arrêt de sa commercialisation en France. Les malus écologiques pouvaient atteindre 40 000 €, rendant l’achat prohibitif.

Une version hybride changerait la donne. Un Bronco PHEV échapperait aux malus les plus sévères. L’économie pourrait atteindre 30 000 à 40 000 €, justifiant un retour sur le marché français.

Ford Bronco vue arrière
@Ford : Bronco vue arrière

Sans hybridation, le Bronco reste pénalisé par les réglementations européennes. Ford l’a compris : l’électrification conditionne sa viabilité commerciale en Europe.

Le Bronco hybride représenterait plus qu’une évolution technique : la réponse de Ford à la mutation du segment des 4×4 premium. Cette hybridation pourrait transformer un véhicule devenu inaccessible en proposition viable. Le Land Cruiser hybride prendra-t-il une longueur d’avance, ou Ford saura-t-il reconquérir ce terrain ?

Jacqueline