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Mitsubishi ressuscite l’Eclipse en crossover électrique, mais ce retour cache surtout un Nissan Leaf recarrossé

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 31 août 2026
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Mitsubishi relance l’Eclipse avec un crossover électrique annoncé pour 2027, mais derrière le blason sportif, le modèle reprend surtout la base technique du nouveau Nissan Leaf.

Le nom Eclipse revient chez Mitsubishi, et ce n’est plus du tout le petit coupé sportif qui parlait aux conducteurs de la fin des années 1990. Cette fois, l’appellation bascule vers un SUV coupé électrique baptisé Eclipse Sportback.

Le choix est malin sur le papier : une silhouette plus moderne, une signature Mitsubishi plus visible, et un nom connu pour attirer l’œil. Mais le fond technique raconte une autre histoire. Sous la carrosserie, ce retour repose largement sur la banque d’organes de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Mitsubishi Eclipse Sportback design extérieur
@Mitsubishi : Eclipse Sportback design extérieur

Un nom sportif, une silhouette de crossover électrique

L’Eclipse Sportback 2027 adopte une ligne de toit plongeante, censée justifier son appellation Sportback. Mitsubishi veut donc donner une allure plus dynamique à un véhicule qui reste, dans les faits, un crossover électrique.

La marque retravaille aussi sa griffe visuelle Dynamic Shield. La face avant reçoit une calandre pleine, une signature lumineuse à LED en deux étages et un bouclier redessiné. À l’arrière, la signature lumineuse change également, tandis que le panneau noir reliant les feux du Leaf serait remplacé par une finition couleur carrosserie.

Les jantes et l’encadrement des vitres latérales sont aussi annoncés comme spécifiques au Mitsubishi. Le message est clair : le constructeur veut éviter l’image du simple rebadgeage paresseux, même si les proportions trahissent fortement la parenté avec Nissan.

Le vrai cœur de l’Eclipse Sportback vient du Nissan Leaf

Le point central de ce retour se trouve sous la carrosserie. L’Eclipse Sportback reprendrait les dessous du Nissan Leaf de troisième génération et reposerait sur la plateforme CMF-EV, déjà liée à plusieurs modèles électriques de l’Alliance.

Deux versions à traction sont évoquées au lancement. La première développerait 177 ch et 345 Nm de couple, avec un 0 à 100 km/h en 8,6 s et une vitesse maximale limitée à 160 km/h. La seconde grimperait à 218 ch, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 7,5 s.

Mitsubishi Eclipse Sportback vue arrière
@Mitsubishi : Eclipse Sportback vue arrière

La logique est donc plus rationnelle que passionnelle. Mitsubishi récupère une base électrique déjà structurée, puis l’habille avec ses propres codes. La Nissan Leaf, annoncée par Nissan en 2009 d’après Wikipédia, n’est pas un nom anodin dans l’électrique : plus de 470 000 unités ont été vendues en dix années.

Ce rappel compte pour comprendre le choix de Mitsubishi. Le retour de l’Eclipse ne part pas d’une feuille blanche. Il s’appuie sur un modèle qui a déjà porté l’électrique grand public, même si l’habillage Sportback cherche à raconter une histoire plus émotionnelle.

Batteries, autonomie, recharge : une fiche technique ambitieuse, mais encore à confirmer

Deux batteries lithium-ion sont mentionnées. La version standard de 52 kWh viserait environ 436 km d’autonomie WLTP, tandis que la grande batterie de 75 kWh permettrait d’atteindre jusqu’à 602 km WLTP.

La recharge rapide DC monterait jusqu’à 150 kW, avec un passage de 10 à 80 % en environ 35 minutes. En courant alternatif, le chargeur embarqué de 11 kW permettrait une recharge complète à domicile en environ 7 h 30. L’Eclipse Sportback pourrait aussi recevoir une fonction V2L jusqu’à 1,5 kW, de série ou en option.

Le modèle gagnerait également une gestion thermique liquide active pour la batterie, utile pour stabiliser les performances par forte chaleur comme en hiver. À bord, l’habitacle devrait reprendre une planche de bord horizontale et épurée, avec une grande dalle numérique, Google Built-in, Apple CarPlay et Android Auto sans fil.

Le lancement européen reste le grand point ouvert. Les premières images auraient été dévoilées par Mitsubishi Motors North America, mais aucune arrivée en Europe n’est confirmée dans les éléments disponibles. Le retour de l’Eclipse existe donc bien comme signal produit, mais son impact pour les automobilistes français dépendra surtout d’une décision de commercialisation.

Pour Mitsubishi, l’opération est lisible : reprendre une base Nissan, lui donner une identité plus agressive, et remettre en circulation un nom qui parle encore à une partie du public. Le pari sera de faire accepter qu’une Eclipse puisse désormais être un crossover électrique avant d’être une voiture de passion.

Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

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